sport de compétition et aliénation du corps

GrouCHOS

Groupe Contre l'Horreur Olympique et Sportive

analyse de l'institution sportive & critique du capitalisme

On dit souvent que « le football, c'est aussi le collectif, la solidarité, le jeu du peuple », comme pour opposer le bon côté au mauvais côté: l'argent, la violence des hooligans (ces derniers ne pouvant être confondus avec des supporters). C'est une manière fausse de raisonner qui tend à séparer ce qu'il faut considérer ensemble. Ceci dit, ce n'est qu'avec la considération du mauvais côté qu'il est possible de révéler ce que devient le football.

Nous ressortons donc nos vieux dossiers sur le terrain de la violence de la compétition pour envisager la crise du football dans son ensemble.

La passion destructrice qui sévit sur les pelouses des terrains de football n'a rien d'une « dérive » tellement elle est récurrente. Dans cette violence ordinaire des terrains et des tribunes, tous les passionnés ne sont pas des voyous mais tous les voyous sont des supporters passionnés.

A Rabat...

27/11/2016


AFP Infos Mondiales
jeudi 3 novembre 2016 - 14:02:40 GMT

Maroc: violences à l'issue d'un match de football, 23 arrestations

Rabat, 3 nov 2016 (AFP) – Huit policiers ont été blessés et 23 personnes arrêtées à Tanger (nord du Maroc) au cours de violences qui ont éclaté mercredi soir à l'issue d'un match de football et provoqué de nombreux dégâts, a annoncé jeudi le ministère de l'Intérieur.

Sept véhicules de police et 12 voitures de particuliers ont aussi été endommagés, selon un communiqué du ministère.

Neuf mineurs figurent parmi les 23 personnes arrêtées au cours des violences et placées en garde à vue en attendant les résultats de l'enquête, précise dans ce texte la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN).

La presse locale a fait état de "dizaines de blessés" et de "graves dommages". Des commerces voisins ont été vandalisés et la façade de verre d'un local de presse a été brisée.

Les incidents ont éclaté à l'issue de la demi-finale de la Coupe du Trône entre l'Ittihad de Tanger et le Moghreb de Fès, au Grand Stade de Tanger. Le match s'est soldé par un match nul (1-1), mais l'équipe de Tanger a été éliminée.

Au coup de sifflet final, des affrontements ont débuté dans le stade entre supporters des deux équipes, a indiqué à l'AFP un témoin, journaliste tangérois.

Des supporters de l'équipe de Tanger ont tenté de s'en prendre à ceux de l'équipe adverse dans les gradins, mais en ont été empêchés par les forces de l'ordre.

Les violences se sont poursuivies aux abords du stade, où plusieurs véhicules ont été caillassés ou retournés, selon des images diffusées sur les réseaux sociaux.

hba/iba


AFP Infos Françaises
Mardi 16 février 2016 - 18:59:40 GMT

Argentine : l'arbitre sort un carton rouge et se fait tuer

Buenos Aires, 16 fév 2016 (AFP) – Un match de quartier dans la ville de Cordoba, en Argentine, a viré au drame: l'arbitre a sorti un carton rouge, le joueur exclu est allé chercher un pistolet dans son sac et a abattu l'homme en noir, selon la police.

Le drame est survenu dimanche soir et le meurtrier, identifié, était toujours en fuite mardi, a précisé à l'AFP un porte-parole de la police de Cordoba.

César Flores, 48 ans, arbitre amateur, s'était porté volontaire pour diriger la rencontre opposant deux équipes de Campo de la Ribera, un quartier défavorisé de Cordoba, la deuxième ville d'Argentine.

Touché à la tête, au cou et au torse, l'arbitre est mort de ses blessures dans un hôpital de Cordoba. Lors de la fusillade, un autre joueur a été atteint au thorax et hospitalisé dans un état grave.

L'accrochage de Cordoba rappelle à quel point le football déclenche à la fois passion et violence incontrôlée en Argentine. Au cours des trois dernières années, les affrontements entre supporteurs, parfois de la même équipe, ont fait une trentaine de morts.

