Ce texte est une des rares contributions à la dénonciation du Paris-Dakar. Le silence politique assourdissant autour de cette « course à l'absurde » est bien révélateur de la puissance idéologique du sport. Il est nécessaire de donner voix au chapitre à un point de vue critique sur le sport.

C'est un texte de circonstance et il en porte la marque. Il est emprunt d'une lègère touche de moralisme, polarisé qu'il est sur la dénonciation. Or, cet aspect du texte est sans doute un obstacle à une analyse pertinente. Mais encore une fois, qui s'exprime sur cette question de cette manière ? Il faut ajouter pour sa défense qu'il se veut une incitation à intervenir... Et il faut bien avouer que la chose est particulièrement difficile : comme toujours pour ce qui est de la critique du sport, il faut accepter d'être minoritaire.

Certains éléments devraient aussi être poussés plus avant : l'ébauche d'analogie avec une autre période historique est une démarche pertinente pour la compréhension du phénomène sportif. Ce procédé méthodologique peut constituer une puissance analytique qu'il ne faut pas négliger.

Tout l'intérêt de ce texte réside dans son idée principale : le rallye Paris-Dakar est un sport à part entière. Le texte n'a pas l'originalité de cette idée mais il est toujours bon de faire ce rappel étant donné que la remarque selon laquelle « ce n'est pas du sport », est très fréquemment faite. Analyser cette course comme un avatar spectaculaire de la production sportive permet de mettre en lumière les implications dans lesquelles est pris ce rallye : la diplomatie entre Etats, la technologie et la science, les multinationales, l'idéologie sportive, la mort.

L'ironie aussi ajoute un certain plaisir à la lecture...

le Paris-Dakar : une saloperie motorisée

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