sport de compétition et aliénation du corps

GrouCHOS

Groupe Contre l'Horreur Olympique et Sportive

analyse de l'institution sportive & critique du capitalisme

Après la soumission du CIO face à Poutine lors des jeux de Rio de cet été, voici une petite chronologie rétrospective qui liste les cas spectaculaires de dopage. N'oublions pas cependant que cela ne constitue que la partie émergée de l'icberg. Ainsi les Etats-Unis et les pays européens seraient propres...

Il existe une dépêche annuelle qui recense tous ces cas de dopage qui émaillent la belle statue sportive. Sauf que dans le reflet de l'idéologie sportive, ces faits gênants sont considérés comme une simple perturbation extérieure : un Etat voyou, l'argent diabolique, une catastrophe, etc.

19/12/2016


AFP Infos Françaises
lundi 12 décembre 2016 - 10:31:49 GMT

Rétrospective année - Le dopage en 2016 : La Russie en première ligne

Paris, 12 déc 2016 (AFP) – L'année 2016 a été dominée par l'affaire de dopage d'Etat qui a failli conduire la Russie à une absence totale des JO de Rio, seul l'athlétisme faisant finalement les frais de ce scandale sur fond d'intervention des services secrets russes.

Le CIO et l'AMA ont frappé fort, procédant à 1.243 réanalyses des échantillons des Jeux de Pékin et de Londres, prenant dans leurs filets de nombreux médaillés olympiques dont quelques gros poissons, comme le sprinteur jamaïcain Nesta Carter.

Sur la liste des produits interdits depuis le 1er janvier 2016, le meldonium a fait une entrée remarquée avec de nombreux cas positifs, chez les Russes notamment, faisant une victime de marque en la personne de Maria Sharapova.

JANVIER

14. L'Agence mondiale antidopage maintient la pression sur la Russie athlétique et pointe du doigt la Fédération internationale d'athlétisme : dans le deuxième volet de la commission indépendante, son président Dick Pound estime que "la corruption était partie intégrante de l'IAAF" et que ses dirigeants "ne pouvaient ignorer l'ampleur du dopage".

24. Athlétisme. Quatre athlètes féminines, dont la vice-championne d'Europe 2012 du 800 m Irina Maracheva, sont suspendues (pour 2 et 4 ans) pour dopage par le Comité olympique russe, alors que le pays lutte pour éviter une suspension de ses athlètes aux JO-2016.

25. Natation. Le Polonais Sebastian Szczepanski, 21 ans, double médaillé de bronze à l'Euro-2015 en petit bassin (50 et 100 m libre), déjà suspendu dans ses années junior, a été contrôlé positif aux stéroïdes anabolisants, annonce la Commission antidopage polonaise. Il encourt de 4 à 8 ans de suspension.

26. Cyclisme. L'Espagnol Alberto Gallego, 25 ans, est suspendu à titre provisoire par l'UCI après un contrôle positif à un produit anabolisant. Son équipe Caja Rural le licencie dans la foulée, un mois après l'avoir recruté.

FEVRIER

4. Cyclisme. Elena Brezhniva, 26 ans, championne d'Europe de vitesse par équipes, en 2013 et 2014, est suspendue 4 ans par l'Agence antidopage russe qui ne donne pas de détails sur les motifs de cette suspension.

18. Biathlon. Olga Abramova, contrôlée positive au meldonium en janvier, a renoncé à une contre-expertise de l'échantillon B, ouvrant la voie à une suspension définitive, annonce la fédération internationale de biathlon. L'Ukrainienne, membre du top 30 mondial, avait subi ce contrôle le 10 janvier dernier, lors de l'étape de Coupe du monde de Ruhpolding. Le meldonium, un médicament protecteur des cellules cardiaques, est inscrit sur la liste des produits interdits depuis le 1er janvier 2016.

29. Athlétisme. Abeba Aregawi, championne du monde 2013 du 1500 m, a subi un contrôle antidopage positif, annonce la Fédération suédoise qui la suspend à titre provisoire. Aregawi, qui courait pour l'Ethiopie aux JO-2012, a été naturalisée suédoise la même année. Elle a aussi été championne d'Europe en salle du 1500 m en 2013, et championne du monde en salle en 2014.

MARS

7. Tennis. Maria Sharapova, 28 ans, annonce qu'elle a fait l'objet d'un contrôle antidopage positif au meldonium à l'Open d'Australie en janvier. "Depuis dix ans, je prends ce médicament sur prescription de mon médecin de famille" pour des problèmes relatifs au diabète, se justifie la Russe. "Je suis pleinement responsable (...), je n'ai pas vérifié si ce médicament figurait maintenant sur la liste des produits prohibés."

7. Patinage artistique. Coup d'arrêt pour les patineurs russes Ekaterina Bobrova - Dmitry Soloviev, champions olympique de l'épreuve par équipes en 2014. La Fédération russe annonce que Bobrova a été contrôlée positive au meldonium après leur 3e place en danse sur glace aux Championnats d'Europe en janvier.

8. Volley-ball. Alexander Markine, décisif dans la victoire de la Russie sur la France en finale du TQO, synonyme de qualification directe pour les JO de Rio, début janvier, a été contrôlé positif au meldonium, annonce la Fédération russe. En avril, la FIVB décidera de ne pas le suspendre.

24. Ski de fond. La commission antidopage autrichienne suspend pour 4 ans le fondeur Harald Wurm, après un contrôle positif au cobalt. Champion du monde des moins de 23 ans en 2006, il avait été suspendu à titre conservatoire fin 2015, après la découverte de produits suspects lors d'une perquisition à son domicile. Le dopage au cobalt est une alternative à la prise d'EPO.

25. Rugby. Un joueur italien a été contrôlé positif à 11 substances interdites différentes ! La presse italienne salue ironiquement "un véritable record". Davide Vasta, joueur de l'Amatori Catania, un club de Serie B (D3 italienne), a été pris lors d'un contrôle hors compétition qui a permis de déceler pas moins de 11 substances interdites, essentiellement des anabolisants.

27. Athlétisme. La Bulgare Gabriela Petrova, 23 ans, vice-championne d'Europe en salle du triple saut en mars 2015, a été contrôlée positive au meldonium, hors compétition, annonce son agent. Son entraîneur admet que Petrova a pris du meldonium jusqu'en octobre 2015.

31. Athlétisme. L'athlète d'origine éthiopienne Elvan Abeylegesse, 33 ans, vice-championne olympique 2008 sur 5000 et 10.000 m, est suspendue 2 ans par la fédération turque. De nouvelles analyses ont révélé qu'elle était positive à un stéroïde anabolisant lors des Mondiaux 2005 et 2007. Elle s'était classée 2e du 10.000 m en 2007 à Osaka.

AVRIL

3. Gymnastique. Le Russe Nikolaï Kuksenkov, 26 ans, champion d'Europe par équipes en 2014, a été contrôlé positif au meldonium, annoncent les médias moscovites. Il avait pris la 4e place du concours général aux JO-2012.

5. Athlétisme. La Russe Tatyana Lysenko, 32 ans, championne olympique du marteau aux JO de Londres, est suspendue provisoirement, annonce l'IAAF sans spécifier le produit ni la date du contrôle. Selon des médias russes, Lysenko aurait été contrôlée positive après réanalyse des échantillons des Mondiaux-2005. La championne olympique, qui a aussi remporté deux titres mondiaux (2011 et 2013), avait déjà été suspendue 2 ans pour dopage en 2007.

13. Cyclisme. Luca Paolini, 39 ans, contrôlé positif à la cocaïne lors du Tour de France 2015, est suspendu 18 mois, annonce l'UCI. L'Italien, exclu de l'équipe Katusha après ce contrôle, a notamment remporté Gand-Wevelgem en 2015.

16. Boxe. L'Allemand Felix Sturm, champion du monde des super-moyens WBA, annonce qu'il a subi un contrôle positif au stanozolol, un stéroïde anabolisant, après sa victoire contre le Russe Fedor Chudinov le 20 février.

26. Cyclisme. La jeune Belge Femke Van den Driessche, 19 ans, convaincue de dopage technologique aux Mondiaux de cyclo-cross en janvier 2016 pour avoir utilisé un vélo boosté par un moteur, est suspendue 6 ans par l'UCI. Elle perd ses titres de championne d'Europe et de Belgique de cyclo-cross dans la catégorie espoirs. Elle avait déjà annoncé qu'elle mettait un terme à sa carrière.

30. Aviron. Le rameur italien Niccolo Mornati, quatre fois médaillé aux championnats du monde entre 2005 et 2007, a subi un contrôle positif à l'anastrozole, un médicament utilisé dans le traitement du cancer du sein, et il est suspendu à titre provisoire, annonce le comité olympique italien. Cette substance est aussi un produit masquant.

30. Football. Le défenseur international français de Liverpool Mamadou Sakho (28 sél.) est suspendu 30 jours à titre conservatoire par l'UEFA, alors qu'il avait déjà été mis à l'écart par son club. Il aurait subi un contrôle positif le 17 mars lors du 8e de finale retour d'Europa League contre Manchester United, après avoir utilisé un produit pour brûler les graisses dont il ignorait la composition. Il sera finalement blanchi par l'UEFA. Trop tard pour disputer l'Euro.

MAI

12. Omnisports. L'ancien patron du laboratoire de Moscou, Grigori Rodtchenkov, déclare au New York Times que des athlètes russes ont bénéficié d'un système de dopage supervisé par Moscou aux JO d'hiver de Sotchi en 2014. Selon lui, "des douzaines d'athlètes russes, dont 15 médaillés" ont profité de ce système, notamment 14 fondeurs, plus Alexandre Zubkov et Alexandre Tretiakov, respectivement médaillés d'or en Bobsleigh et en skeleton. Il affirme que les services secrets russes sont intervenus pour changer les échantillons urinaires prélevés sur des athlètes russes.

17. Haltérophilie. Aleksei Lovchev, champion du monde des + 105 kg, est suspendu 4 ans par la Fédération internationale, après un contrôle positif aux Mondiaux de Houston fin 2015. Le Russe affirme qu'il avait l'autorisation de prendre cette substance utilisée pour le traitement d'une blessure à un genou.

17. Omnisports. Trente-et-un athlètes des JO de Pékin, issus de 12 pays et 6 disciplines, ont été contrôlés positif après de nouvelles analyses de leurs échantillons de 2008 et pourraient être exclus des JO de Rio, annonce le CIO. Le CIO a testé à nouveau 454 échantillons des Jeux de Pékin.

24. Omnisports. Quatorze Russes ayant participé aux JO-2008, dans 3 disciplines (athlétisme, haltérophilie et aviron), ont été contrôlés positifs après de nouvelles analyses, annonce le Comité olympique russe. Parmi une liste dévoilée par une chaîne de TV russe, figurent plusieurs médaillés, notamment Anna Chicherova (3e de la hauteur aux JO-2008, 1re en 2012), l'ancien recordman du monde du 50 km marche Denis Nizhegorodov (3e à Pékin), ou encore la lanceuse de javelot Mariya Abakumova (2e en 2008) et 3 relayeuses (4x100 m et 4x400 m).

27. Omnisports. Vingt-trois athlètes de 5 sports et représentant 6 pays aux JO-2012 ont été déclarés positifs, selon les résultats de nouvelles analyses, annonce le CIO. Au total, 265 échantillons des JO de Londres ont été réanalysés.

28. Omnisports. Huit sportifs russes ayant participé aux JO de Londres, dans 3 disciplines, ont été contrôlés positifs après réanalyses, annonce le Comité olympique russe.

JUIN

3. Athlétisme. Le Jamaïquain Nesta Carter est déclaré positif à un stimulant après réanalyse des échantillons des JO-2008 à Pékin, où il avait remporté le 4x100 m. Il risque de perdre sa médaille d'or et de priver son compatriote Usain Bolt de l'un de ses titres olympiques.

6. Haltérophilie. La Fédération internationale (IWF) annonce 20 cas de résultats anormaux, 10 aux JO-2008, 10 aux JO-2012 après analyse rétroactive des échantillons.

15. Haltérophilie. Les noms des dopés de Londres tombent. Sept des dix cas annoncés ont été médaillés aux JO-2012 et concernent essentiellement la Russie et le Kazakhstan. Le plus gros poisson est le double champion olympique kazakh (94 kg et 105 kg), Ilya Ilyin, qui ne pourra tenter la passe de trois à Rio.

17. Athlétisme. Pour les Russes, c'est fini : l'IAAF maintient la suspension de leur fédération nationale, sanctionnée depuis novembre 2015 à la suite d'un scandale de dopage organisé. Adieu les JO de Rio.

20. Athlétisme. Arrestation en Espagne de Jama Aden, l'entraîneur de l'Ethiopienne Genzebe Dibaba, championne du monde en titre du 1500 m. Interpellé lors d'une enquête sur un trafic de produits dopants, il est accusé d'avoir dopé ses athlètes. Outre Dibaba, il a aussi entraîné le Soudanais Ismael Ahmed Ismael, 2e du 800 m aux JO-2008, et l'Algérien Taoufik Makhloufi, champion olympique du 1500 m à Londres.

21. Athlétisme. Le marcheur italien Alex Schwazer a été contrôlé positif aux stéroïdes anabolisants, annonce La Gazzetta dello Sport. Le champion olympique 2008 du 50 km revenait de suspension : il avait déjà été sanctionné pour 3 ans et 9 mois juste avant les JO-2012.

JUILLET

18. Omnisports. Système d'escamotage d'échantillons positifs et dopage d'Etat : la Russie a triché sur toute la ligne depuis des années, pas seulement en athlétisme, et pas seulement lors des jeux de Sotchi-2014, selon les conclusions du rapport McLaren, mandaté après les déclarations à la presse de Rodtchenkov, qui placent le pays en grande difficulté à trois semaines des JO de Rio.

22. Omnisports. Le CIO annonce les résultats d'une nouvelle série de réanalyses des échantillons des JO de 2008 et 2012. Bilan : 45 nouveaux cas de substances interdites, 30 pour Pékin (4 sports et 8 pays concernés) dont 23 médaillés, 15 pour Londres (2 sports et 9 pays).

24. Omnisports. Le CIO renonce à "l'option nucléaire", maintient le comité olympique russe (ROC) et confie aux différentes fédérations le soin de trier les sportifs russes "non contaminés par le système d'Etat" et qui pourraient aller aux JO de Rio.

AOUT

5-21. Omnisports. Douze athlètes, dont 5 en haltérophilie, sont exclus pour dopage pendant les JO de Rio, certains pour des contrôles effectués avant les Jeux. Deux médaillés sont concernés, l'haltérophile kirghize Izzat Artykov (3e des 69 kg) et le céiste moldave Serghei Tarnovschi (3e du C1 1000 m).

7. Omnisports. Le Comité international paralympique exclut la Russie des Jeux paralympiques de Rio, à la suite du scandale de dopage d'Etat révélé par la commission McLaren. Une décision qui sera confirmée par le TAS le 23 août.

9. Athlétisme. Le CIO retire sa médaille d'argent des JO-2012 au lanceur de javelot Oleksandr Pyatnytsya. La réanalyse de l'échantillon de l'Ukrainien a révélé la prise d'un stéroïde anabolisant. Trois autres athlètes, non médaillés, sont également disqualifiés.

20. Athlétisme. La Russe Yevgeniya Kolodko, 2e aux JO-2012, rendra sa médaille d'argent du poids, pour cause de contrôle positif à deux stéroïdes anabolisants, après réanalyse de ses échantillons. Ce concours avait déjà été bouleversé par la disqualification pour dopage de la gagnante, la Bélarusse Nadzeya Ostapchuk, l'or étant réattribué à la Néo-Zélandaise Valerie Adams.

24. Haltérophilie. La fédération internationale révèle les noms de 15 athlètes contrôlés positifs aux JO-2008 après réanalyse de leurs échantillons. Trois médaillées d'or chinoises sont concernées. Dix des douze autres athlètes ont été médaillés aux JO de 2004, 2008 ou 2012. Les quinze sont suspendus provisoirement en attendant de nouvelles analyses.

31. Omnisports. Six nouveaux cas de dopage aux JO-2008 révélés par le CIO après réanalyse. Quatre médaillés sont concernés, les haltérophiles Nadezda Evstyukhina (RUS/3e des 75 kg), Marina Shaidova (RUS/2e des 58 kg) et Tigran Martirosyan (ARM/3e des 69 kg), ainsi que la sprinteuse Tatiana Firova (RUS/2e du 4x100 m).

SEPTEMBRE

1. Athlétisme. Le CIO retire à Yarelys Barrios sa médaille d'argent du disque des JO-2008, la Cubaine ayant été déclarée positive à un produit masquant après réanalyse. Barrios, 3e aux JO-2012 et aux Mondiaux 2011 et 2013, avait décroché l'argent aux Mondiaux 2007 et 2009. Au total, plusieurs centaines d'échantillons des Jeux de Pékin et de Londres ont été réanalysés et 98 d'entre eux se sont révélés positifs, dont 60 pour les seuls JO-2008. Sur ces 60, les noms de plus d'une vingtaine de sportifs concernés ont déjà été dévoilés par le CIO, notamment ceux de plus d'une quinzaine d'haltérophiles.

2. Paralympiques. Le cycliste australien Michael Gallagher, double champion paralympique en titre, est suspendu provisoirement pour un contrôle positif à l'EPO, annonce l'Agence antidopage australienne. Il va rater les Jeux paralympiques de Rio.

14. Le judoka argentin Jorge Lencina, 7e des 90 kg aux Jeux paralympiques de Rio, a été disqualifié pour "violation des règles antidopage", après un contrôle hors compétition le 8 septembre. Il s'agit du deuxième cas de dopage à ces Jeux paralympiques après la suspension pour 8 ans de l'haltérophile saoudien Mashal Alkhazai, pour une seconde infraction.

27. Athlétisme. Trell Kimmons, 31 ans, membre du relais 4x100 m américain aux JO de Londres, arrivé deuxième avant d'être disqualifié, est suspendu deux ans par l'Agence américaine antidopage. Kimmons a été contrôlé positif à un stimulant aux Championnats des Etats-Unis en salle le 12 mars 2016.

30. Boxe. Le Britannique Tyson Fury, champion du monde WBA, WBO et IBO des lourds, a été contrôlé positif à la cocaïne après un test urinaire hors compétition le 22 septembre, annonce la chaîne américaine ESPN. Fury avait été suspendu provisoirement le 24 juin 2016 par l'agence antidopage britannique après la détection d'une substance prohibée dans son urine en février. Dépressif et dépendant à la cocaïne, Fury abandonnera ses titres le 13 octobre.

OCTOBRE

4. Tennis. Maria Sharapova, suspendue 2 ans pour avoir pris du meldonium, voit sa suspension réduite à 15 mois par le TAS. La Russe pourra reprendre la compétition le 26 avril 2017.