Au pays de Messi et Maradona, il n'y a pas de match de football amical. Lors de matches de préparation, durant l'intersaison estivale, deux rencontres opposant les clubs rivaux de La Plata (Estudiantes et Gimnasia) et de Buenos Aires (Boca Juniors et River Plate) se sont terminées en bagarre générale.

ap/tup/sk


AFP Infos Françaises
Mercredi 3 février 2016 - 11:05:13 GMT

Bagarres générales en match amical, le football argentin déraille

Buenos Aires, 3 fév 2016 (AFP) – En Argentine, il n'y a pas de match amical: deux clasicos se sont terminés en bagarre générale entre joueurs, dans un pays plutôt habitué aux règlements de compte meurtriers à l'extérieur des stades.

Les images ne cessent de passer à la télévision argentine: des joueurs échangent des coups de poing, de coudes, frappent des adversaires à terre.

Dans la station balnéaire de Mar del Plata, la rencontre estivale Boca Juniors-River Plate s'annonçait comme une fête le 23 janvier. L'arbitre a finalement exclu cinq joueurs pour tacles dangereux ou agression, distribué 9 cartons jaunes et sifflé une quarantaine de fautes.

A la 80e minute, alors que deux joueurs de Boca avaient déjà été exclus et que River menait 1-0, un défenseur de River a donné un coup de tête à Carlos Tevez. Un troisième carton rouge a été sorti, avant une échauffourée généralisée.

Les membres du staff des deux clubs sont entrés sur le terrain, certains pour tenter de calmer les esprits.

Le derby de la ville de La Plata entre Gimnasia et Estudiantes joué dimanche aussi à Mar del Plata a été suspendu. Les 25.000 spectateurs ont assisté pour le même prix à un match football et un combat de boxe.

Dix-huit joueurs des deux équipes ont été cités dans le rapport de l'arbitre. "Nous regrettons tous, on a un peu déraillé", a réagi le milieu de terrain de Gimnasia, l'Uruguayen Roberto Brum. Il avait été remplacé, mais il est retourné sur le terrain pour participer à la bagarre. Le président d'Estudiantes et ancien international, Juan Sebastian Veron, a promis des "sanctions internes".

La ministre de la Sécurité Patricia Bullrich a convoqué les dirigeants de l'Association du football argentin (AFA). "Elle nous a demandé de faire preuve de la plus grande sévérité", a dit le président de l'AFA, Luis Segura.

« Offrande »

A quelques jours de la reprise du championnat, le ministère de la Sécurité a appelé joueurs, entraîneurs et arbitres de tous niveaux de suivre un cours rappelant que le football est un jeu. "C'est barbare. C'est sur qu'il y a plus de pression lors des Clasicos, mais il faut surmonter cette pression, il n'y a pas assez de prévention", estime le psychologue Dario Mendelson.

Mariano Bergés, président de l'ONG Sauvons le football, engagée dans la lutte contre la violence, juge que les pressions exercées par les supporteurs conduisent à ces débordements et que ces bagarres sont comme "une offrande" aux "barrabravas".

Le football argentin est miné par la violence entre les "barrabravas", les supporteurs les plus violents qui s'affrontent jusqu'à la mort.

Selon l'ONG, près de cinquante sont morts lors des quatre dernières saisons de championnat. Les déplacements de supporteurs sont interdits depuis 2013.

Avant les incidents, le président argentin Mauricio Macri, ancien président de Boca Juniors, avait annoncé la création d'un fichier de supporteurs interdits de stade, appelant les 102 principaux clubs à coopérer.

Pour Bergès, un ancien magistrat, le pouvoir politique a jusqu'ici manqué de volonté pour s'attaquer au fléau de la violence.

"C'est la conséquence de la permissivité exaspérante des autorités du football", estime Bergés, sans penser que les excès de violence gagneraient les pelouses.

sa/ol/ap/dhe


L'Est Républicain
Franche-Comté
mercredi 11 novembre 2015

Etueffont : une fin de match « d'une violence inouïe »

Un match de football s'est achevé en pugilat, ce dimanche à Étueffont (90), après qu'une vingtaine de supporters de Grand-Charmont ont envahi le terrain.