6. Athlétisme. La sauteuse en hauteur russe Anna Chicherova, contrôlée positive à la suite de réanalyses d'échantillons remontant aux JO-2008, est disqualifiée par le CIO et privée de sa médaille de bronze.

11. Athlétisme. Le CIO disqualifie et prive de sa médaille d'or du marteau aux JO-2012 la Russe Tatyana Lysenko, 33 ans, déclarée positive au turinabol (stéroïde) après réanalyse.

13. Ski de fond. Therese Johaug, 28 ans, septuple championne du monde et championne olympique avec le relais norvégien aux JO-2010, a été contrôlée positive à un stéroïde lors d'un contrôle inopiné le 16 septembre, annonce la Fédération norvégienne, incriminant un baume à lèvres. Le médecin de l'équipe endosse la responsabilité de cette affaire et démissionne. Quatorze mois de suspension seront requises contre Johaug le 29 novembre.

17. Athlétisme. Cinq marcheurs russes, contrôlés positifs à l'EPO en juin 2015, sont suspendus de toute compétition pour 4 ans, annonce le TAS. Mikhaïl Ryzhov, médaille d'argent du 50 km lors des Mondiaux-2013 à Moscou, est le plus titré des cinq. Les quatre autres sont Vera Sokolova, Elmira Alembekova, Ivan Noskov et Denis Strelkov.

18. Haltérophilie. Le Russe Apti Aukhadov, 23 ans, a été contrôlé positif à des stéroïdes après réanalyse de ses échantillons des JO de Londres et perd sa médaille d'argent des 85 kg, annonce le CIO.

26. Athlétisme. Le TAS prolonge de deux ans la suspension de la Kényane Rita Jeptoo, 35 ans, qui devait s'achever le 30 octobre, estimant que la prise d'EPO par l'athlète répondait à un "programme planifié". Jeptoo perd aussi ses victoires dans les marathons de Boston et Chicago en 2014. Elle avait subi un contrôle positif hors compétition le 25 septembre 2014, ce qui lui avait valu d'être suspendue deux ans par sa fédération.

27. Haltérophilie. Trois Kazakhes sont déchues de leurs médailles d'or des JO-2012 après avoir été convaincues de dopage, annonce le CIO. Ces trois haltérophiles sont Zulfiya Chinshanlo (- 53 kg), Maiya Maneza (- 63 kg), et Svetlana Podobedova (- 75 kg).

NOVEMBRE

17. Omnisports. Le CIO épingle 16 nouveaux sportifs des Jeux de Pékin, dont 10 médaillés en haltérophilie, lutte gréco-romaine et athlétisme, après de nouvelles réanalyses. Trois vice-champions olympiques et sept médaillés de bronze devront rendre leur médaille : trois Russes, trois Kazakhs (dont deux femmes) deux Ukrainiens (une femme), une Grecque et un Azéri. Au total, sur les Jeux de 2008 et 2012, le CIO a fait réanalyser 1.243 échantillons.

19. Football. Le milieu international finlandais du CSKA Moscou Roman Eremenko, a été suspendu 2 ans de toutes les compétitions après un contrôle antidopage positif à la cocaïne lors du match de C1 contre le Bayer Leverkusen le 14 septembre, annonce l'UEFA.

21. Omnisports. Réanalyses, suite. Le CIO publie une liste de 12 nouveaux sportifs (3 en athlétisme, 9 en haltérophilie) disqualifiés pour dopage aux JO de Londres, dont 7 médaillés parmi lesquels la championne olympique du 3000 m steeple, la Russe Yulia Zaripova. Six des 9 haltérophiles ont été médaillés d'argent ou de bronze. On trouve 4 femmes parmi les 6. La Russie et la Moldavie perdent 2 médailles chacune, l'Arménie et le Bélarus une.

25. Omnisports. Sept nouveaux sportifs dont un double champion olympique d'haltérophilie, le Kazakh Ilya Ilyin, et la Bélarusse Aksana Miankova, sacrée au marteau à Pékin, sont disqualifiés pour dopage aux JO de 2008 et 2012, annonce le CIO. Positif à chaque fois à un stéroïde, Ilyin rendra ses deux médailles d'or. Le podium des 94 kg aux JO-2012 est donc totalement annulé après les disqualifications du Russe Alexandr Ivanov (2e) et le du Moldave Anatoli Ciricu (3e). Autre médaillée épinglée : la Bélarusse Natallia Mikhnevich, 2e au poids à Pékin.

29. Athlétisme. Tatyana Chernova est suspendue par le TAS pour d'importantes anomalies dans son profil sanguin et perd son titre mondial de l'heptathlon obtenu en 2011. La Russe est suspendue pour 3 ans et 8 mois à compter du 5 février 2016. Tous ses résultats entre le 15 août 2011 et le 22 juillet 2013 sont annulés, ce qui la prive notamment de sa 3e place des JO-2012. Elle avait déjà été suspendue après un contrôle positif aux stéroïdes aux Mondiaux-2009.

DECEMBRE

1. La Fédération internationale d'athlétisme maintient la suspension de la Russie de toutes les compétitions. Elle maintient donc les sanctions prises en novembre 2015, puis prolongées en mars et juin 2016, qui avaient privé les athlètes russes des jeux Olympiques de Rio.

7. Le Comité international olympique décide à son tour de prolonger jusqu'à "nouvel avis" les mesures provisoires prises à l'encontre de la Russie en juillet après la publication du rapport McLaren.

9. Le second volet du rapport McLaren enfonce le clou sur le système de dopage d'Etat en Russie. Au point que le CIO annonce la réanalyse des 254 échantillons urinaires russes collectés aux JO d'hiver de Sotchi.

ps/agr/fbr/lrb


AFP Infos Françaises
Lundi 14 décembre 2015 - 12:33:14 GMT

Année 2015 - Dopage : l'athlétisme russe dans la tourmente

Paris, 14 déc 2015 (AFP) – Accusation de "dopage organisé" et suspension de la Russie par la Fédération internationale d'athlétisme, suspension à vie demandée pour cinq athlètes russes, dont deux médaillées des JO-2012... La participation de la Russie aux épreuves d'athlétisme des JO de Rio est désormais mise en cause. Également dans le collimateur en cette fin d'année, l'athlétisme kényan, sur fond de suspension de trois dirigeants de la fédération soupçonnés d'avoir entravé le processus des contrôles antidopage. Sans oublier les nombreux cas de dopage d'athlètes kényans qui ont jalonné l'année.

JANVIER

12. Biathlon. Le Russe Alexander Loginov, 22 ans, et l'Ukrainien Sergueï Sednev, 31 ans, ont été provisoirement suspendus après une nouvelle analyse sur cinq échantillons présentant des résultats anormaux, qui a révélé la présence d'EPO, annonce la Fédération internationale de biathlon. Trois autres échantillons positifs concernaient les Russes Ekaterina Iourieva et Irina Staryk, déjà suspendus pour dopage, respectivement pour huit et deux ans à partir de décembre 2013.

16. Patinage artistique. Carolina Kostner est suspendue seize mois par le Comité olympique italien pour complicité dans l'affaire de dopage de son ex-compagnon, le champion olympique 2008 du 50 km marche Alex Schwazer. Kostner, 3e aux JO-2014, a aidé Schwazer lorsqu'il a tenté d'éviter un contrôle antidopage en 2012 en Allemagne. De plus, il lui est reproché de ne pas avoir ensuite coopéré avec les enquêteurs.

20. Athlétisme. Sanctions en série contre les marcheurs russes. Sergey Kirdyapkin, champion olympique 2012 du 50 km, est suspendu pour trois ans et trois mois par l'Agence russe antidopage pour des anomalies dans son passeport biologique. Même sanction pour Olga Kaniskina, championne olympique 2008 du 20 km, déjà retraitée, et Sergey Bakulin, champion du monde 2011 du 50 km. Valery Borchin, champion olympique 2008 du 20 km, est suspendu huit ans à compter du 15 octobre 2012. Enfin, Vladimir Kanaikin, vice-champion du monde 2011 du 20 km, déjà exclu deux ans entre 2008 et 2010, est suspendu à vie.

22. Cyclisme. Le médecin belge Geert Leinders est suspendu à vie par la Cour d'arbitrage américaine, pour de multiples violations des règles antidopage lorsqu'il était le médecin de Rabobank. L'enquête a été nourrie par des témoignages à charge d'anciens coureurs, notamment l'Américain Levi Leipheimer et le Danois Michael Rasmussen. Le Dr Leinders, accusé de possession, trafic ou administration de substances interdites, a été le médecin de Rabobank entre 1996 et 2009, puis celui de Sky jusque fin 2012.

27. Natation. Le Sud-Coréen Park Tae-hwan, 25 ans, champion olympique du 400 m libre aux JO-2008, où il avait aussi fini 2e du 200 m libre, et double médaillé d'argent dans les deux disciplines aux JO-2012, a été contrôlé positif, annonce l'agence sud-coréenne Yonhap. Park parle d'une injection contenant, a son insu, une substance interdite, administrée dans un hôpital sud-coréen dans le cadre d'un traitement par chiropraxie, avant les Jeux asiatiques 2014.

30. Athlétisme. Rita Jeptoo, l'une des meilleures marathoniennes du monde, est suspendue deux ans pour dopage à l'EPO, annonce la Fédération kényane d'athlétisme. Jeptoo, 33 ans, double tenante du titre des marathons de Chicago et de Boston, avait subi un contrôle positif hors compétition en septembre 2014. Elle sera suspendue jusqu'au 29 octobre 2016.

30. Athlétisme. La championne olympique 2012 du 3000 m steeple Yuliya Zaripova est suspendue 30 mois pour dopage et sa compatriote Tatyana Chernova, championne du monde d'heptathlon 2011, pour deux ans, annonce l'agence russe antidopage. Zaripova a été sanctionnée pour d'importantes anomalies dans son profil sanguin sur son passeport biologique, Chernova après un contrôle positif aux stéroïdes à la suite de nouveaux tests sur les échantillons des Mondiaux-2009.

MARS

21. Haltérophilie. Onze athlètes (8 hommes et 3 femmes) ont été contrôlés positifs à un stéroïde anabolisant lors d'un test organisé par l'Agence mondiale antidopage, annonce la Fédération bulgare d'haltérophilie, qui renonce aux Championnats d'Europe 2015. Selon l'entraîneur national, les onze athlètes auraient consommé un complément alimentaire contaminé.

23. Natation. La Fina suspend pour 18 mois le Sud-Coréen Park Tae-hwan, quadruple médaillé olympique, positif à la testostérone. La suspension prend effet le 3 septembre 2014. Le champion olympique 2008 du 400 m nage libre a été contrôlé positif en septembre 2014 avant les Jeux asiatiques.

MAI

13. Cyclisme. Matteo Rabottini, contrôlé positif à l'EPO, est suspendu 21 mois par l'UCI. L'Italien, qui était suspendu provisoirement, a été contrôlé hors compétiton le 7 août 2014. Rabottini, 27 ans, a notamment gagné une étape du Giro 2012, dont il a enlevé également le classement de la montagne.

JUILLET

10. Cyclisme. L'Italien Luca Paolini, 38 ans, contrôlé positif à la cocaïne sur le Tour de France, est exclu de la course par son équipe Katusha. Paolini, récent vainqueur de Gand-Wevelgem, avait été contrôlé le 7 juillet lors de la 4e étape, Seraing-Cambrai. Professionnel depuis 2000, il compte notamment à son palmarès une étape du Giro et une de la Vuelta.

AOUT

3. Cyclisme. L'équipe Cannondale annonce la suspension de son coureur Tom Danielson, 37 ans, contrôlé positif à la testostérone le 9 juillet. L'Américain avait déjà été suspendu six mois en 2012 après ses aveux de dopage lorsqu'il courait pour l'équipe Discovery Channel dirigée par Johan Bruyneel.

15. Athlétisme. La Turque d'origine éthiopienne Elvan Abeylegesse, 32 ans, 2e des 5000 et 10.000 m aux JO-2008, figure dans une liste de 28 athlètes soupçonnés de dopage après réanalyse des échantillons des Mondiaux 2005 et 2007, révèle la Fédération turque. Selon un journal turc, son échantillon était positif à un stéroïde. L'IAAF avait annoncé le 11 août que ces réanalyses avaient débouché sur 32 cas positifs concernant 28 athlètes. Pour des raisons juridiques, l'IAAF n'avait pas révélé leur identité.

17. Athlétisme. La Turque Asli Cakir-Alptekin, 30 ans, est suspendue huit ans pour dopage lié à son passeport biologique, et déchue de sa médaille d'or du 1500 m des JO-2012, annonce le Tribunal arbitral du sport. Son titre européen 2012 du 1500 m lui est également retiré. Passible d'une suspension à vie, car elle avait déjà été suspendue deux ans en 2004, elle a conclu une transaction avec le TAS.

18. Cyclisme. Giampaolo Caruso (Katusha), 35 ans, dont un contrôle antidopage de 2012 réalisé hors compétition a donné un résultat anormal, est suspendu à titre provisoire par l'UCI. Le grimpeur italien, professionnel depuis 2002, s'était classé 4e du dernier Liège-Bastogne-Liège.

OCTOBRE

2. Athlétisme. La Fédération kényane suspend Agatha Jeruto, 21 ans, spécialiste du 800 m, pour quatre ans et la marathonienne Josephine Jepkorir, 26 ans, pour deux ans, après des contrôles positifs à un stéroïde anabolisant. Depuis 2012, 38 cas de dopages concernant des athlètes kényans ont été révélés, parmi lesquels une quinzaine sont actuellement suspendus.

2. Athlétisme. La justice française met en examen pour corruption passive et blanchiment aggravé Lamine Diack, 82 ans, ex-président de l'IAAF, soupçonné d'avoir couvert des cas de dopage en Russie. Son conseiller juridique Habib Cissé et le médecin français Gabriel Dollé, chargé jusqu'en décembre 2014 de la lutte antidopage à l'IAAF, sont également mis en examen pour corruption.

9. Athlétisme. La Russie doit être suspendue de toutes compétitions, dont les JO-2016, en raison de cas de dopage qui n'auraient "pas pu exister" sans l'assentiment du gouvernement, estime l'Agence mondiale antidopage. Le rapport, qui juge que les JO-2012 de Londres ont été "sabotés" par la présence d'athlètes dopés, recommande aussi la suspension à vie de 5 athlètes russes, 2 médaillées sur 800 m, Mariya Savinova (or) et Ekaterina Poistogova (bronze), ainsi que 3 autres spécialistes du demi-fond.

10. Athlétisme. L'Agence mondiale antidopage suspend avec effet immédiat l'accréditation du laboratoire antidopage de Moscou.

13. Athlétisme. La Russie, accusée de "dopage organisé", est suspendue provisoirement par la Fédération internationale d'athlétisme. La question de la présence des athlètes russes aux JO-2016 de Rio est désormais posée.

19. Athlétisme. Marta Dominguez, 40 ans, championne du monde 2009 du 3000 m steeple, a été condamnée à trois ans de suspension pour des anomalies dans son passeport biologique et va perdre son titre mondial, annonce le TAS. L'Espagnole va aussi perdre sa médaille d'argent du 3000 m steeple des Championnats d'Europe 2010. Elle est suspendue pour trois ans à compter du 24 juin 2015.

20. Haltérophilie. La Fédération internationale d'haltérophilie exclut la Bulgarie des JO-2016. Cette décision fait suite au contrôle positif à un stéroïde anabolisant de onze haltérophiles bulgares lors d'un camp d'entraînement en début d'année. La Bulgarie avait été exclue des Championnats d'Europe organisés en avril. En 2008, les haltérophiles bulgares avaient déjà raté les JO de Pékin, tous les présélectionnés ayant été contrôlés positifs à un stéroïde anabolisant, quelques semaines avant les Jeux.

28. Athlétisme. La Fédération kényane d'athlétisme suspend pour une durée de 2 à 4 ans sept de ses athlètes pour usage de substances interdites. La double championne du monde de cross Emily Chebet (2010 et 2013) écope ainsi de quatre ans de suspension pour usage de furosémide, un produit masquant. Francisca Koki Manunga (400 m haies) et Joyce Zakary (400 m), suspendues provisoirement par l'IAAF à la suite de contrôles positifs aux Mondiaux de Pékin en août, sont sanctionnées de la même façon pour usage du même produit. La marathonienne Agnes Cheserek, positive à la norandrostérone (anabolisant), est elle aussi suspendue 4 ans. Enfin, les fondeurs Bernard Mwendia, Judy Kimuge et Lilian Moraa Mariita (EPO) sont suspendus pour 2 ans.

30. Athlétisme. La commission d'éthique de l'IAAF suspend provisoirement trois hauts responsables de la Fédération kényane, dont son président Isaiah Kiplagat, "dans l'intérêt de l'intégrité du sport". Ces mesures interviennent à la suite de plaintes remontées jusqu'à la commission d'éthique concernant deux sujets : "subversion potentielle du processus de contrôle antidopage au Kenya et détournement potentiel de fonds reçus par l'AK, la Fédération kényane, de la part de Nike."

DÉCEMBRE

2. Athlétisme. L'agence italienne de lutte contre le dopage requiert deux ans de suspension à l'encontre de 26 athlètes pour infractions au code mondial antidopage. Parmi eux, figurent notamment Fabrizio Donato (3e du triple saut aux JO-2012), Andrew Howe (2e de la longueur aux Mondiaux-2007) ou le perchiste Giuseppe Gibilisco, champion du monde en 2003. Tous trois, sont en fin de carrière ou sur la pente descendante.

ps/agr/ol


AFP Infos Françaises
Mardi 16 décembre 2014 - 05:01:43 GMT

Le dopage en 2014 - La lutte antidopage présente l'addition à Bruyneel

Paris, 16 déc 2014 (AFP) – Pour Johann Bruyneel, le temps est venu de payer l'addition : l'association américaine d'arbitrage inflige dix ans de suspension de toute activité dans le domaine du sport au Belge, ancien manager de Lance Armstrong, pour son implication dans le dopage organisé au sein de ses équipes.

Sinon, comme tous les ans, cyclisme (Valentin et Maxim Iglinskiy) et athlétisme (Rhys Williams, Teddy Tamgho, Amantle Montsho) se taillent la part du lion dans les principaux cas de dopage recensés en 2014.

En natation, le Chinois Sun Yang, double champion olympique en 2012 sur 400 et 1500 m, s'est fait taper sur les doigts (3 mois de suspension) pour un contrôle positif à un stimulant, tenu secret pendant six mois.

JANVIER

11. Base-ball. Alex Rodriguez, 38 ans, la star des New York Yankees, est suspendu en appel pour 162 matches, soit toute la saison 2014, par la Ligue nord-américaine de base-ball (MLB). En première instance, il avait écopé de 211 matches pour avoir fait usage "pendant des années" de testostérone et d'hormones de croissance. Cette suspension, la plus longue jamais imposée à un joueur de la MLB, lui coûtera un an de salaire, soit 25 millions de dollars.

17. Cyclisme. Alessandro Ballan (BMC), 34 ans, champion du monde 2008, est suspendu deux ans par le comité olympique italien. Ballan, qui avait subi plusieurs séances d'ozonothérapie (manipulations sanguines) au printemps 2009, est également poursuivi par la justice pénale italienne dans le cadre d'une enquête autour de l'équipe Lampre, dont il porta les couleurs jusqu'en 2010. Un procès qui concerne une trentaine de personnes, dont le directeur sportif Giuseppe Saronni et le coureur Damiano Cunego.

FEVRIER

24. Cyclisme. Patrik Sinkewitz est suspendu huit ans pour récidive par le TAS. Le coureur allemand de 33 ans, ancien lieutenant de Jan Ullrich chez T-Mobile, avait été contrôlé positif à l'hormone de croissance recombinante, le 27 février 2011 après le Grand Prix de Lugano. Il avait alors été acquitté par le Tribunal arbitral du sport allemand, ce qui avait provoqué l'appel de l'agence antidopage allemande (NADA) devant le TAS. Sinkewitz avait déjà subi un contrôle positif à la testostérone en juin 2007.

AVRIL

8. Athlétisme. Sherone Simpson, 29 ans, médaillée d'argent sur 100 m aux JO-2008, est suspendue 18 mois par l'Agence jamaïcaine antidopage, après un contrôle positif à un stimulant aux Championnats de Jamaïque en juin 2013.

11. Athlétisme. Asafa Powell, 31 ans, ancien recordman du monde du 100 m, est suspendu 18 mois par l'Agence jamaïcaine antidopage, après un contrôle positif à un produit apparenté à l'éphédrine aux Championnats de Jamaïque, en juin 2013. Le sprinteur avait mis en cause son médecin qui lui avait fait des injections et lui avait fait doubler sa prise de compléments alimentaires, le matin de son contrôle positif. Powell, qui avait saisi le TAS, sera autorisé à recourir en juillet.

22. Cyclisme. L'association américaine d'arbitrage (AAA) inflige dix ans de suspension de toute activité dans le domaine du sport à Johan Bruyneel, 49 ans, ancien manager de Lance Armstrong, pour son implication dans le dopage organisé dans ses équipes. Bruyneel a dirigé Armstrong lors des sept victoires de l'Américain dans le Tour de France, de 1999 à 2005, puis lors de son retour à la compétition, en 2009 et 2010. A l'inverse d'Armstrong, qui avait accepté en août 2012 la sanction de l'agence antidopage américaine (Usada), Bruyneel avait demandé que son affaire soit portée devant un panel d'arbitres (AAA).

25. Hockey sur glace. Le hockeyeur letton Ralfs Freibergs est rayé du palmarès du tournoi olympique de Sotchi, où la Lettonie a pris la 8e place, après un contrôle positif à un stéroïde anabolisant, annonce le CIO. C'est le 8e cas de dopage des JO après deux autres hockeyeurs, le Suédois Nicklas Bäckström et le Letton Vitalijs Pavlovs, la biathlète allemande Evi Sachenbacher-Stehle, le pousseur-freineur du bob à 4 italien William Frullani, la fondeuse ukrainienne Marina Lisogor et le bobeur polonais Daniel Zalewski (positifs à divers stimulants), et après le fondeur autrichien Johannes Dürr (EPO).

MAI

4. Athlétisme. Tyson Gay, champion du monde des 100 et 200 m en 2007, écope d'un an de suspension, neuf mois après l'annonce de son contrôle antidopage positif à un stéroïde anabolisant. Il pourra donc recourir en juin. Gay s'était de lui-même retiré de toute compétition en attendant la contre-expertise et avait aussitôt collaboré avec l'agence américaine antidopage. Il a été contrôlé positif à trois reprises, deux fois hors compétition, une fois aux Championnats US fin juin 2013. Par ailleurs, Gay a restitué la médaille d'argent qu'il avait conquise avec le relais 4x100 m américain aux JO de Londres.

13. Natation. La Russe Yulia Efimova, 21 ans, médaillée de bronze sur 200 m brasse aux JO-2012 et triple championne du monde, est suspendue 16 mois, jusqu'au 28 février 2015, par la Fédération internationale de natation après un contrôle positif à un stéroïde le 31 octobre à Los Angeles, où elle s'entraîne. Tous ses résultats à partir du 31 octobre 2013 sont annulés, dont son record du monde du 200 m brasse battu aux Championnats d'Europe en décembre 2013.

Handball. Le demi-centre de Saint-Raphaël Geoffroy Krantz, 32 ans, est suspendu jusqu'au 25 février 2015 par la Fédération française après un contrôle positif à la nandrolone le 27 janvier. En appel, cette suspension sera ramenée à six mois. Des analyses capillaires avaient prouvé l'absence de trace de nandrolone dans son organisme lors des deux mois précédant le contrôle et le joueur avait déposé plainte contre X pour "administration d'une substance nuisible à l'intégrité physique ou psychique d'une personne".

JUIN

7. Rugby. Le journal L'Equipe révèle un contrôle positif du Sud-Africain Chiliboy Ralepelle à un stéroïde anabolisant, effectué par l'International Rugby Board. Victime d'une rupture des ligaments croisés du genou droit, le talonneur international avait mis un terme à sa saison le 17 février.
21. Athlétisme. Teddy Tamgho, 25 ans, champion du monde du triple saut et recordman du monde en salle, est suspendu un an par la Fédération française pour ne pas s'être présenté à trois reprises à un contrôle antidopage. La suspension prend effet à compter du 18 mars 2014. Le Français d'origine camerounaise avait dû tirer un trait sur sa saison 2014 en raison d'une fracture du tibia gauche.

JUILLET

12. Cyclisme. Denis Menchov, 36 ans, qui a mis fin à sa carrière en 2013, est rattrapé par son passé de coureur dopé. Le nom du Russe figure sur une liste publiée par l'UCI, qui mentionne sa suspension de deux ans portant jusqu'au 9 avril 2015. Menchov, qui avait disparu sans raison explicite des compétitions en mars 2013, était donc suspendu depuis avril 2013. Le vainqueur de la Vuelta 2007 et du Giro 2009, deuxième du Tour de France 2010, a été sanctionné sur la base d'anomalies sur son passeport sanguin.

Cyclisme. Le coureur britannique Jonathan Tiernan-Locke, 29 ans, écope de deux ans de suspension, jusqu'au 31 décembre 2015, pour des anomalies sur son passeport sanguin. Sa victoire au Tour de Grande-Bretagne 2012 lui est retirée. Il avait réalisé un début de saison 2012 fracassant (victoires au Tour méditerranéen et au Tour du Haut-Var) alors qu'il courait pour une formation de troisième division (Endura) non soumise au passeport biologique.

25. Athlétisme. Le Gallois Rhys Williams, 30 ans, champion d'Europe en titre du 400 m haies, se retire des Jeux du Commonwealth, après un contrôle antidopage positif lors de la réunion de Glasgow le 11 juillet. Le fils de l'ex-vedette du rugby gallois JJ Williams a également décroché le bronze en 2006 et l'argent en 2010, toujours sur 400 m haies, lors des Championnats d'Europe.

30. Lutte. Steeve Guénot, champion olympique des -66 kg aux JO de Pékin et médaillé de bronze aux Jeux de Londres, a commis trois infractions aux règles de localisation. Il est suspendu pour 6 mois par la Fédération française de lutte qui évoque une "négligence". Il encourt une suspension plus longue par les autorités antidopage.

31. Athlétisme. Le lanceur de marteau Quentin Bigot, 22 ans, champion d'Europe juniors en 2011, est suspendu quatre ans, dont deux avec sursis, par la Fédération française, après un contrôle positif à un anabolisant fin juin en Allemagne. Par ailleurs, Raphaël Piolanti, manager chargé des lancers à la FFA et ancien champion de France du marteau, soupçonné d'"avoir contribué au dopage de plusieurs sportifs dont Quentin Bigot", est mis en examen par le parquet de Metz.

AOUT

2. Cyclisme. Le Tchèque Roman Kreuziger (Tinkoff), vainqueur de l'Amstel Gold Race 2013, est suspendu à titre provisoire par l'UCI en raison d'anomalies dans son passeport biologique. Saisi par le coureur, le TAS confirmera cette suspension le 20 août. Mais de recours en recours, l'affaire n'était toujours pas tranchée fin 2014.

2. Athlétisme. L'ancienne championne du monde du 400 m, la Botswanaise Amantle Montsho, a été contrôlée positive à un stimulant aux Jeux du Commonwealth de Glasgow. Montsho, championne du monde 2011 et tenante du titre aux Jeux du Commonwealth, a été contrôlée après sa quatrième place de la finale du 400 m.

SEPTEMBRE

15. Cyclisme. Valentin Iglinskyi (Astana), 30 ans, est suspendu quatre ans par la Fédération kazakhe de cyclisme après un contrôle positif à l'EPO lors du Tour du Benelux, en août dernier.

OCTOBRE

2. Après son frère cadet Maxim, Valentin Iglinsky (Astana), 33 ans, vainqueur de Liège-Bastogne-Liège en 2012, est suspendu à son tour, à titre provisoire, après un contrôle positif à l'EPO.
16. Troisième cas de dopage chez Astana, subi par le Kazakh Ilya Davidenok, positif aux stéroïdes anabolisants le 28 août lors du Tour de l'Avenir.

NOVEMBRE

19. Cyclisme. Quatrième contrôle antidopage positif en quelques semaines dans le cyclisme kazakh. Victor Okishev, membre de la formation continentale Astana (3e division), a été contrôlé positif aux stéroïdes aux Championnats d'Asie en mai dernier. Il est suspendu provisoirement jusqu'au terme de la procédure disciplinaire.

21. Athlétisme. La Française d'origine marocaine, Laila Traby, 35 ans, 3e du 10.000 m aux Championnats d'Europe en août à Zurich, contrôlée positive à l'EPO. Traby avait été placée en garde à vue le 7 novembre après que de l'EPO et d'autres produits eurent été découverts lors d'une perquisition dans un appartement qu'elle occupait à Font-Romeu.

24. Natation. Le Chinois Sun Yang, 22 ans, double champion olympique en 2012, sur 400 et 1500 m nage libre, a été contrôlé positif à un stimulant six mois plus tôt (en mai) et suspendu trois mois par l'agence antidopage chinoise. Sun a participé aux Jeux asiatiques d'Incheon (Corée du Sud) en septembre.

26. Cyclisme. Cinquième cas de dopage chez Astana. Le Kazakh Artur Fedosseyev (20 ans), membre de la formation continentale (3e division) a fait l'objet d'un contrôle positif aux stéroïdes le 16 août dernier, au Tour de l'Ain. Deux jours plus tard, l'équipe B d'Astana est suspendue par la fédération kazakhe et son directeur sportif limogé.

ps/agr/jcp


Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 13/09/2011 à 06:31

Dopage : le mari de Jeannie Longo aurait acheté de l'EPO

Patrice Ciprelli, également entraîneur de sa femme, la championne cycliste Jeannie Longo, aurait acheté de l'EPO en 2007, selon L'Equipe de ce mardi.

L'étau se resserre autour de la championne cycliste Jeannie Longo. Menacée de sanction pour manquement aux exigences de localisation antidopage, Jeannie Longo aurait également acheté de l'EPO en avril 2007, selon L'Equipe, qui publie des fac-simile des courriers électroniques liés à la transaction.

Selon le quotidien sportif, Patrice Ciprelli, entraîneur et époux de Jeannie Longo, aurait acheté de l'EPO chinoise, appelée Eposino, via un site internet américain et un ancien cycliste Joe Papp, arrêté en 2007 pour avoir participé à un vaste trafic de produits dopants.

Dans un entretien à L'Equipe, Joe Papp confirme : "j'ai vendu de l'EPO à Ciprelli à cette époque. Il a spécifiquement et directement demandé sur notre site ce que lui coûteraient 80 000 iu (unités) d'EPO livrées en France. Il a d'ailleurs indiqué que c'était pour sa femme".

Le nom de Jeannie Longo n'a toutefois pas été prononcé, précise l'ex-cycliste américain. La transaction a donné lieu à un envoi des produits à l'adresse d'une parente de Patrice Ciprelli en Isère. Jeannie Longo n'était pas la seule sportive entraînée par Patrice Ciprelli à l'époque.

La police étudie les suites pénales à donner

Le quotidien sportif publie des fac-simile des échanges de courriers électroniques entre MM. Ciprelli et Papp ainsi qu'entre ce dernier et son fournisseur chinois.

Selon L'Equipe, le dossier Ciprelli a été transmis par l'Agence américaine antidopage (USADA) à son homologue française, l'AFLD, qui a sollicité la police française "afin d'étudier les possibles suites pénales à donner à cette affaire". S'ils étaient avérés, les faits, commis en 2007, seraient toutefois prescrits depuis 2010.

Ces révélations interviennent alors que Jeannie Longo, la sportive préférée des Français selon un récent sondage, est mise en cause par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) pour un défaut de localisation.

L'AFLD lui reproche trois manquements en 18 mois aux règles de localisation qui imposent aux sportifs d'indiquer où ils se trouvent quotidiennement de 6 heures à 23 heures, avec un créneau préférentiel d'une heure par jour.
Jeannie Longo, âgée de 52 ans, a déclaré le 9 septembre avoir "été contrôlée plus qu'aucun autre athlète au monde sans que jamais les résultats laissent le moindre doute sur son exemplarité sportive".


GRENOBLE (AFP) 10/02/2012

Ciprelli : le mari de Jeannie Longo a effectué 15 achats d'EPO depuis 2007

Les gendarmes ont identifié 15 achats d'EPO effectués depuis 2007 par Patrice Ciprelli, pour environ 15.000 euros, accréditant la thèse d'un "dopage permanent", ce que conteste le mari et entraîneur de la cycliste Jeannie Longo.

Les investigations menées par les gendarmes de l'Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique (OCLAESP) pendant la garde à vue de M. Ciprelli ont été fructueuses, a révélé à l'AFP une source proche de l'enquête.

Jusqu'alors, ils ne possédaient que deux factures d'achats EPO passés par M. Ciprelli en mai et juin 2011 pour des montants de moins de 500 euros chacun.

Mais en allant le chercher dans son appartement de l'Alpe d'Huez (Isère) mercredi matin, ils ont fait "bingo", selon la même source.

Ils ont en effet mis la main sur un document, que l'entraîneur transportait dans son sac, et sur lequel était inscrit un mot de passe. Grâce à ce mot de passe, les gendarmes ont pu accéder au compte internet qu'utilisait le mari de Jeannie Longo pour passer ses commandes d'EPO, et ont ainsi répertorié ses anciens achats, au nombre de quinze.

Ces achats étaient notamment passés à une pharmacie turque par le biais de sociétés basées à l'Ile Maurice, selon la même source.

"Depuis 2007, c'est un dopage permanent", a indiqué à l'AFP cette source proche de l'enquête.

"Patrice Ciprelli s'inscit catégoriquement en faux contre cette allégation des enquêteurs et considère que cette information est fallacieuse", a déclaré à l'AFP son avocat, Me Pierre Albert.

"Les enquêteurs cumulent les +command cancelled+, c'est-à-dire les commandes qui n'ont pas abouties. C'est soit de la malhonnêteté, soit de l'incompétence. On est scandalisé!", a ajouté Me Albert.

Il a assuré que M. Ciprelli avait passé entre trois et cinq commandes d'EPO "au maximum" pour un montant compris "entre 1.500 et 2.500 euros".

M. Ciprelli, qui a nié dans un premier temps tout achat d'EPO, a reconnu jeudi en avoir acheté, mais "pour son usage personnel".

"Il a fait l'objet d'accidents de vélo répétés ces dernières années" et l'EPO est "un reconstituant musculaire", avait indiqué Me Albert à l'AFP.

"Pas très crédible, c'est un peu n'importe quoi", a estimé vendredi le conseiller scientifique de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Michel Rieu.

"L'EPO n'a aucun effet de cicatrisation documenté. Et il y a des produits beaucoup plus évidents quand on veut reconstituer des muscles, à commencer par les anabolisants", a-t-il expliqué à l'AFP.

En garde à vue depuis mercredi matin, M. Ciprelli a été libéré vendredi sous contrôle judiciaire. Il a interdiction d'exercer ses fonctions d'entraîneur sportif et de rencontrer certaines personnes, dont son ami Michel Lucatelli, directeur de l'équipe de France de ski-cross, chez qui il se faisait livrer ses colis d'EPO.

Le mari de Jeannie Longo devra aussi demander une autorisation s'il envisage de sortir de France.

Un peu plus tôt dans la journée, Me Albert avait affirmé qu'en trois ans, son client avait "acheté pour 1.500 euros d'EPO". "Ce n'est pas comme ça qu'on dope un pur-sang ou un sportif de haut niveau", avait-il avancé.

M. Ciprelli encourt une peine de 10 ans de prison et 75.000 euros d'amende pour les trois infractions pour lesquelles il est mis en examen, a précisé le procureur de la République de Grenoble.

Jean-Yves Coquillat, vendredi à l'AFP


Ricco : quand le dopage mène à l'hôpital
(AFP) 9 févr. 2011

PARIS — Riccardo Ricco, le "Cobra" italien hospitalisé à Modène suite à un blocage rénal, consécutif à une autotransfusion, est le premier cas qui illustre de façon aussi spectaculaire les dangers du dopage sanguin et les manipulations qu'il nécessite.

dopé en photo
Au-delà de la double interdiction éthique et réglementaire, c'est bien la santé qui est en mise en cause dans le cas du coureur italien, âgé de 27 ans et récidiviste en matière de dopage.

Ricco a reconnu s'être transfusé son propre sang, conservé au froid dans le réfrigérateur familial depuis près d'un mois, suivant l'aveu rapporté par le médecin qui a dû -conformément à la loi italienne- collaborer avec les enquêteurs. S'il n'a pas perdu connaissance, selon son père, le coureur s'est retrouvé dans un état suffisamment grave pour que le second hôpital où il a été transporté parle de "pronostic vital réservé" avant de donner des nouvelles plus rassurantes.

Les transfusions, méthode de dopage pratiquée depuis les années 1970, sont passées de mode dans les années 1990 quand l'EPO (érythropoïetine) s'est généralisée dans le sport de haut niveau. Mais elles sont redevenues d'actualité au cours de la décennie suivante en raison de la mise au point du test de détection de l'EPO.