Le match de football Nord Territoire - Grand-Charmont s'est terminé de la pire des façons, ce dimanche, au stade Graillot à Étueffont, dans le Territoire de Belfort. Vers la fin de la rencontre comptant pour la Coupe Jonte, épreuve du district Belfort-Montbéliard, un déferlement de coups a suivi l'invasion du terrain par des supporters de l'équipe visiteuse. « Pendant un quart d'heure, ce qui s'est passé était d'une violence inouïe. On a dû mettre nos joueurs, nos familles avec femmes et enfants à l'abri dans la maison située derrière la buvette pour les protéger, pour les empêcher de voir ça », raconte un joueur de Nord Territoire.

« Ils se sont mis à dix pour massacrer notre joueur »

L'origine de ces violences ? Un penalty sifflé par l'arbitre à la dernière minute en faveur de Nord Territoire alors que le score en était à 2-2. Problème : ce penalty n'a jamais pu être tiré. « D'abord parce que le ballon n'était pas au bon endroit sur le point de penalty », mentionne un sociétaire du FC Grand-Charmont, lui aussi sous le couvert de l'anonymat. Ensuite, tout est allé très vite. Le gardien charmontais aurait refusé de se placer tant que le ballon n'était pas au bon endroit. Puis un joueur de Grand-Charmont a shooté dans le ballon, ce qui lui a valu une expulsion (la 3e du match pour le FCGC). Le joueur local chargé du penalty a fait part de son mécontentement. S'en est suivie une altercation avec un Charmontais. « Dans la foulée, j'ai vu des supporters de Grand-Charmont sortir des quatre coins du terrain. Ils se sont mis à 10 au moins pour massacrer notre joueur. Et à chaque fois qu'un footballeur tentait de les séparer, c'est lui qui devenait la victime. En fait, ils tapaient sur tout ce qui bougeait », poursuit notre témoin de l'équipe locale. « Parmi eux, il y avait beaucoup de joueurs de Grand-Charmont, et même des dirigeants qui mettaient des coups. »

C'est au moment où les supporters se sont réfugiés dans la petite maison que la bagarre a pris fin. « Ça a duré au moins un quart d'heure. C'est long. Je crois que c'est quand quelqu'un a dit que les gendarmes allaient venir que, tout d'un coup, ces supporters sont repartis comme une envolée de moineaux près de leurs voitures, garées loin du stade. Non sans avoir coursé à plusieurs l'un de nos licenciés qui se faisait traiter de nom de singe. Il s'est enfui en passant le ruisseau le long du stade pour se cacher dans les maisons proches de là. »

Dépots de plaintes

« J'ai honte de ce que j'ai vu », lâche le sociétaire de Grand-Charmont. Kurt Volkan, le président du club doubien, élu en septembre dernier, tempère, quant à lui, les propos de l'adversaire. « Ce n'est pas vrai, il n'y avait pas 20 ou 30 supporters, il n'y en avait même pas dix. Et puis il y a eu 3 ou 4 coups et après cinq ou dix minutes, tout le monde est rentré chez soi. Nos joueurs ont pris leurs sacs dans le vestiaire et sont partis aussi ». Kurt Volkan est catégorique : pour lui, « c'est la faute de l'arbitre. Il a tué le match. La semaine dernière, on est venu jouer ici, on a perdu 3-0 et tout s'est très bien passé. Là, il nous a volés. On accepte de perdre, mais pas de cette façon. Et c'est lorsqu'un de nos joueurs a pris un coup que nos supporters sont entrés sur le terrain ». Il poursuit : « C'est dommage de voir ça, car depuis 2-3 ans, notre club n'avait pas de problème ». Un club qui s'était remis des foudres des instances du foot régional en raison de souci de discipline il y a quelques années.

Le président de l'AS Nord Territoire, Gérard Schmitt, indique « qu'un dépôt de plainte sera effectué auprès de la gendarmerie. En plus de celle du joueur qui a reçu une multitude de coups et qui s'est rendu à l'hôpital pour des examens ».

D'après les termes utilisés dans son rapport, le jeune arbitre Alexandre Fanard aurait craint « pour son intégrité physique ». Il évoque « la protection de dirigeants et joueurs de Nord Territoire qui lui ont permis de regagner le vestiaire ».

Yvan GOEPFERT


AFP Infos Françaises
Vendredi 27 mars 2015 - 18:57:36 GMT

Violences dans le football: la Ligue d'Aquitaine reporte tous ses matches du week-end

Bordeaux, 27 mars 2015 (AFP) – La Ligue d'Aquitaine de football, dont les arbitres avaient prévu de faire la grève du sifflet ce week-end à la suite des faits de violences répétés ces dernières semaines, a annoncé vendredi le report de toutes les rencontres dont elle était organisatrice.