"Dans le cas d'une transfusion, les dangers sont principalement de deux ordres", explique à l'AFP un spécialiste qui a préféré garder l'anonymat. "Soit une réaction immunologique par rapport à un sang étranger, soit une réaction toxique à cause d'une mauvaise conservation".

"Le sang est une matière vivante qui doit être conservé de façon rigoureuse, notamment pour la réfrigération", poursuit le médecin en ajoutant que, s'il est tout à fait possible à un individu de se prélever lui-même le sang, il doit posséder des connaissances minimales sur le sujet et ne commettre aucune erreur.

Ricco est-il le premier à frôler la mort, depuis l'apparition des manipulations sanguines, pour cause d'absorption de produits dopants ? Le journal l'Equipe a rapproché mercredi le cas Ricco de celui du coureur suisse Mauro Gianetti qui avait été hospitalisé dans un état grave au printemps 1998 à cause de l'utilisation supposée des PFC (perfluorocarbures, transporteurs d'oxygènes également interdits). "Mais aucune confirmation n'a été donnée à ce sujet par les médecins hospitaliers", a rappelé à l'AFP une source proche du dossier.

En course, 37 ans après le décès tragique du Britannique Tom Simpson, sur les pentes du Ventoux, l'Espagnol Jesus Manzano a lui aussi laissé craindre le pire aux médecins qui se sont occupés de lui lors du Tour de France 2004. Il a avoué ensuite que son malaise avait été provoqué par une transfusion, une pratique habituelle dans son équipe espagnole Kelme.

"Produits nocifs ou transfusions : c'est la santé des sportifs qui est en cause", a réagi mercredi l'ancienne ministre des Sports, Marie-George Buffet en soulignant "l'inhumanité des pratiques dopantes et le danger qu'elles font courir au sport mais surtout aux sportifs eux-mêmes".

Ricco, dont les chances de poursuivre sa carrière sont désormais très limitées, se voulait l'héritier de Marco Pantani, icône du cyclisme italien dont il est le dernier vainqueur du Tour (1998, l'année du scandale Festina). Mais c'est oublier la fin tragique du "Pirate", décédé d'une overdose le jour de la Saint-Valentin 2004.

Copyright © 2011 AFP. Tous droits réservés

AFP - Journal Internet
>Opération antidopage en Espagne : six suspects inculpés
Dimanche 12 décembre 2010 - 17:46:34 GMT

MADRID (AFP) - Six personnes interpellées jeudi en Espagne dans le cadre d'une vaste opération antidopage ont été inculpées dimanche de délit contre la santé publique et trafic de substances illicites par un juge d'instruction de Madrid, a-t-on appris de sources judiciaires.

Les six suspects ont été laissés en liberté.

Au total, 14 personnes avaient été arrêtées lors de ce coup de filet, baptisé Opération Galgo, mené par la Garde Civile à travers le pays.

La plus connue d'entre elles est Marta Dominguez, championne du monde 2009 du 3000 m steeple, qui est enceinte et devrait comparaître lundi devant un juge d'instruction de Palencia (nord de l'Espagne), où elle vit.

Les six personnes entendues dimanche sont Cesar Perez, l'entraîneur de Marta Dominguez, l'athlète Alberto Garcia, l'ex-cycliste Alberto Leon, le préparateur physique Manuel Pascua Piqueras et José Alonso Valero, un ancien athlète et agent, selon des sources judiciaires et les médias.

La sixième, selon ces sources, est le docteur Eufemiano Fuentes, l'homme au coeur d'une importante opération antidopage menée en 2006, principalement dans les milieux du cyclisme, l'Opération Puerto.

Ils ont été "inculpés pour un délit contre la santé publique pour trafic de substances stupéfiantes" et devront "se faire connaître en cas de changement de domicile", selon des sources judiciaires.

En arrivant au tribunal dans la matinée, Alberto Garcia a assuré devant plusieurs journalistes avoir l'esprit "très tranquille". "Je suis absolument certain que je vais être acquitté dans cette affaire", avait-il dit.

Quelques heures plus tard, en sortant libre du tribunal, il a lancé : "Je suis aussi libre que vous, sans mesures de restriction de liberté. Je rentre chez moi".

Les autres suspects arrêtés dans le cadre de cette opération doivent comparaître à leur tour devant la justice dans les prochains jours.

15 perquisitions avaient été menées jeudi à Palencia, Madrid, Alicante et Las Palmas (Canaries) dans le cadre de l'Opération Galgo.

Elles avaient permis à la Garde civile de saisir de "grandes quantités d'anabolisants, stéroïdes, hormones et divers médicaments dont de l'EPO" ainsi que des "poches de sang et du matériel de laboratoire pour réaliser des transfusions sanguines", selon le ministère de l'Intérieur.


Le 20/10/2010 à 06:30 | Mis à jour le 21/10/2010 à 08:44
Natation - Dopage
Bousquet positif et suspendu

L'Equipe, ce mercredi matin, révèle que Frédérick Bousquet a été contrôlé positif à l'heptaminol en juin (lors du meeting du Canet-en-Roussillon) et qu'il purge depuis le 20 septembre une suspension de deux mois infligée par le Commission anti-dopage de la Fédération française de natation.

Interrogé par le quotidien sportif, le double champion d'Europe n'a pas cherché à se dérober même s'il espérait continuer à bénéficier de la discrétion qui était jusque-là de mise. Il assume sa négligence, sur laquelle est basée sa défense. « Je n'ai pas de circonstances attenuantes. [...] Cette sanction, je la mérite, c'est tout. Il suffisait de lire » la notice. Frédérick Bousquet aurait en effet utilisé une pommade contenant ce produit stimulant faisant partie des substances spécifiées* pour pallier l'absence d'un traitement dont il bénéficie pour «une pathologie très précise qui ne contient pas ce produit (Il souffre de crises hémorroïdaires, NDLR) J'ai souffert d'une crise violente. Je n'avais plus ce médicament avec moi. J'ai filé dans une pharmacie de Canet que je connais très bien.» La suite est désormais connue. Le sprinter tricolore devrait faire son retour à la compétition à l'occasion des Championnats de France, du 3 au 5 décembre à Chartres.

* Selon le classement de l'AMA il existe des substances lourdes qui comprennent les anabolisants, et les substances spécifiées. Cette deuxième catégorie permet une certaine flexibilité dans la sanction infligée.

© L'Equipe 24/24 - 2010 - tous droits résérvés


Tour de France : l'Espagnol Contador suspendu provisoirement
AFP- 30/09/2010 à 06:13

L'Espagnol Alberto Contador a été suspendu à titre provisoire après le résultat anormal de son contrôle antidopage dans le Tour de France qu'il a remporté, a annoncé jeudi l'Union cycliste internationale (UCI).

L'UCI a confirmé la présence de traces "extrêmement faibles" de clenbutérol, une substance interdite, dans un échantillon prélevé le 21 juillet, lors de la seconde journée de repos du Tour.

La fédération internationale a ajouté devoir mener, en concertation avec l'Agence mondiale antidopage (AMA), "des investigations scientifiques complémentaires avant qu'une quelconque conclusion puisse être tirée".

"L'UCI continue à travailler avec le soutien scientifique de l'AMA, avec laquelle elle analyse tous les éléments pertinents en relation avec ce cas. Ces investigations complémentaires prendront encore quelque temps", a-t-elle souligné. "La concentration trouvée par le laboratoire a été estimée "à 50 picogrammes (ou 0,000 000 000 05 grammes par ml), soit 400 fois moins que la concentration que les laboratoires antidopage accrédités par l'AMA doivent pouvoir détecter", a détaillé l'UCI.

"Au vu de cette quantité extrêmement faible et en consultation avec l'AMA, l'UCI a immédiatement entamé le processus standard de gestion des résultats, y compris l'analyse de l'échantillon "B", qui a confirmé le premier résultat. Le coureur, qui avait déjà mis un terme à sa saison avant de prendre connaissance du résultat, avait néanmoins été formellement suspendu à titre provisoire, comme le Code mondial antidopage l'exige", a précisé l'UCI.

Contador a lui-même révélé le résultat anormal de son contrôle antidopage, avant la confirmation par l'UCI, en l'expliquant par une contamination alimentaire.

L'Espagnol a gagné pour la troisième fois le Tour de France en juillet dernier.


Cyclisme : l'Espagnol Oscar Sevilla contrôlé positif et suspendu
Publié le jeudi 16 septembre 2010 à 16H55

PARIS (Reuters) - Quatre ans après avoir été impliqué dans l'Opération Puerto, l'Espagnol Oscar Sevilla a été contrôlé positif sur le Tour de Colombie et provisoirement suspendu, a annoncé jeudi l'Union cycliste internationale (UCI).

L'analyse effectuée le 15 août par le laboratoire de Bogota accrédité par l'Agence mondiale anti-dopage a révélé la présence d'Hydroxyethyl starch (un substitut de plasma sanguin, ndlr), précise l'UCI dans un communiqué.

Le coureur cycliste espagnol conserve le droit de demander l'analyse de son échantillon B, ajoute-t-elle. Sa suspension provisoire reste en vigueur jusqu'à ce que la Fédération cycliste espagnole (RFEC) décide de son sort.

Aujourd'hui âge de 33 ans, Oscar Sevilla a couru pour les équipes Kelme, Phonak, T-Mobile et Relax-Gam depuis qu'il est passé professionnel en 1998.

Deuxième de la Vuelta en 2001 et meilleur jeune du Tour de France la même année, il avait été suspendu puis licencié par T-Mobile après avoir été implique dans l'Opération Puerto.

Après s'être exilé en Colombie, il continuait à courir pour des équipes locales.

Julien Prétot, édité par Jean-Paul Couret

(c) Copyright Thomson Reuters 2010


>Le cycliste autrichien Bernhard Kohl contrôlé positif
LEMONDE.FR | 13.10.08 | 19h40

Selon des informations Le Monde, Bernhard Kohl, troisième du dernier Tour de France, a été contrôlé positif à la CERA ("Continuous erythropoietin receptor activator"), une EPO de troisième génération. L'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), qui a repéré à deux reprises dans les échantillons sanguins du coureur de l'équipe Gerolsteiner des traces de ce produit dopant, a notifié, lundi 13 octobre à l'Autrichien âgé de 26 ans, son contrôle positif.

Le meilleur grimpeur de la dernière Grande boucle est le quatrième coureur déclaré positif aux tests rétroactifs effectués par l'AFLD, après les Italiens Ricardo Ricco et Leonardo Piepoli, et l'Allemand Stefan Schumacher


AFP / Reuters - L'Equipe.fr est un site de L'Equipe 24/24.
02/10/2008 13:58
>Cyclisme - Dopage - Ricco suspendu deux ans

Le verdict est tombé pour Riccardo Ricco. L'Italien, contrôlé positif à l'EPO pendant le Tour de France 2008, a donc écopé d'une suspension de deux ans par le Comité national olympique italien (CONI). Le grimpeur a d'abord été sanctionné à une suspension de 18 mois pour le dopage à l'EPO lors du dernier Tour de France, puis la sanction a été alourdie de six mois. Le CONI lui reproche en effet d'avoir eu recours au Docteur Carlo Santuccione. Ce médecin est soupçonné de pratiques dopantes. Après l'enquête "Oil for drugs", il a été interdit à vie de soigner les sportifs en décembre 2007.

Ricco ne pourra donc pas remonter sur un vélo en compétition avant le 30 juillet 2010. Il a immédiatement réagi et s'est déclaré «très déçu et amer» par la sanction, ajoutant qu'il avait espéré «davantage de compréhension.» Le tribunal a donc suivi les réquisitions du parquet qui avait requis 18 mois de suspension pour le seul dopage à l'EPO. A titre conservatoire, le CONI l'avait suspendu de toute compétition depuis le 31 juillet 2008.

Surnommé "le Cobra", il a créé la sensation cette année sur la Grande Boucle en gratifiant le public de jolis numéros de grimpeur, qui avaient débouché sur de belles victoires d'étapes à Super-Besse et à Bagnères-de-Bigorre. Deux succès trop beaux pour être vrais... puisqu'il a été rattrapé le 17 juillet par un contrôle positif (pratiqué à l'issue de la 4e étape à Cholet) à la CERA, une EPO à effet retard qui n'avait jamais été détectée. Après avoir nié pendant plusieurs semaines, il a finalement changé son mode de défense en avouant sa faute le 30 juillet devant le parquet antidopage du CONI. (Avec AFP)


>Les suspensions pour dopage se multiplient à une semaine des Jeux
LEMONDE.FR avec AFP | 31.07.08 | 17h12 | Mis à jour le 31.07.08 | 17h40

A mesure que sont connus les résultats des contrôles antidopage menés ces dernières semaines, les rangs des participants aux prochains Jeux olympiques s'éclaircissent : sept athlètes russes et deux roumaines ont été rattrapées par les patrouilles antidopage jeudi 31 juillet. A un peu plus d'une semaine de l'ouverture des JO, leur rêve olympique s'achève avant la cérémonie d'ouverture.

Parmi les sept Russes tombées dans l'escarcelle de la Fédération internationale d'athlétisme (FIA), figurent deux stars du demi-fond féminin mondial : Yelena Soboleva a battu cette saison le record du monde en salle du 1 500 m et détient la meilleure performance mondiale de l'année sur 800 m ; Tatyana Tomashova est, quant à elle, double championne du monde, en 2003 et 2005, du 1 500 m. C'est donc un joli coup de filet de la FIA.

Les athlètes russes n'ont pas été contrôlées positives, mais elles ont été suspendues pour "convergence d'ADN". Lors d'un contrôle il y a un an, elles ont remplacé leur urine par celle d'un tiers. Le hic, c'est que les sept athlètes ont utilisé les échantillons urinaires du même tiers. Résultat, la Fédération internationale d'athlétisme, pas totalement née de la dernière pluie, a eu des soupçons et accusé les athlètes de "substitution frauduleuse d'urine", avant de leur interdire de participer aux Jeux olympiques.

4 500 TESTS À PÉKIN

Elena Antoni et Cristina Vasiloiu, les deux athlètes roumaines suspendues, ont fait preuve de moins d'originalité. Contrôlées positives à l'EPO, elles ont été coincées par leurs propres instances sportives après les tests demandés par l'agence antidopage roumaine. A l'annonce des résultats, la Fédération roumaine d'athlétisme a pris ses responsabilités et déclaré que les deux sportives n'iront pas à Pékin "tant que leur situation ne sera pas clarifiée". Octavian Morariu, président du Comité olympique roumain, a emboîté le pas : "S'il y a le moindre soupçon de dopage, les deux athlètes ne participeront pas aux JO car nous ne voulons pas voir notre réputation entachée."

Ces nouvelles suspensions s'ajoutent à une liste déjà longue d'athlètes convaincus de dopage. Mercredi, la Fédération bulgared'haltérophilie a confirmé le dopage de l'ensemble de sa délégation six hommes et deux femmes aux stéroïdes anabolisants. Mardi, c'était le sprinteur jamaïcain Julien Dunkley qui était suspendu par sa fédération.

Le Comité international olympique et le Comité d'organisation des Jeux de Pékin ont insisté pour la mise en place d'une politique antidopage très rigoureuse durant les deux semaines de compétition. Près de 4 500 tests sont prévus : les cinq premiers de chaque épreuve seront systématiquement contrôlés, ainsi que deux autres concurrents choisis au hasard. Gare aux contrevenants : en plus de l'annulation de leurs performances à Pékin, ils seront automatiquement privés de Jeux olympiques à Londres en 2012.


Un nouveau contrôle positif à l'EPO sur le Tour
LEMONDE.FR | 16.07.08 | 10h08 | Mis à jour le 16.07.08 | 13h45

Le coureur espagnol Moises Duenas Nevado, 27 ans, de l'équipe Barloworld, a été contrôlé positif à l'érythropoïétine (EPO) lors d'un contrôle effectué par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), mardi 8 juillet, à l'issue de l'étape contre la montre à Cholet.

Le coureur espagnol occupait la 19e place au classement général, à 6 min 43 s du leader, l'Australien Cadel Evans. Son équipe, qui poursuit la course, l'a exclu immédiatement du Tour.

Il s'agit du deuxième contrôle positif à l'EPO enregistré depuis le début de la course. Le précédent concernait l'Espagnol Manuel Beltran (Liquigas), lors de la première étape, le 5 juillet, à Plumelec. Manuel Beltran avait lui aussi été retiré de la course par son équipe, après l'annonce de son contrôle positif, au soir de la 7e étape.

PLUSIEURS COUREURS "CIBLÉS"
L'AFLD a indiqué, en fin de semaine dernière, qu'entre dix et vingt coureurs étaient "ciblés" depuis les résultats des prélèvements sanguins effectués juste avant le départ du Tour. Ces coureurs présentaient des paramètres jugés anormaux.

Un courrier a été adressé, vendredi 11 juillet, aux cyclistes les informant de ces analyses. "Cette transmission n'a en aucun cas valeur d'avertissement au sens juridique du terme", a assuré l'AFLD. Tout en prévenant : "Après avis médical, il a en revanche été suggéré à un certain nombre de coureurs de remettre leurs résultats au médecin de leur équipe, en raison de la possibilité d'un risque sanitaire, compte tenu des valeurs de certains paramètres."

Stéphane Mandard


>Le contrôle positif de Manuel Beltran mine l'atmosphère sur la ligne de départ à Figeac
LEMONDE.FR | 12.07.08 | 13h46 | Mis à jour le 12.07.08 | 17h50

L'ambiance était maussade sur le Tour de France, samedi 12 juillet, à Figeac, avant le départ de l'étape qui devait mener le peloton à Toulouse. Est-ce la petite pluie fine, est-ce le climat lourd de dopage qui règne à nouveau sur la course ? Les coureurs, jusque là disponibles et diserts, sont restés longtemps claquemurés dans les bus, rideaux fermés. Après l'annonce, la veille, du contrôle positif à l'EPO de l'Espagnol Manuel Beltran (Liquigas) et le communiqué de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), indiquant qu'un " certain nombre " de coureurs possédaient des paramètres sanguins anormaux, le Tour avait comme une gueule de bois.

Près de la ligne de départ, le bus de la Liquigas était bloqué par deux voitures de l'équipe, façon blockhaus ou caravane assiégée par les Indiens. Puis, en bons professionnels, les coureurs sont allés remplir leurs obligations publicitaires au village de départ. Les membres de la Liquigas plaisantaient même ouvertement avec les hôtesses, dans une ambiance détendue ou souhaitant le paraître. "Je ne comprends pas pourquoi mon coureur a fait ça", répétait Roberto Amadio, le manager de l'équipe italienne, exprimant également sa désolation après l'annonce que la Vuelta envisageait de retirer sa formation de la course, en septembre prochain.

Dans les stands officiels de l'organisation, Patrice Clerc, président d'Amaury Sport Organisation (ASO), temporisait déplorant " le déferlement hystérique " provoqué par l'affaire. " L'AFLD a attrapé un tricheur comme dans beaucoup d'autres épreuves cyclistes, comme dans d'autres sports chaque week-end, assurait-il. J'en suis content. Il y a un tricheur de moins. Je suis abasourdi qu'il y ait encore un gars qui n'ait pas compris qu'il fallait changer. " Patrice Clerc a regretté qu'on " jette en pâture " des chiffres sur le nombre de coureurs ayant des paramètres sanguins anormaux. " On lance une chasse aux suspects ", a-t-il estimé.

Quelques instants, plus tard, Bernard Laporte, secrétaire d'Etat chargé des sports, reprenait un discours similaire. " Ca me rassure, ça prouve qu'il n'y a pas de pitié pour les gens qui trichent. Quand il y en a un qui triche, il est pris. " Le membre du gouvernement a insisté sur le fait qu'il s'agisse à ses yeux " d'un cas isolé ", d'un " coureur de la vieille école ", âgé de 37 ans. " J'ai confiance dans la nouvelle génération ", a-t-il assuré.

Du côté du peloton français, Roger Legeay, manager du Crédit agricole, tentait de faire bonne figure et entonnait peu ou prou le même discours. " C'est pas agréable mais ça prouve que la lutte antidopage marche. On attrape les types, c'est plutôt une bonne nouvelle. " Jean-René Bernaudeau, manager de Bouygues Telecom, se montrait moins diplomatique en jugeant " pitoyable " l'attitude d'un " abruti avec un grand A. " A 13 heures juste, le peloton s'est enfin ébroué et a pris la direction de Toulouse.

Benoît Hopquin et Mustapha Kessous


Le Tour de France 2008 entaché par une première affaire de dopage
LEMONDE.FR avec Reuters | 11.07.08 | 20h08 | Mis à jour le 11.07.08 | 20h48

Le coureur espagnol Manuel Beltran, de l'équipe Liquigas, a été contrôlé positif à l'érythropoïétine (EPO), ont annoncé, vendredi 11 juillet, les organisateurs Amaury Sport Organisation (ASO), et le président de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), Pierre Bordry. L'information avait été révélée un peu plus tôt par le site du quotidien sportif L'Equipe. Les traces de la substance interdite auraient été trouvées dans l'échantillon A des urines de Beltran, prélevées à l'issue de la première étape du Tour, samedi, entre Brest et Plumelec.

"La société Amaury Sport Organisation (ASO) a contacté l'équipe Liquigas pour lui signifier le contrôle positif de Manuel Beltran. L'équipe a déclaré qu'elle mettait son coureur hors-course immédiatement", a annoncé l'organisateur du Tour, qui précise néanmoins que l'exclusion de Beltran n'entraîne pas automatiquement celle de l'équipe italienne.

"Le contrat signé par les équipes ne met pas en cause une équipe au motif que son coureur est positif sauf s'il est démontré l'existence d'un dopage organisé", a expliqué un responsable cité anonymement par Reuters. En début de soirée, des gendarmes procédaient à la perquisition des locaux de l'équipe Liquigas à Aurillac.

"C'EST UN COUP DUR"

"C'est un coup dur. Une fois de plus, la preuve est faite que des individus sont prêts à prendre des risques stupides (...) J'espère que ce sera un cas isolé et qu'il n'y aura pas d'autres cas sur la course", a déploré le président de l'Union cycliste internationale (UCI), Pat McQuaid.

Beltran, qui au cours de sa carrière a notamment épaulé Lance Armstrong au sein des équipes US Postal et Discovery Channel, faisait également partie des coureurs ciblés par les prélèvements sanguins pratiqués par l'AFLD sur l'ensemble du peloton les jeudi 3 et vendredi 4 juillet. Selon le président de l'AFLD, Pierre Bordry, le coureur peut demander un deuxième test.

L'ensemble des coureurs étaient concernés par ces prélèvements, mais seule une dizaine d'entre eux ont eu des résultats anormaux, selon les informations du Monde publiées vendredi. Ces derniers devraient se voir remettre une lettre en main propre, vendredi, par l'AFLD. Ce document a valeur d'avertissement et signifie que l'AFLD les surveille de près.

L'Agence est pour la première fois responsable des contrôles sur le Tour en lieu et place de l'UCI et de l'Agence mondiale antidopage (AMA). Elle enverra les résultats de ses contrôles à l'UCI pour lui permettre d'enrichir le "passeport biologique", un dispositif mis en place pour chaque coureur depuis le début de l'année, mais qui n'est pas utilisé pendant ce Tour.


Une dizaine de coureurs du Tour de France ciblés par l'Agence de lutte contre le dopage
LE MONDE | 11.07.08 | 09h14 | Mis à jour le 11.07.08 | 14h23

Vendredi soir, à leur hôtel, certains coureurs devraient avoir la surprise dese voir porter une lettre à leur attention. Remise en main propre par des médecins préleveurs et des escortes de l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), la missive recèle les résultats des prélèvements sanguins pratiqués par l'AFLD sur l'ensemble du peloton les jeudi 3 juillet et vendredi 4 juillet, précédant le départ du Tour de France.

Ces résultats doivent être transmis à tous les coureurs. Selon nos informations, les analyses ont révélé des résultats anormaux chez une dizaine de coureurs participant à la Grande Boucle. La lettre envoyée par l'AFLD vaut, pour ces derniers, avertissement . Elle signifie à ces récipiendaires qu'ils sont dans le collimateur de l'Agence qui, pour la première fois cette année, est seule responsable des contrôles.

Les coureurs dont les paramètres (hématocrite, hémoglobine, réticulocytes) font apparaître des valeurs "assez troublantes" seront et sont déjà pour certains l'objet de contrôles antidopage particulièrement ciblés susceptibles de mettre en évidence l'usage de produits interdits. Une valeur élevée d'hématocrite ou d'hémoglobine, par exemple, peut en effet indiquer la prise d'érythropoïétine (EPO) ou le recours à une transfusion sanguine.

Les résultats des prélèvements sanguins réalisés avant le départ de la Grande Boucle ont également été envoyés à l'Union cycliste internationale (UCI) pour lui permettre d'enrichir le "passeport biologique" des coureurs. Mis en place depuis le début de la saison pour traquer les anomalies hématologiques chez les coureurs et donc permettre de débusquer plus facilement les tricheurs en ciblant mieux les contrôles, le passeport biologique ne peut pas être utilisé pendant le Tour.

L'UCI a en effet refusé de transmettre les précieuses données qu'il renferme à l'AFLD. Son président, Pierre Bordry, vient d'écrire à son homologue de la fédération internationale, Pat McQuaid, pour lui faire part de son mécontentement.

Début mai, l'UCI avait laissé entendre que 23 coureurs étaient particulièrement ciblés.


Stéphane Mandard


Le « super-EPO » au marché noir des dopants
LE MONDE ECONOMIE | 16.06.08 | 14h45 | Mis à jour le 16.06.08 | 14h45

La production mondiale annuelle d'érythropoïétine (EPO) serait, selon Sandro Donati, expert italien auprès de l'Agence mondiale antidopage (AMA), cinq à six fois supérieure à la quantité nécessaire pour couvrir les besoins thérapeutiques (traitement des anémies ou des insuffisances rénales). Une des explications tient à l'existence d'un important marché noir à destination des sportifs. Selon une étude financée par l'Union européenne en 2002, le marché noir des produits dopants représenterait plusieurs milliards d'euros par an en Europe.

Toujours à l'affût des dernières molécules capables d'améliorer leurs performances, certains sportifs sont prêts à tout, y compris jouer les cobayes pour bénéficier des effets d'un médicament avant les autres.

En 2004, la police italienne a ainsi découvert avec stupeur que des coureurs cyclistes n'avaient pas hésité à tester une molécule, la CERA (Continuous Erythropoiesis Receptor Activator), alors qu'elle était toujours en phase d'études cliniques.

Développée par le laboratoire pharmaceutique suisse Roche dans le but de traiter les anémies associées aux maladies rénales chroniques et aux cancers, la CERA avait rapidement été rebaptisée "super-EPO" dans le peloton parce qu'elle permettait d'améliorer la production de globules rouges - et donc le transport d'oxygène vers les muscles - de façon beaucoup plus prolongée que les autres formes d'EPO (Aranesp, Dynepo).

L'enquête de la police italienne n'a pas permis d'établir comment les coureurs étaient parvenus à se procurer ladite molécule. La publicité de l'affaire a, en revanche, conduit le laboratoire suisse à collaborer avec l'AMA pour permettre aux autorités antidopage de mettre au point un test de détection capable de retrouver la CERA - commercialisée depuis peu - dans les urines ou le sang des sportifs qui continueraient à l'utiliser, pour l'heure en toute impunité. Une étude clinique est en cours au Laboratoire suisse d'analyse du dopage, à Lausanne.

Stéphane Mandard
Article paru dans l'édition du 17.06.08.


Süreyya Ayhan, « princesse » truc déchue du demi-fond
LE MONDE | 20.11.07 |
ISTANBUL CORRESPONDANCE

Süreyya Ayhan ne foulera sans doute pas la piste d'athlétisme de Pékin. L'athlète turque, championne d'Europe du 1 500 m en 2002, a subi un test antidopage qui s'est révélé positif, alors qu'elle s'entraînait aux Etats-Unis en vue de préparer les Jeux olympiques de 2008, a révélé, vendredi 16 novembre, la Fédération turque d'athlétisme. La substance incriminée n'a pas été précisée, mais une seconde expertise de l'échantillon, pratiquée au Canada, a confirmé l'infraction.

La coureuse de demi-fond, âgée de 29 ans, héroïne déchue du sport turc, risque la suspension à vie. En 2004, peu de temps avant les JO d'Athènes, pour lesquels elle devait être la porte-drapeau de la Turquie, elle s'était soustraite à un contrôleantidopage avec la complicité de son mari et entraîneur, Yücel Kop. Sureyya Ayhan a été suspendue de compétitions pour deux ans en 2005,, peine ensuite ramenée à un an. Le couple jurait ne pas avoir eu recours au dopage. Ce récent contrôle positif, qui date du mois de septembre, pourrait sonner la fin de carrière d'une athlète dont la chute est aussi brutale que l'ascension.

En 2002 Süreyya Ayhan est couverte d'or. L'or de Munich et des championnats d'Europe. Et les 1500 pièces d'or, cadeau de l'Etat turc. Inconnue l'année précédente, La princesse turc était devenue une icône dans un pays en manque de sportifs de renom. Le jour de la finale des championnats du monde en 2003,à Paris, tout le pays s'arrête pour voir le triomphe annoncé de Süreyya. Le premier ministre Recep Tayyip Erdogan saute même dans un avion pour se rendre au Stade de France. Elle décroche la médaille d'argent. Elle bat également, la même année, le record d'Europe du 1500 m. A chaque fois en faisant la course à fond, en tête de bout en bout.

Mais, très vite, Süreyya traine une réputation sulfureuse pour ses performances subites et sa relation fusionnelle avec son entraîneur. Véritable gourou, , Yücel Kop, ex-skieur de fond, aujourd'hui âgé de 51 ans, a façonné la carrière de sa protégée. En 2003, ils se sont mariés pour mettre fin au scandale de leur relation. Depuis, à Ankara ou dans leur camp de préparation aux Etats-Unis, le couple vivait reclus et coupé de la Fédération turque.

Guillaume Perrier
Article paru dans l'édition du 09.10.07.


Affaire Puerto : « Ce serait un peu étrange que le cyclisme soit le seul sport impliqué dans un système aussi organisé »
LE MONDE | 12.11.07 | 15h28 | Mis à jour le 12.11.07 | 15h29

La justice espagnole, qui a classé sans suite, en mars, l'enquête sur le réseau de dopage organisé par le médecin Eufemiano Fuentes, ne s'est toujours pas prononcée sur l'appel déposé par l'AMA. « J'espère que l'affaire Puerto n'est pas encore terminée et qu'elle ira jusqu'à son terme, déclare Richard Pound. Nous attendons la décision du juge après notre appel contre sa décision de classer le dossier. La situation, aujourd'hui, n'est pas satisfaisante. Pat McQuaid le président de l'Union cycliste internationale assure très fermement qu'au départ de l'enquête on a assuré qu'il n'y avait pas seulement des cyclistes dans le dossier. Et, en Espagne, le ministre des sports Jaime Lissavetsky affirme que seuls des cyclistes seraient concernés. Ce serait un peu étrange que le cyclisme soit le seul sport impliqué dans un système aussi organisé. »

Stéphane Mandard
Article paru dans l'édition du 13.11.07.


DOPAGE
Patrick Sinkewitz se confesse
Article paru dans l'édition du 06.11.07>

Le coureur allemand Patrick Sinkewitz, contrôlé positif à la testostérone avant le Tour de France, passe aux aveux dans un entretien paru lundi 5 novembre dans le magazine Der Spliegel. Il reconnaît s'être dopé à l'EPO à partir de 2003 et avoir eu recours à des transfusions sanguines pendant le Tour 2006 avec l'aide des médecins de l'éqipe T-Mobile. Le domicile des médecins a été perquisitionné.


Dernier revers pour Martina Hingis
Contrôlée positive à la cocaïne, l'ex-numéro 1 mondiale conteste, mais décide, pour la seconde fois, de se retirer du circuit.
LIONEL FROISSART
QUOTIDIEN : vendredi 2 novembre 2007

Martina Hingis a-t-elle franchi la ligne blanche ? Hier, chez elle à Zurich, la joueuse de tennis avait convoqué la presse pour révéler avoir subi un contrôle positif à la cocaïne le 29 juin. La voix blanche, visiblement émue, Hingis a lu un long communiqué. «Je suis soupçonnée de m'être dopée à la cocaïne lors du tournoi de Wimbledon. Ce soupçon est si terrible que je me suis décidée à ce coming out. Je sais que je ne me suis pas dopée et que je suis innocente. J'aurais une peur panique de prendre des drogues». A cause de ce terrible doute, mais aussi minée par des problèmes de santé récurrents (douleur à une hanche), Martina Hingis a décidé de mettre un terme définitif à sa carrière de joueuse alors qu'elle vient de fêter ses 27 ans.

La Suissesse, d'origine slovaque, a indiqué avoir refait un test capillaire de sa propre initiative, qui s'est révélé négatif. Toutefois, selon Hingis elle-même, ses échantillons d'urine A et B ont été testés positifs. Selon les avocats de la championne, plusieurs irrégularités ont été relevées dans la procédure de test antidopage. «Les autorités devront admettre qu'elles se sont trompées», a ajouté Martina Hingis, «elles sont incapables de prouver que l'urine [qui a été testée positive à la cocaïne, ndlr] est la mienne».

Curieusement, Larry Scott, à la tête de la WTA, l'organisme qui gère le circuit féminin de tennis, a indiqué hier soir ne pas avoir «reçu d'informations concernant un éventuel contrôle antidopage de la Suissesse Martina Hingis». Quelle que soit la suite de cette affaire, il faudra s'habituer à ne plus voir Martina Hingis sur les courts. Déjà, en 2002, Martina Hingis avait annoncé sa retraite à la suite d'une double opération aux chevilles pour avoir utilisé trop longtemps des chaussures mal adaptées à sa morphologie. Sans vraiment l'avouer, elle se voyait aussi débordée par la montée en puissance surtout musculaire de ses adversaires. Son jeu, tout en finesse et en subtilité, paraissait alors d'un autre temps.

Amours. Elle décida donc, à 22 ans, de profiter du sien. Après tout, après s'être consacrée au tennis pendant vingt ans oui, sa mère et entraîneuse lui avait glissé une raquette dans les mains dès l'âge de 2 ans elle aspirait à découvrir d'autres plaisirs que celui de gagner beaucoup d'argent en renvoyant une petite balle jaune sur les courts du monde entier.

Depuis cette époque, on sait que Martina n'est pas faite du bois dont on faisait les raquettes. Avec un petit sourire malicieux, elle n'a jamais fait mystère de ses conquêtes masculines, sur le circuit de tennis d'abord, avant de séduire un jeune golfeur, puis un célèbre défenseur de l'équipe d'Arsenal, suivi du fils d'un fameux cavalier (l'équitation est la deuxième passion de cette jeune fille). Avant de croiser de manière éphémère la trajectoire du pilote Jacques Villeneuve. C'était avant de revenir à ses premier amours en quelque sorte en tombant dans le bras du Tchèque Radek Stepanek, jusqu'à annoncer, au grand dam de ses nombreux admirateurs, son mariage avec le joueur le plus détesté de la planète tennis. Puis Stepanek a connu le même sort que ses nombreux prédécesseurs. Cette amourette eut au moins le mérite de redonner à Martina Hingis le goût du tennis et de la compétition.

Teigneuse. C'est ainsi qu'en décembre 2005, la Suissesse, toujours conseillée(quoique de manière plus discrète), par sa mère, Mélanie Molitor, a fait son retour sur le circuit. A l'époque, les organisateurs ne se sont pas fait prier pour inviter cette joueuse charismatique et tellement séduisante sur un court. Ses anciennes ou futures adversaires souvent les mêmes ont grimacé. Les premières sorties d'«Hingis II» prêtaient à sourire ou à s'apitoyer. A l'évidence, sa puissance limitée et son service, d'école mais trop lent, n'en faisaient pas une joueuse d'avenir. Les observateurs avertis affirmaient pourtant que la teigneuse joueuse suisse ne tarderait pas à réintégrer un classement honorable. Mais de là à voir celle qui avait été numéro 1 mondiale à 16 ans revenir troubler la progression des meilleures joueuses mondiales Après cinq mois, Hingis pointait déjà à la quinzième place du classement WTA. Secrètement, elle n'était pas fâchée d'agacer à nouveau. N'était-ce pas le signe qu'il fallait à nouveau la craindre ? Car brillante, et même parfois irrésistible sur le court, Hingis a souvent exaspéré en coulisse. On lui reprochait une certaine distance, vue comme de l'arrogance, son sourire insolent, mais surtout son comportement d'enfant capricieuse dès que les choses ne tournaient plus rond pour elle. C'est que la Suissesse, élevée à la dure, n'a jamais envisagé la défaite comme une option. Et les 40 millions de dollars gagnés grâce à son sport, dont la moitié par la générosité de ses sponsors, n'y ont jamais changé quoi que ce soit.

Son incomparable intelligence du jeu et sa science du placement juste n'ont pas souvent été célébrées par ses adversaires, plus sensibles au mauvais caractère de l'enfant prodige.

Après sa première retraite, Martina Hingis était pourtant revenue au tennis dans de meilleures dispositions, toujours souriante, mais vraiment décontractée. Ce qui ne l'avait pas empêchée de reprendre sa place dans l'élite.

Déjà victorieuse de 5 tournois du Grand Chelem au temps de sa gloire, même si Roland-Garros lui a toujours échappé malgré deux présences en finale, elle a tout même ajouté trois tournois à son palmarès en 2006 pour bloquer ses statistiques sur 43 victoires en simple et 37 en double.

© Libération | designed by BT France


ATHLÉTISME
Marion Jones rend ses médailles des Jeux de 2000
Article paru dans l'édition du 10.10.07

La sprinteuse américaine Marion Jones a restitué ses médailles des JO de Sydney (or sur 100 m, 200 m et 4 × 400 m, et bronze au saut en longueur et au 4 × 100 m). Elle doit aussi reverser au Comité olympique américain (USOC) 100 000 dollars acquis en 2000 et 2001. Vendredi 5 octobre, elle avait avoué devant un juge new-yorkais l'utilisation de produits dopants à cette époque.


Athlétisme
>Une pincée de dopage
Vitamines, antioxydants, créatine. Une enquête révèle que 85 % des sportifs de haut niveau consomment des compléments alimentaires. Une pratique légale, mais sujette à nombre de dérives.
Par CÉDRIC MATHIOT ET LAURENT LEPELTIER
Libération, mardi 9 octobre 2007

Les stars de l'athlétisme français en pharmacie Depuis six mois, les sprinters Ronald Pognon, Christine Arron, David Alerte et le perchiste Romain Mesnil sont les têtes de gondole d'un nouveau sponsor : Eafit, spécialiste hexagonal du complément alimentaire, champion du pot de protéines géant et des produits minceur. L'entreprise, basée dans le sud de la France, entend profiter de l'aura des champions pour vendre sa gamme «grand public» et se targue de fournir gratuitement les athlètes, avec si besoin, les conseils d'un médecin mis à disposition par la marque. Le partenariat a suscité des grimaces ( «en tant qu'éducateur, c'est difficile d'être pour», grince un responsable fédéral) et quelques railleries : début septembre, Eafit a acheté une pleine page de pub dans l'Equipe pour féliciter Mesnil de sa médaille d'argent aux Mondiaux le jour où Naman Keita, coureur de 400 m haies de l'équipe de France, contrôlé positif lors de la même compétition, affirmait avoir été dopé à son insu par un complément alimentaire «pollué» acheté sur Internet.


«Ce n'est pas un tabou»
Mais l'arrivée des compléments sur les liquettes des stars a surtout un mérite : elle révèle la banalisation de pratiques usuelles dans l'athlétisme moderne. Longtemps, la France a stigmatisé le penchant anglo-saxon pour ces produits d'appoint, parfois considérés comme des marchepieds vers des produits moins licites. Tout indique que l'exception française a fait long feu. «Ce n'est pas un tabou», dit Mesnil, qui dit prendre «des gels et des complexes de vitamines, pour combler les carences». «Une chose est certaine, ils en prennent tous, même ceux qui s'en défendent», assure un entraîneur français. Eafit assène un discours décomplexé : «Nous misons sur la qualité et pouvons aider les athlètes, qui ont parfois des lacunes en termes de nutrition», dit Jean-Luc Gaillard, directeur commercial de la marque. Selon une enquête réalisée entre 2004 et 2006 par l'IAAF auprès de 310 athlètes de l'élite mondiale, 85 % de ces sportifs se disent consommateurs de compléments. Une trentaine de Français ont été questionnés, pour des résultats dans la moyenne. Impressionnant, le pourcentage ne peut s'analyser en données brutes. Le spectre des produits - et des usages qui en sont faits - est aussi large que la définition du complément alimentaire : un produit destiné à être ingéré en complément de l'alimentation, afin de pallier l'insuffisance réelle ou supposée des apports journaliers en vitamines, minéraux, protéines ou extraits végétaux. Pour des objectifs eux aussi variés : produits de récupération, d'hydratation, dynamisants (qui contiennent des molécules proches des amphétamines), jusqu'aux produits censés avoir des propriétés proches des hormones de croissance ou des stéroïdes et qui en contiennent parfois.

«Les produits que les athlètes disent utiliser le plus sont les vitamines, les antioxydants, les minéraux, les protéines, la créatine», rapporte l'auteur de l'étude, Frédéric Depiesse, président de la commission médicale de la fédération française et membre de la commission médicale de l'IAAF. Le médecin français a trouvé dans la consultation quelques signaux «rassurants» (trois quarts des interrogés disent prendre les compléments avec l'avis d'un médecin ou d'un nutritionniste) mais concède avoir été «un peu surpris» par l'ampleur de la pratique, contre laquelle l'Agence mondiale antidopage (AMA) émet de régulières mises en garde.


«Les athlètes font leur cuisine»
Surpris, les athlètes français ne le sont pas. «Un mec qui fait du haut niveau et dit qu'il ne prend rien, c'est un menteur», sourit Cédric Lavanne, coureur de 110 m haies : «Je prends des acides aminés essentiels, pour la synthèse musculaire. J'ai pris de la pure Whey il y a trois ans [complément hyperprotéiné ndlr], mais j'ai pris 3 kilos en 2 semaines et j'ai arrêté. Chacun a ses trucs. Les sprinters prennent du Zmax, Zma, Tribulus, Tribulmax [des produits censés augmenter le taux de testostérone]. Ils doublent ça avec de la créatine, pour la puissance et la récupération. Quand tu vois un mec qui a des crampes après chaque séance, tu peux être sûr qu'il abuse de la créatine .» ­Yohann Diniz, vice-champion du monde du 50 km marche, parle d'un passage obligé : «J'évite d'en prendre autant que possible. Mais dans les sports d'endurance, on a besoin de fer, de magnésium et de vitamine B12. Il faut en prendre pour ne pas aller à la blessure. Lors de mon dernier stage en Afrique du Sud, j'ai essayé de m'en passer. Au bout de dix jours, j'étais complètement tétanisé.» «La naïveté est de croire qu'un athlète de haut niveau a les mêmes besoins qu'un individu lambda», dit un entraîneur.

Le souci est que le degré de connaissance des athlètes n'est pas forcément plus élevé que celui de l'individu lambda. «Il y a sur le marché un grand nombre de trucs mercantiles, mensongers, bourrés d'allégations fallacieuses», pointe Stéphane Diagana, ex-champion du monde sur 400 m haies. En théorie, chaque athlète de haut niveau est prié de soumettre les produits au médecin fédéral. Certains disent s'y plier, mais d'autres, éparpillés dans les groupes d'entraînements, «oublient» parfois la case fédérale, à en croire un entraîneur : «Les athlètes font leur cuisine d'après leurs propres expériences et les avis pas toujours renseignés d'autres sportifs. Certains ont la réputa tion de s'y connaître. Ça passe peu par la fédé ou les entraîneurs. Le mot d'ordre doit être : Surtout, n'en parle pas à ton coach. » La Fédération française d'athlétisme concède avoir été un peu dépassée. «Jusqu'à récemment, le discours majoritaire en France, c'était : Ne prenez r ien. Mais on se rend compte que c'est inefficace. Parce que les athlètes écoutent d'autres personnes et en prennent quand même, reconnaît Frédéric Depiesse. La fédération est en train d'adopter un discours plus réaliste.» Franck Chevallier, directeur technique national : «L'athlétisme est un sport où chaque millième de seconde compte. On peut comprendre qu'à partir d'un certain niveau les athlètes envisagent tous les domaines de la performance pour s'améliorer. La nutrition en est un, et on peut considérer que pour un athlète de l'élite le complément alimentaire est une démarche ultime. Mais uniquement s'il a épuisé toutes les autres démarches vers le haut niveau, comme l'alimentation saine, la vie saine, la consultation de kiné et de nutritionnistes.»


Mauvaises surprises au fond des pots
Lors des récents championnats du monde au Japon, pour lutter contre les conditions de chaleur extrême, la fédération a fourni aux athlètes des produits d'effort et de récupération fournis par son sponsor, les laboratoires Pierre Fabre, qui ont lancé fin 2006 une gamme de produits de «diététique de l'effort». La conférence annuelle de la commission médicale de la FFA, qui se réunira début décembre, actera un nouveau discours à l'attention de l'élite sportive. «L'idée est que le complément peut être utilisé au cas par cas, mais toujours avec l'avis du médecin fédéral», ajoute le docteur Depiesse.

La vigilance reste au cœur de ce discours. D'abord à cause des mauvaises surprises parfois cachées au fond des pots. Plusieurs études ces dernières années ont montré que 15 % des compléments alimentaires contenaient des traces de produits dopants - dérivés stéroïdiens, surtout - non affichés sur les étiquettes. Ces «contaminations» sont le fruit de procédés industriels mal maîtrisés, ou répondent à la volonté délibérée des fabricants de conférer plus d'efficacité à leurs produits. Les risques sont encore renforcés par le fait que les industriels américains jouissent depuis 1994 d'un cadre très laxiste les autorisant à mettre dans leurs produits des substances interdites ailleurs Pro Dietic, un fabricant français de compléments, a reçu récemment un lot de matières premières venant de Chine qui comportait des stéroïdes. «L'expéditeur nous a dit que le lot était en fait destiné aux Etats-Unis. On l'a renvoyé illico», rapporte un responsable de l'entreprise.


«Comme manger 25 kg de thon»
Mais le danger guette aussi à la pharmacie du coin. Une foule de «produits minceur» vendus en France contiennent des extraits de Citrus aurantium ou orange amère. Autorisé à la vente, ce stimulant - considéré comme un succédané de l'éphédra, interdit - contient deux molécules : la synéphrine, placée sous surveillance de l'Agence mondiale antidopage, et l'octopamine, interdite par l'AMA depuis 2006. «Le problème, note le docteur Jean-Pierre Fouillot, président de l'Association des antennes médicales régionales de prévention du dopage, c'est que les fabricants donnent rarement des précisions sur les dosages, ce qui en fait un produit à risque.» Le Ripped Max d'Eafit, sponsor de l'athlétisme français, comporte ainsi du C itrus aurantium et n'affiche rien sur la quantité desdites molé­cules. Une jeune société française, Wall Protect, propose depuis peu un label «100 % sans risque de dopage». Le médecin de la FFA dit «encourager cette démarche», tout en précisant qu' «elle ne doit pas être une incitation à la consommation, ni une preuve de l'intérêt des produits labellisés». Car au-delà du risque de dopage accidentel, c'est bien le caractère systématique du recours aux compléments qui alarme.

Pour Jean-Pierre Fouillot, «le développement de l'usage des compléments alimentaires relève aujourd'hui de la conduite dopante. Le recours devrait être réduit. Les produits d'hydratation et d'apports glucidiques sont indispensables pour éviter la déshydratation ou l'hypoglycémie lors d'un exercice de longue durée. Mais la recherche du produit en vue d'améliorer la performance est déjà en soi une démarche de dopage». Même légale, la prise de complément met l'athlète en face de sa propre définition de ce qu'est une «performance naturelle». Et là, chacun place le curseur où il l'entend. «Le complément doit répondre à un besoin ponctuel. Tu dérapes dès lors que tu ne peux pas faire sans», juge Brice Panel, coureur de 400 m. «On sait que les acides aminés branchés permettent d'éviter à l'organisme de casser du muscle après une séance de musculation, dit Stéphane Diagana. Qu'on les mange dans les lentilles du Puy ou en poudre, cela ne change rien. A condition que cela reste dans des dosages physiologiques. Par exemple, on trouve de la créatine dans certains aliments, mais le souci, c'est que les doses prescrites pour obtenir un résultat équivalent à manger 25 kilos de thon. On n'est plus dans une démarche de nutrition. Si l'objectif est de booster une fonction organique, on dépasse la ligne jaune.» Une ligne qu'une partie des athlètes a enjambée, sans forcément y voir malice. Dans l'enquête de l'IAAF, près de la moitié des athlètes interrogés ont déclaré que leur prise de compléments alimentaires visait bien une amélioration des performances.

© Libération | designed by BT France


>Après ses aveux de dopage, Marion Jones a rendu ses médailles des JO de Sydney
LEMONDE.FR : Article publié le 09.10.07
L'athlète américaine, qui a reconnu s'être dopée, a rendu au Comité olympique américain ses récompenses obtenues en 2000.

Après avoir avoué, vendredi, s'être dopée, l'athlète américaine Marion Jones a rendu, lundi 8 octobre, à Austin (Texas), les trois médailles d'or et les deux de bronze qu'elle avait remportées lors des Jeux olympiques de Sydney, en 2000. Les médailles, actuellement aux mains du Comité olympique américain (USOC), "retourneront au siège du Comité international olympique à Genève, où elles seront remises aux vrais vainqueurs des Jeux", a expliqué le directeur exécutif de l'USOC, Jim Scherr.

Marion Jones devra également être déchue de tous ses titres acquis en compétition depuis le 1er septembre 2000, et reverser au Comité olympique américain 100 000 dollars de primes gagnés pendant cette période.


"QUELQUE CHOSE A ÉTÉ GAGNÉ DE MANIÈRE MALHONNÊTE"
Peter Uebberroth, président de l'USOC, a estimé que les équipières de la coureuse dans les épreuves de relais féminins à Sydney devraient également rendre leurs médailles. "Nous pensons que quelque chose a été gagné de manière malhonnête et que cela a totalement entaché les courses de relais", a pour sa part affirmé Jim Scherr. En 2000, Marion Jones avait obtenu trois titres (100 m, 200 m et 4 × 400 m), ainsi que la troisième place au 4 × 100 m et à la longueur.
avec AFP


>Dopage, violences, fraudes : les affaires se multiplient dans le sport américain
LE MONDE | 08.10.07 | 17h09 | Mis à jour le 08.10.07 | 17h09
NEW YORK CORRESPONDANT

Le cas de Marion Jones — qui, après des années de dénégations outrées et de menaces contre ses accusateurs, a plaidé coupable d'usage de produits dopants devant un tribunal américain, vendredi 5 octobre — prend une telle ampleur aux Etats-Unis que le président George Bush lui-même a cru devoir exprimer sa "tristesse".

Ainsi donc, la "fille en or" du sport américain, seule athlète de l'histoire à avoir remporté lors d'une même olympiade cinq médailles (dont trois d'or), était réellement "chargée", en particulier à la célèbre THG (Tétrahydrogestrinone) délivrée par le laboratoire californien Balco à de nombreux sportifs dans diverses disciplines. Peter Ueberroth, le président du comité olympique américain (USOC), a appelé Marion Jones à "restituer ses médailles".

Dans sa période de gloire (1998-2002), celle-ci pouvait toucher jusqu'à 100 000 dollars pour une victoire dans un 100 mètres en meeting et des centaines de milliers en dessous-de-table pour y participer. En athlétisme, elle était celle dont les revenus publicitaires étaient les plus élevés.

La déchéance d'une star a forcément quelque chose de triste. Pourtant, peu de commentateurs américains adhèrent à la "tristesse" de leur président. Car cette fois, l'affaire semble dépasser son cas et sans doute, aussi, le seul problème du dopage. "Désolé, mais je ne me sens pas du tout désolé de ce qui arrive à Jones", clamait dimanche 7 octobre George Vecsey, chroniqueur sportif du New York Times, dans un article empreint d'amertume et de circonspection quant à l'évolution du sport professionnel aux Etats-Unis.

Son analyse reste circonscrite à la question du dopage. M. Vecsey y énumère quelques-uns des grands noms du sport américain récemment convaincus de ce type de tricherie. Le base-ball, premier sport du pays, se taille la part du lion, avec le dopage avéré d'immenses vedettes telles Barry Bonds (client régulier du laboratoire Balco) ou Mark McGuire.

Et si le chroniqueur new-yorkais cite aussi Floyd Landis, le vainqueur américain déchu du Tour de France 2006, le Los Angeles Times, lui, n'hésite plus, le même jour, à faire peser le soupçon sur Lance Armstrong, parmi ceux qui ont "véhémentement insisté de leur innocence" avant d'être finalement convaincus un jour de dopage.

Le problème est que Marion Jones, 31 ans, en fin de carrière et partiellement ruinée, n'a pas triché que dans le sport. Elle est également citée dans une scabreuse fraude sur des chèques bancaires à hauteur de 5 millions de dollars dans laquelle est impliqué son ancien compagnon, Tim Montgomery (ex-recordman du monde du 100 mètres, client comme elle de Balco et convaincu de dopage en 2005).

Le problème est aussi que, depuis plusieurs mois, l'opinion américaine assiste, un peu abasourdie, à une avalanche d'"affaires" d'ordre criminel - agressions, fraudes financières, trucages de compétitions, abus de pouvoir... - dans lesquelles se retrouvent impliqués des athlètes ou des dirigeants des grands sports professionnels. Dernière en date : la condamnation en première instance pour harcèlement sexuel, début octobre, d'Isiah Thomas, le manager de l'équipe de basket New York Knicks.

En juillet, des matches truqués en NBA, la ligue professionnelle de basket-ball, avec achat d'arbitres, avaient défrayé la chronique. En avril, le quotidien populaire USA Today avait fait sa "une" avec les visages de 42 joueurs de 18 clubs différents de la NFL, la ligue nationale de football américain, tous mis en examen en 2006 dans des affaires de drogue, de fraude ou de violences physiques allant jusqu'à l'usage d'armes à feu.

Le salaire médian des joueurs, dans la NFL, est de 1,76 million dedollars par an. Nombre des joueurs impliqués gagnent, eux, 3 à 5 millions. Le quotidien indiquait qu'après avoir trop longtemps fermé les yeux, les dirigeants du football avaient décidé d'" affronter les problèmes de discipline" dans leurs rangs.

Trois mois plus tard, un footballeur du club Atlanta Falcon, Michael Vick, était pris la main dans le sac : il organisait des combats illégaux de chiens et des paris tout aussi illégaux sur ces combats. Rémunéré par contrat 130 millions de dollars sur dix ans, il était une des grandes vedettes du club.

Le sport professionnel américain est loin d'être chancelant. Mais plusieurs gros sponsors envisagent désormais des réaménagements dans la répartition de leur manne financière au profit du sport universitaire, lui aussi extrêmement populaire - et dont la richesse croît régulièrement.

Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du 09.10.07.


>DOPAGE Les aveux de Marion Jones
Article paru dans l'édition du Monde du 07.10.07

Marion Jones, en larmes, vendredi 5 octobre. « C'est avec une grande honte que devant vous je peux vous dire que j'ai trahi votre confiance », a déclaré la sprinteuse américaine devant la presse, à sa sortie du tribunal de White Plains, à New York. La triple championne olympique des Jeux de Sydney, en 2000, a reconnu s'être dopée entre septembre 2000 et juillet 2001, en utilisant de la THG (tétrahydrogestrinone), un stéroïde anabolisant distribué par le laboratoire Balco.

« Je quitte l'athlétisme, que j'ai adoré profondément », a annoncé Marion Jones, qui, à 31 ans, risque une peine de cinq ans de prison et 250 000 dollars d'amende pour « parjure ». Ses aveux pourraient lui valoir une peine réduite, mais pas la conservation de ses médailles, que le Comité olympique américain lui réclame.


>DOPAGE AFFAIRE BALCO
Les aveux de Marion Jones

Article paru dans l'édition du Monde du 06.10.07

Les soupçons étaient donc fondés. Selon le site du Washington Post, l'athlète américaine Marion Jones, 31 ans, trois fois médaillée d'or aux Jeux olympiques de 2000, aurait reconnu dans une lettre envoyée à des proches s'être dopée en 1999-2000. Elle aurait admis avoir usé d'un produit nommé « clear », qui lui aurait été fourni et administré par son propre entraîneur, Trevor Graham.

La sprinteuse et sauteuse en longueur était depuis longtemps dans le collimateur des autorités sportives depuis que son nom était sorti dans l'affaire Balco, du nom d'un laboratoire californien créateur de ce produit dopant très difficilement décelable, et dont il est avéré qu'il en a fourni d'importantes quantités à un grand nombre de sportifs américains.

Appelée à témoigner devant un grand jury, l'athlète avait nié s'être jamais dopée. Elle était convoquée par un tribunal vendredi 5 octobre pour y répondre de prise de stéroïdes anabolisants. Dans sa lettre, elle annoncerait sa volonté de « plaider coupable » de faux témoignage et s'excuse devant ses proches pour « la déception » qu'elle leur cause.
Sylvain Cypel


>Un nouveau cas de dopage touche l'athlétisme français
LE MONDE | 05.09.07 | 15h58 | Mis à jour le 05.09.07 | 15h58

Le Français Naman Keita a été contrôlé positif à la testostérone lors d'un test urinaire diligenté, lundi 20 août, par la Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), avant le début des championnats du monde d'athlétisme (25 août-2 septembre), a révélé l'AFP, mardi 4 septembre.

Le coureur de 400 m haies - qui a invoqué la prise d'un complément alimentaire contaminé acheté sur Internet - a été informé de ce contrôle positif, vendredi 31 août, par le président de la Fédération français d'athlétisme (FFA), Bernard Amsalem, cinq jours après son élimination en demi-finale du 400 m haies. Le contrôle a été effectué à Wakayama, camp d'entraînement français situé à une heure de transport d'Osaka.

Le président de l'IAAF, Lamine Diack, avait révélé, dimanche 2 septembre, qu'un "résultat anormal" avait été relevé lors d'un contrôle antidopage.


"CONNERIE À DEUX BALLES"

Inattendu médaillé de bronze aux Jeux olympiques d'Athènes en 2004 sur 400 m haies, Naman Keita, 29 ans, fut aussi membre du relais français 4 x 400 m champion d'Europe à Göteborg en 2006 et du relais 4 x 400 m qui avait récupéré la médaille d'or des Mondiaux de Paris en 2003 aux dépens des Etats-Unis dont un des athlètes aurait dû être sous le coup d'une suspension.

Entraîné par Hervé Stéphan, le grand hurdleur (1,96 m) avait pris l'habitude de passer une partie de l'année à se préparer à Los Angeles, au côté du Dominicain Felix Sanchez, champion olympique en 2004 et double champion du monde du 400 m haies (2001 et 2003).

Naman Keita prétend s'être assuré que le produit qu'il a absorbé ne présentait aucune contre-indication pour les sportifs, mais il admet n'en avoir parlé ni à son entraîneur, médecin, ni à l'encadrement fédéral. Il a demandé une contre-expertise (analyse de l'échantillon B) dont l'issue ne fait guère de doute. Elle devrait lui valoir une suspension de deux ans.

"Je crois que ma connerie à deux balles, je vais la payer cher", a-t-il déclaré à l'AFP, expliquant que le complément alimentaire qu'il incrimine était destiné à "régénérer des muscles douloureux" après ses médiocres performances du mois de juillet.

Il a également évoqué des douleurs aux abdominaux consécutives à ses championnats de France (3-5 août) complètement ratés (4e sur 400 m haies) à l'issue desquels il n'avait pas réalisé les minimas imposés par la FFA pour les Mondiaux. "Je me suis un peu enfermé sur moi-même, a-t-il expliqué. Je ne voulais parler à personne. J'étais en plein doute."

Selon le directeur technique national Franck Chevallier, Keita songeait, à l'issue des championnats nationaux, à décliner la sélection individuelle qui lui a été accordée en vertu de son rang de 14e athlète mondial sur 400 m haies au classement de l'IAAF.

"J'étais persuadé que son problème était technique, a déclaré M. Chevallier, mardi. Pour cette raison, je lui ai laissé le choix, mais il aurait de toute façon été du déplacement dans le collectif relais du 4 x 400 m."

La défense de Keita rappelle celle de son ami Florent Lacasse - finaliste du 800 m des championnats d'Europe de Göteborg en 2006 et lui aussi contrôlé positif à la testostérone au printemps. Lacasse avait également incriminé un complément alimentaire acheté sur Internet. Son cas est en attente de sanction. "Malgré nos efforts de prévention, on a l'impression que les conseils entrent par une oreille et ressortent par l'autre, s'est emporté Bernard Amsalem, président de la FFA, mardi soir. On ne sait plus quoi faire."

Patricia Jolly
Article paru dans l'édition du 06.09.07.


Paru dans le JDD Dimanche 01 Juillet 2007
>Dopage : à donner la nausée...
Par Christel de TADDEO
Le Journal du Dimanche


Alors que le Tour de France s'élance dans moins d'une semaine, les affaires de dopage et les révélations gangrènent de plus en plus le peloton. L'Allemand Joerg Jaksche admet s'être dopé depuis 1997, et être lié au docteur Fuentes, enfonçant un peu plus une équipe Astana dont le leader, Alexander Vinokourov, annonce qu'il travaille avec le sulfureux docteur Michele Ferrari.

A une semaine du départ du Tour de France, le grand déballage continue. L'Allemand Joerg Jaksche fait son coming out dans l'hebdomadaire allemand Der Spiegel à paraître lundi. L'ancien coureur d'Astana reconnaît avoir été client du docteur Eufemiano Fuentes : "C'est mon sang qui a été trouvé dans trois pochettes. Je suis le 'numéro 20' dont il est question sur les documents."

Jaksche a décidé de tout balancer, depuis sa première prise d'EPO chez Polti en 1997. Pendant le Tour de France 1998, "quelqu'un dans notre équipe a eu l'idée de cacher l'EPO dans un aspirateur à double fond que nous trimballions avec nous dans notre autocar", raconte Jaksche. Gianluigi Stanga, patron de l'équipe à l'époque, explose de rire. "Ce sont des histoires vraiment ridicules", assure le manager de l'équipe Milram. Selon Jaksche, il était au courant. "C'était une époque particulière, mais je n'ai jamais incité un coureur à se doper ni organisé ou même favorisé le dopage au sein de mon équipe", rétorque Stanga. Sale semaine pour Milram dont le sprinteur vedette Alessandro Petacchi comparaît demain devant le Comité olympique italien pour un taux trop élevé de salbutamol sur le dernier Giro.

Jaksche autopsie et ce n'est pas beau à voir. Au sein de l'équipe Once où il a couru entre 2001 et 2003 : "J'étais complètement aux mains des médecins et je ne peux même pas dire ce qu'ils nous faisaient exactement. Je tendais simplement mon bras et je me laissais piquer..." La prétendue révolution du peloton avait pourtant eu lieu. Jaksche, qui a rejoint la CSC fin 2003, n'épargne pas Bjarne Riis. Selon lui, le manager de la formation danoise était "naturellement au courant" des pratiques dopantes au sein de son équipe. Comme Walter Godefroot, l'ancien manager de Telekom, désormais directeur sportif chez Astana. "Pour lui, le problème n'était pas d'éviter que quelqu'un se dope mais d'éviter qu'il le fasse maladroitement", raconte Jaksche, qui a roulé sous les couleurs de la formation allemande de 1998 à 2000.

Cela commence à sentir mauvais autour de l'équipe Astana : cas positif de Matthias Kessler, suspension d'Eddy Mazzoleni, mises en cause de Godefroot qui avait récemment réfuté les accusations d'un ancien soigneur... Et Alexander Vinokourov - qui a couru au sein de la formation allemande de 2000 à 2005 - admet maintenant travailler avec le sulfureux docteur Michele Ferrari. Cela n'a pas surpris grand monde. Le problème avait été évoqué lors d'une réunion de l'Association des groupements sportifs (AIGCP) sur le Dauphiné Libéré. "On a demandé à ceux qui avaient des coureurs travaillant avec Ferrari de le dire, raconte l'un d'entre eux. On a vu des têtes se baisser." L'AIGCP se réunira jeudi prochain à Londres. "Je suis président mais je ne suis pas juge", élude Patrick Lefévère, le manager de Quickstep. "Je suis triste. On est presque mort. Une dernière banderille et c'est fini."

Le manager de Cofidis Eric Boyer est indigné. "C'est scandaleux ! Présenter Ferrari comme un super préparateur alors qu'il a dit que l'EPO n'était pas un produit dangereux et que tout ce qui ne rendait pas positif n'était pas dopage, c'est nous prendre pour des cons." Le manager de Bouygues Telecom, Jean-René Bernaudeau soupire : "Je commence à m'en foutre parce que je ne peux pas changer le monde. On ne sait plus quoi faire." Les organisateurs du Tour de France n'ont pas souhaité s'exprimer.

2007 © Le Journal du Dimanche


>Dopage : deux coureuses de fond françaises interpellées à Lille
LE MONDE | 28.06.07 | 15h46 | Mis à jour le 28.06.07 | 15h46

Les policiers de la brigade des stupéfiants de Paris se sont déplacés à Lille pour interpeller deux athlètes de haut niveau, mercredi 27 juin, dans le cadre d'une enquête sur un trafic de produits dopants. Zahia Dahmani, 35 ans, et Hanan Fahroun, 33 ans, ont été placées en garde à vue. Les enquêteurs agissaient sur commission rogatoire de la juge d'instruction parisienne Anne-Marie Bellot, du pôle de santé publique. Ils ont saisi en perquisition des seringues d'EPO, des gélules de testostérone et d'autres médicaments en cours d'analyse. Interrogée par Le Monde, jeudi 28 juin, le président de la Fédération française d'athlétisme, Bernard Amsalem s'est refusé à tout commentaire, en attendant de disposer d'éléments plus précis sur l'enquête.

Zahia Dahmani est employée municipale à Tourcoing et membre du club de Lille Métropole Athlétisme. Hanan Fahroun, qui habite en région parisienne, s'était rendue à Lille, en ce 27 juin, pour rencontrer la coureuse de semi-marathon. Hanan Fahroun avait été suspendue début décembre 2006 par la Fédération française d'athlétisme, qui avait reçu un "certificat médical de contre-indication à la pratique de la compétition". Elle n'avait pu participer aux Championnats d'Europe de cross-country, en décembre 2006 à San Giorgio su Lignano (Italie).

Les coureuses de fond comptent des sélections en équipe de France d'athlétisme. Hanan Farhoun avait participé à la Coupe d'Europe à Malaga (Espagne) en juin 2006 sur 5 000 m, contribuant à la 4e place de la sélection tricolore féminine. Zahia Dahmani, elle, représentait la France sur 10 000 m aux championnats d'Europe de Göteborg (Suède) en août 2006. Elle s'était classée 23e en 34 min 47s 46.

Le demi-fond français a été frappé par plusieurs affaires de dopage depuis un an. Le coureur de 3 000 m steeple Nordine Gezzar avait subi deux contrôles positifs successifs (anabolisant et diurétique) en juin et juillet 2006. Latifa Essarokh, toute fraîche recordwoman de France du 1 500 m, avait subi un contrôle positif aux anabolisants en juillet 2006.

Hind Dehiba et son époux et entraîneur Fodil, avaient été interpellés en fin janvier à l'aéroport de Roissy avec des fioles d'hormones de croissance. La jeune femme avait ensuite fait l'objet d'un contrôle positif à l'EPO. Le crossman Khalid Zoubaa a, lui, été contrôlé positif à l'EPO fin janvier aux championnats de France militaires.

Gérard Davet et Piotr Smolar
Article paru dans l'édition du 29.06.07.


>Le cannabis inquiète les autorités antidopage
LE MONDE | 27.06.07 | 16h01 | Mis à jour le 27.06.07 | 16h01


Le cannabis reste très prisé des sportifs. Lors du premier trimestre 2007, 34 contrôles positifs - sur un total de 60 - ont révélé la présence de cannabinoïdes, a annoncé, mercredi 27 juin, l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD). Avec 9 cas, les anabolisants sont la deuxième substance la plus retrouvée, juste devant les corticoïdes mais loin derrière le cannabis.

La substance a été retrouvée en nombre important chez des joueurs de handball (12 cas sur 16 analyses positives). Ce sport a été l'objet d'une attention particulière de janvier à mars, avec 374 contrôles. A titre de comparaison, le rugby, qui avait été ciblé au dernier trimestre 2006, n'a été l'objet que de 147 contrôles pendant le premier trimestre 2007.

Six cas se sont révélés positifs dont 4 au cannabis, 1 à la cocaïne et 1 aux corticoïdes. Parmi eux, l'ailier vedette du SU Agen, le Fidjien Rupeni Caucaunibuca, a été suspendu trois mois par la commission de première instance de la Fédération française de rugby après un contrôle positif au cannabis le 24 mars.

Lors des trois derniers mois de 2006, dix joueurs de rugby avaient déjà été contrôlés positifs au cannabis. Pendant cette période, le football - qui avait également été ciblé - avait été concerné par 18 cas positifs, la plupart au cannabis.

Pour le président de l'AFLD, Pierre Bordry, la présence prépondérante de cette substance dans les résultats d'analyses positifs, ne saurait s'expliquer par le seul usage dit "festif" du cannabis. "Si c'était un simple usage festif, on ne le retrouverait pas aussi souvent dans les analyses positives, estime-t-il. Pour nous, il est certainement utilisé à des fins dopantes pour reculer le seuil de la douleur ou gérer le stress avant une compétition, seul ou associé à d'autres substances comme les corticoïdes."

Stéphane Mandard
Article paru dans l'édition du 28.06.07.


>Gerhard Treutlein dénonce le dopage organisé en Allemagne
LE MONDE | 29.05.07 | 13h47 | Mis à jour le 29.05.07 | 13h47

Gerhard Treutlein est responsable du département des sciences du sport de l'université d'Heidelberg.

Êtes-vous surpris par les récents aveux de deux médecins de la clinique de Fribourg, Lothar Heinrich et Andreas Schmid, qui ont reconnu avoir administré de l'EPO à des coureurs de l'équipe Telekom dans les années 1990 ?

Je suis surtout surpris qu'il y ait autant de gens qui se disent surpris par les aveux de ces derniers jours. A l'université de Fribourg, d'éminents scientifiques et leurs élèves ont fait des recherches dans le domaine des stimulants, des stéroïdes anabolisants, de la testostérone et de l'EPO pendant des décennies : ces recherches étaient bien vues par le sport organisé et l'ancienne RFA.

Ainsi, le cardiologue Reindell (1908 - 1990) est considéré par beaucoup comme le père de la médecine sportive allemande : il a été entre autres membres de la commission médicale du CIO. Son élève, le professeur Joseph Keul (1932- 2000), a été pendant près de trente ans le responsable de la médecine sportive de l'université de Fribourg, et même, pendant quelque temps, président de la commission antidopage du sport allemand et médecin en chef des équipes olympiques allemandes entre 1984 et 1996. Reindell et Keul sont les pères de la soi-disant "école de Fribourg".

Les révélations et aveux en cascade ne concernent que des cyclistes. Pourtant, les médecins de Fribourg ont travaillé avec de nombreux autres sportifs ?

Keul a eu le prix du CIO avec Wilfried Kindermann et B. Deus dans le domaine de la médecine sportive, en 1989. Il est assez vraisemblable que leurs recherches n'ont pas seulement été faites à des fins théoriques mais aussi à des fins d'utilisation. Wilfried Kindermann, qui était le médecin de l'équipe nationale de football championne du monde en 1990, et qui dirige aujourd'hui le département de médecine sportive de l'université de Saarbrück, n'a jamais pris ses distances avec les activités de Reindell et Keul.

Le professeur Huber, médecin en chef de l'équipe olympique allemande de Turin en 2006, n'a craqué que samedi 26 mai, et, encore, en avouant seulement avoir dopé des amateurs de cyclisme entre 1980 et 1990 (comme les cyclistes, il avoue seulement les faits prescrits pour ne pas risquer de poursuites juridiques).

Il a été congédié par l'Agence nationale antidopage, la Fédération de cyclisme et l'université de Fribourg. Mais jeudi dernier, la Fédération allemande de ski alpin et celle du handisport, en apprenant que l'université de Fribourg voulait mettre un terme à sa collaboration avec le sport de haut niveau, avaient déclaré que Huber était un médecin très crédible et très compétent et qu'ils voulaient continuer de collaborer avec lui.

Aujourd'hui, l'équipe cycliste T-Mobile prend ses distances avec ces deux médecins. Que vous inspire ce comportement ?

Les équipes professionnelles savaient pour la plupart très bien à qui s'adresser pour avoir le soutien médical "nécessaire". Keul et la médecine sportive de Fribourg avaient une "bonne" renommée. Jusqu'à sa mort, Keul a été le partenaire de l'équipe Telekom.

Je ne peux pas m'imaginer que la firme Deutsche Telekom ne savait pas comment Keul et ses deux élèves, Schmidt et Heinrich (les deux médecins de Fribourg qui ont avoué avoir administré de l'EPO à des coureurs), ont travaillé. Il ne faut pas non plus oublier que Telekom a sponsorisé - après l'affaire Festina, en 1998 - la clinique Fribourg, avec 1,2 million de deutschemarks pour faire des recherches et trouver des méthodes de détection de l'EPO.

Avec ces révélations, les dirigeants politiques comme le grand public semblent découvrir que l'université de Fribourg a été le centre du dopage en Allemagne de l'ouest depuis plusieurs années...

Si des politiciens comme le ministre de l'intérieur et responsable du sport de haut niveau, Wolfgang Schäuble, se montrent surpris par les révélations des jours derniers, ils ont dormi dans le passé ou alors ils font semblant. Qui a voulu voir et entendre des choses a eu l'occasion, et il pouvait être informé des travaux de "l'école de Fribourg".

Mais, pour la plupart, il ne s'agissait que de rumeurs ; dans le domaine du dopage la différence entre une rumeur et la vérité est pour la plupart des cas seulement une question de temps. La volonté politique et du sport organisé, dans le passé (comme d'ailleurs dans la plupart des pays) n'était pas d'agir contre de tels médecins parce que le résultat de leurs actions était bénéfique pour la nation par le rendement en termes de médailles et de titres.

La clinique de Fribourg a été le plus grand centre de la médecine sportive allemande, mais pas le seul. Mais là encore, il ne faut pas oublier qu'il y a eu d'autres médecins et centres qui ont fait et font encore un travail sérieux.

L'Allemagne a fait le procès du dopage d'Etat de l'ex-RDA, faut-il faire aujourd'hui celui de l'Allemagne de l'Ouest ?

Il ne suffit pas de congédier deux ou trois médecins qui ont avoué avoir dopé. Ce qui est nécessaire, c'est de remplacer beaucoup de personnes dans le sport de haut niveau, pas seulement des médecins et pas seulement dans le cyclisme. Le sport de haut niveau a besoin de changements structuraux et la prise de fonctions par des personnes qui dans le passé avait une attitude claire contre le dopage.

Mais il ne faut pas oublier qu'il ne s'agit pas d'une affaire uniquement allemande. Le dopage est-allemand a été traité ainsi par des dirigeants internationaux comme l'ancien président du CIO, Juan Antonio Samaranch, ou l'ancien président de la Fédération internationale d'athlétisme, Primo Nebiolo, parce que cela leur évitait de devoir agir sur le plan international.

Il s'agit d'un problème de structures du sport de haut niveau et de médecine sportive. La logique du haut niveau - toujours plus de performances, plus de médailles - l'emporte toujours sur celle de la médecine - guérir des malades. Le sport ne peut pas être mieux que la société. Le dopage existe de plus en plus dans toute la société : chirurgie esthétique, dans le monde du travail, l'art, la musique etc., et dans tous les pays développés. Le sport, qui s'est donné ses propres règles, doit réfléchir sur le sens d'un sport humain et en déduire de nouveaux comportements.

-------------------------------
Quand Telekom rendait hommage au père de l'"école de Fribourg"

En 2000, après le décès de Joseph Keul, l'un des pères de l'"école de Fribourg", du nom de la clinique qui a récemment licencié les deux médecins qui ont avoué avoir dopé des coureurs de l'équipe Telekom, l'entreprise Deutsche Telekom et son équipe cycliste avaient publié dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung un hommage, qui, selon le Pr Trautlein, "suscite des interrogations" : "Pour un homme magnifique et un éminent spécialiste de la médecine sportive, qui au cours de nombreuses années de surveillance médicale des cyclistes de l'équipe Telekom a acquis des mérites éternels. Par son engagement pour un sport propre, le fair-play et pour ainsi dire un sport sans dopage, il a envoyé un signal positif au monde du sport." Signé : les dirigeants de Telekom, Sommer et Kindervater, et les directeurs sportifs de l'équipe Telekom, Walter Godefroot et Rudy Pevenage.

Propos recueillis par Stéphane Mandard
Article paru dans l'édition du 30.05.07.


Bjarne Riis, vainqueur du Tour de France 1996, a avoué s'être dopé
LE MONDE | 26.05.07 | 14h12 | Mis à jour le 26.05.07 | 14h12

Vainqueur du Tour de France 1996, Bjarne Riis a admis s'être dopé durant sa carrière cycliste, lors d'une conférence de presse convoquée, vendredi 25 mai, à Lyngby (Danemark). "J'ai pris des produits prohibés. J'ai pris de l'EPO. Je les ai achetés moi-même et je les ai pris seul. Cela faisait partie de la vie quotidienne des coureurs cyclistes", a expliqué le Danois, âgé aujourd'hui de 43 ans.

Cette confession publique n'est pas vraiment spontanée. Elle suit les révélations, fin avril, d'un ancien "soigneur" du peloton, Jeff D'Hont. Le Belge a évoqué dans un livre l'existence d'un dopage massif au sein de l'équipe Deutsche Telekom, en 1996 et 1997. Il mettait nommément en cause Bjarne Riis.

L'un après l'autre, plusieurs coureurs de la formation, dont l'Allemand Erik Zabel, ont reconnu les faits. Deux médecins du CHU de Fribourg ont confirmé avoir fourni les produits dopants. Seul l'Allemand Jan Ullrich, vainqueur du Tour 97, mis en cause dans un autre dossier de dopage, l'affaire Puerto, continue de nier toute pratique antisportive. Mais son agent a annoncé, samedi 26 mai, dans le journal Die Welt, que le jeune retraité allait "faire une déclaration", sans en préciser la teneur.

Les faits étant prescrits, les aveux de Bjarne Riis seront sans incidence sur le classement de 1996, a annoncé l'Union cycliste internationale (UCI). L'instance a cependant demandé que le vainqueur lui renvoie son maillot jaune. "Il est rangé dans un carton dans mon garage, vous pouvez venir le prendre si cela vous chante", a ironisé le "repenti".

L'UCI serait bien en mal de désigner un autre vainqueur à la 83e édition. Le deuxième au classement général était en effet Jan Ullrich, coéquipier de Bjarne Riis. Les troisième et quatrième de l'épreuve, le Français Richard Virenque et le Suisse Laurent Dufaux, qui couraient pour l'équipe Festina, ont déjà reconnu s'être dopés...

Bjarne Riis n'a pas exprimé de regrets, assurant avoir gagné grâce à son "talent". "Je suis fier de mes résultats même s'ils n'ont pas été acquis en toute honnêteté", insiste-t-il. Sa carrière illustre pourtant jusqu'à la caricature le bouleversement des hiérarchies sportives, ou plutôt son abolition, provoquée par l'arrivée dans le peloton, au tournant des années 1990, de l'EPO, une hormone qui accroît la production de globules rouges et facilite l'effort.

"MONSIEUR 60 %"

Né en 1964, le Danois est resté longtemps un obscur coéquipier dans des équipes belges puis françaises. Il est "porteur d'eau", puis capitaine de route de Laurent Fignon. En 1993, le coureur arrive en Italie, intègre l'équipe Gewiss l'année suivante. Le médecin de cette formation, Michele Ferrari, affirmait que ce qu'on appelait encore l'"érythropoïétine" n'était "pas plus dangereuse que 10 litres de jus d'orange".

A trente ans passés, le Danois entame alors une seconde carrière et étoffe brusquement son palmarès. Sa calvitie précoce apparaît souvent en tête de course. Il poursuivra sa progression chez Deutsche Telekom jusqu'à remporter le Tour en 1996. La victoire sur les Champs-Elysées lui vaut l'adulation du peuple danois, mais également un sobriquet dans le peloton : "Monsieur 60 %", chiffre évoquant son taux d'hématocrite, c'est-à-dire de globules rouges dans le sang. Jeff d'Hont affirme que le coureur est monté à 64 %, avait "un sang épais comme un sirop visqueux" et était "accro à l'EPO", ce qu'a formellement contesté l'intéressé vendredi.

Pourtant peu regardant en matière de dopage, le peloton s'est inquiété de cette déraison qui les menaçait collectivement. A la fin de la saison 1996, une délégation de coureurs est reçue par les responsables de l'UCI qui décide de fixer un taux d'hématocrite maximum à 50 %, en 1997. La carrière du Danois va alors amorcer un rapide déclin. Accumulant les médiocres performances, blessé au genou dans une chute, il raccroche en 2000.

Bjarne Riis s'est aussitôt reconverti en directeur sportif, à la tête de CSC. Son équipe ne tarde pas à écraser le peloton. Cette domination, la présence dans l'entourage de la formation du docteur Luigi Cecchini, médecin de Bjarne Riis quand il courait, éveillent les soupçons. Impliqué dans l'affaire Puerto, le leader de l'équipe, Ivan Basso, a avoué, en 2006, s'être dopé. Il a été licencié par Bjarne Riis, au nom de la morale. Loin de ses prétentions éthiques, le directeur sportif assurait pourtant, vendredi, vouloir poursuivre ses propres fonctions.

Benoît Hopquin
Article paru dans l'édition du 27.05.07.


Les aveux de dopage pleuvent sur le cyclisme allemand
LE MONDE | 25.05.07 | 14h04 | Mis à jour le 25.05.07 | 14h04
BERLIN CORRESPONDANCE

Les aveux de dopage tombent en rafale sur le cyclisme allemand. Après Jef d'Hont, l'ancien soigneur de l'équipe Telekom, qui a révélé, dans Mémoires d'un soigneur publiées en avril, comment des coureurs de la formation allemande avaient eu recours à l'EPO dans les années 1990, après Udo Bölts, triple champion d'Allemagne, qui a démissionné de ses fonctions de directeur sportif de l'équipe Gerolsteiner après avoir reconnu ses pratiques dopantes, deux médecins et un coureur de renom sont à leur tour "passés à table", jeudi 24 mai.


Lors d'une conférence de presse, Erik Zabel, 36 ans, six fois meilleur sprinteur du Tour de France, a admis s'être "dopé à l'EPO lors du Tour de France 1996" après avoir entendu parler dans le peloton des "rumeurs sur un produit miracle". Présent au côté d'Erik Zabel, Rolf Aldag, ancien coureur de Telekom et actuel manageur de l'équipe T-Mobile, a expliqué que "cela se faisait en petit comité, chacun dans son coin, ce n'était pas quelque chose dont on était fier". "Ce sport avait et a toujours un énorme problème avec le dopage", a-t-il ajouté.

DANS LA TOURMENTE
Mercredi 23 mai, deux médecins de Telekom, Lothar Heinrich et Andreas Schmid, ont confirmé les accusations d'un autre ancien coureur, Bert Dietz, qui les avait présentés comme les initiateurs du dopage systématique à l'EPO dans l'équipe Telekom. Les deux médecins, deux anciens élèves de Joseph Keul, médecin chef des délégations ouest-allemandes lors de plusieurs Jeux olympiques, ont été licenciés par la clinique universitaire de Fribourg. Cette clinique, qui suit 1 500 athlètes issus de huit fédérations sportives, se trouve dans la tourmente.

Cette série d'aveux a relancé, en Allemagne, la discussion politique sur le projet de réforme de la législation antidopage. Dénonçant les "réseaux mafieux" du cyclisme, le ministre de l'intérieur, Wolfgang Schäuble (CDU), a exigé une rapide adoption du nouveau texte de loi par le Bundestag. Plusieurs députés ont appelé les chaînes publiques ARD et ZDF à boycotter les grandes épreuves cyclistes.

En cas de nouveaux aveux, Fritz Raff, le patron d'ARD n'exclut pas d'annuler la retransmission du Tour de France 2007.

Le sponsor T-Mobile a indiqué qu'il maintiendrait son engagement jusqu'en 2010. D'après la presse allemande, le gouvernement, premier actionnaire de Deutsche Telekom, aurait réclamé un retrait de sa filiale T-Mobile. De son côté, le producteur de volailles Wiesenhoff a indiqué qu'il mettait fin à son engagement dans le cyclisme d'ici à la fin de la saison. La société Nordmilch, qui finance l'équipe Milram avec laquelle Erik Zabel est en contrat, doit s'exprimer la semaine prochaine.

Cécile Calla
Article paru dans l'édition du 26.05.07.


Cyclisme : au terme de son audition, Floyd Landis continue de nier s'être dopé
LE MONDE | 24.05.07 | 14h56 | Mis à jour le 24.05.07 | 14h56

Le feuilleton Landis est provisoirement suspendu. Jeudi 24 mai, l'audition du vainqueur du Tour de France 2006 devant une cour d'arbitrage américaine (AAA) à Malibu, en Californie, s'est achevée par les plaidoiries des avocats du coureur et de l'agence américaine antidopage (Usada). L'Usada a ouvert une procédure disciplinaire à l'encontre de Floyd Landis - qui encourt une suspension de deux ans et la perte de son titre - après son contrôle positif à la testostérone lors de la 17e étape du Tour. La décision de la cour ne devrait pas être connue avant un mois.

Les débats, qui ont duré neuf jours, n'ont pas apporté de nouveaux éléments. Fidèle à sa ligne de conduite, Floyd Landis a continué de nier s'être dopé.

RÉSULTAT INCONTESTABLE
Tout juste a-t-il reconnu que les premières explications qu'il avait fournies pour expliquer son taux anormalement élevé de testostérone - l'absorption de bière, la prise de cortisone ou encore un taux naturellement élevé de testostérone - avaient été mal soufflées par ses premiers avocats.

Les experts sollicités par les deux parties ont développé des conclusions diamétralement opposées quant à l'intégrité des résultats du Laboratoire national de dépistage du dopage de Châtenay-Malabry (LNND), où ont été analysés les échantillons urinaires du coureur. Les défenseurs de Landis ont soutenu que les instruments de mesure avaient été mal utilisés et que l'on ne pouvait pas clairement conclure à un cas positif. "Les données sont excellentes et montrent clairement la testostérone", a estimé, au contraire, le directeur du Laboratoire antidopage de Cologne (Allemagne), Wilhelm Schanzer, cité par l'Usada.

Un rapport indépendant commandé par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) conclut également que le résultat du contrôle positif de Floyd Landis à la testostérone est incontestable. Le coureur s'est d'ailleurs engagé auprès de l'AFLD à ne pas courir le Tour 2007.

Stéphane Mandard
Article paru dans l'édition du 25.05.07.


>Cyclisme : Erik Zabel avoue s'être dopé
Par Iain Rogers

BERLIN (Reuters) - 24/05/07 - Erik Zabel, qui fut au temps de sa splendeur un des meilleurs sprinters du peloton, a avoué jeudi s'être dopé.

A cours d'une conférence de presse organisée par l'équipe T-Mobile, Zabel, qui est toujours sous contrat avec Milram, a notamment reconnu avoir pris de l'EPO en 1996, l'une des années où il avait été sacré meilleur sprinter du Tour de France.

"Pour ma part, j'ai décidé d'avoir recours à l'EPO peu avant le Tour de France 1996", a déclaré Zabel, la voix tremblante, lors d'une conférence de presse télévisée, à Bonn.

"J'ai menti et je suis désolé. J'ai essayé une seule fois et à la fin de la première semaine, j'ai arrêté car je ne supportais pas les effets secondaires."

Zabel, 36 ans, a dit ne pas avoir continué à utiliser l'EPO.

Le coureur allemand compte à son palmarès six maillots verts et 12 victoires d'étape dans le Tour. Il a remporté 194 courses dans sa carrière. Il s'agit de l'un des plus grands noms du cyclisme à avoir reconnu le recours au dopage.

Au cours de la même conférence de presse, Rolf Aldag, qui fut son coéquipier et est aujourd'hui directeur sportif de T-Mobile, a lui aussi reconnu s'être dopé entre 1995 et 2002.

"Avant le Tour de France en 1995, j'ai commencé à utiliser l'EPO et j'ai continué ensuite", a dit Aldag jeudi.

Zabel et Aldag ont tous les deux admis que le dopage faisait partie de la vie quotidienne du cyclisme professionnel et que les contrôles étaient extrêmement irréguliers. Rien n'a changé, ont-ils ajouté.

"Ce sport avait et a toujours un énorme problème avec le dopage", a ajouté Aldag, qui a dit ne pas savoir si Jan Ullrich, vainqueur du Tour de France 1997, avait fait usage de substances prohibées.

Ullrich a toujours nié s'être dopé et son avocat a déclaré à la télévision que son client ne souhaitait pas s'exprimer sur le sujet pour le moment.

Le manager general de la T-Mobile, Bob Stapleton, a déclaré avoir refusé la démission de Rolf Aldag.

"Il a tout mon soutien et je veux continuer à travailler avec lui", a-t-il dit.

(c) Reuters 2007.


>Athlétisme : la recordwoman française du 1 500 m arrêtée en possession de produits dopants
LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 23.01.07 | 14h27 | Mis à jour le 23.01.07 | 14h50

Hind Dehiba, détentrice du record de France du 1 500 mètres, a été arrêtée, lundi 22 janvier, à l'aéroport de Roissy - Charles-de-Gaulle en possession d'hormones de croissance dans ses bagages, selon des sources judiciaires.

L'athlète et son mari, Fodil Dehiba, qui est également son entraîneur, ainsi qu'un autre athlète, dont le nom n'a pas été révélé, revenaient d'un stage de préparation à Albuquerque, aux Etats-Unis. Tous trois ont été placés en garde à vue, a-t-on ajouté de même source, sans préciser le lieu de leur rétention. Le pôle santé publique du parquet de Paris s'est saisi de l'enquête et devra déterminer, d'ici à mercredi, s'ils doivent ou non être poursuivis.


REMONTER "CERTAINES FILIÈRES"
Le président de la Fédération française d'athlétisme (FFA), Bernard Amsalem, a espéré que l'arrestation de Hind Dehiba, âgée de 27 ans, permettra "à la police et aux services spécialisés, de remonter certaines filières". "Les athlètes peuvent être des victimes, parfois consentantes", déclare-t-il. "Autour d'eux, il y a des rabatteurs qui rapportent les produits, les vendent et suggèrent aux athlètes de les prendre." M. Amsalem estime qu'il existe "des filières d'alimentation de produits dopants qui viennent du Maroc et de plusieurs pays européens". "Il y a des choses à faire autour de Font-Romeu et d'autres lieux de stage à l'étranger", ajoute-t-il. "Pour Albuquerque, on en a la preuve aujourd'hui."

La double recordwoman de France du 1 500 m, en plein air et en salle, et médaillée de bronze des Championnats d'Europe en salle en 2005, avait déjà été au cœur d'une polémique en 2006 pour ne pas s'être rendue à une convocation à la Coupe d'Europe d'athlétisme. Elle avait alors présenté un certificat médical que la FFA avait accepté, faute d'éléments pouvant permettre d'établir que c'était un faux.


Dopage - Museeuw inculpé pour détention de 2000 doses d'EPO en 2003
AFP 03.10.05 | 11h07

La justice belge a inculpé l'ancien champion cycliste belge Johan Museeuw de détention de produits dopants, dont 2000 doses d'EPO en 2003, a indiqué lundi le parquet de Courtrai (nord-ouest).

Le parquet de la ville demandera le 11 octobre le renvoi devant un tribunal correctionnel du champion du monde sur route 1996 et de 10 autres personnes, a indiqué à l'AFP le porte-parole du parquet, Tom Janssens.
La décision d'un renvoi éventuel de l'ex-icône du cyclisme flamand devant un tribunal pourrait cependant intervenir "un mois plus tard", selon la même source.

Johan Museeuw est "inculpé pour détention d'Aranesp, d'EPO (érythropoïétine) et de Dexomethasone", trois produits dopants repris sur la liste des substances interdites par l'Agence mondiale antidopage (AMA), a également précisé M. Janssens, confirmant une information donnée lundi par les journaux belges La Dernière-Heure et Het Laatste Nieuws.

[haut de page]