Dans un communiqué, le président de la Ligue d'Aquitaine, Amador Carreras, a informé les clubs de sa décision de "reporter la totalité des rencontres des compétitions régionales" organisée samedi et dimanche, répondant ainsi favorablement à une demande des clubs.

"Cette décision fait suite à un accord conclu avec le collectif des arbitres, en intégrant sur ma proposition des mesures supplémentaires telles que l'exclusion de toute compétition officielle de toute équipe dont l'un des membres aura porté atteinte à l'intégrité physique d'un officiel", poursuit le texte.

Mercredi, les arbitres aquitains, confrontés à une montée de la violence sur les terrains, citant en exemple un match U17 à Nérac (Lot-et-Garonne) ou un autre à Marmande (Lot-et-Garonne) le mois dernier terminé en bagarre générale, avec arbitre frappé, insultes et menaces de mort, avaient décidé de faire la grève du sifflet, ajoutant que les rencontres de ce week-end seraient dirigés par des bénévoles.

Cette situation n'a pas été du goût de la majorité des clubs qui ont fait part de leurs craintes quant à l'arbitrage bénévole des dites rencontres dans la dernière partie du championnat, avec des enjeux sportifs importants, et réclamaient le report de cette journée. "Ce délai sans compétition devra être mis à profit par l'ensemble des acteurs du football aquitain pour prendre la pleine mesure de la situation créée et faire en sorte que notre sport reprenne la place qu'il n'aurait jamais dû quitter, priorité au jeu et à l'esprit sportif", conclut le communiqué.

Les arbitres "grévistes" ont par ailleurs décidé d'organiser une autre manifestation, les 11 et 12 avril, en arborant des tee-shirts portant le slogan "Arbitres agressés, football en danger".

rap/pbl/yk


AFP - Journal Internet
Jeudi 12 mars 2015 - 23:02:04 GMT

L1: le stade de Bastia suspendu à titre conservatoire

Paris (AFP) – Le stade Armand-Cesari de Bastia (Ligue 1) a été suspendu à titre conservatoire pour le comportement de ses supporteurs lors de la réception de Nice samedi dernier, a annoncé jeudi la commission de discipline de la Ligue de football professionnel.

Cette suspension, qui prend effet à compter de ce vendredi 13 mars, durera jusqu'à la décision prise par la Commission, qui n'a pas communiqué de date à cet effet. En conséquence, toutes les rencontres à Furiani d'ici-là se dérouleront à huis clos.

Le prochain match à domicile de Bastia est prévu le 21 mars contre Guingamp (30e journée de Ligue 1).

"Au vu de la gravité des faits", la commission de discipline a ainsi décidé de placer le dossier en instruction concernant ces incidents qui ont émaillé ce match de la 28e journée de L1 entre Bastia et Nice.

Il est notamment reproché aux supporteurs bastiais, "le jet de briquets en direction des joueurs niçois à l'échauffement", "le jet d'objets lors d'un corner en faveur de Nice ayant entraîné l'interruption de la rencontre" et "le jet à deux reprises d'un ballon depuis une tribune" ayant à nouveau entraîné l'interruption de la rencontre.

Des faits qui ont par ailleurs conduit le parquet de Bastia à ouvrir une enquête mercredi, portant également "sur le jet d'une bombe agricole à l'arrivée du bus de l'équipe adverse".

Le SC Bastia a d'ailleurs de son côté déposé plainte contre X à la suite de ces jets de projectiles sur le terrain pendant la rencontre.

En outre, la sanction à venir de la Commission de discipline portera également sur "l'utilisation de très nombreux engins pyrotechniques (66), les propos injurieux tenus par des supporters bastiais à l'encontre du délégué, ainsi que l'apparition à plusieurs reprises d'une banderole injurieuse et obscène".

En attendant de connaître la décision sur ce dossier, le SC Bastia sera de nouveau convoqué le 25 mars pour une autre affaire, l'envahissement du terrain à Monaco par ses supporters à l'issue de la qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue.


AFP Doc
Samedi 18 octobre 2014 - 21:49:10 GMT

Une quinzaine de supporteurs niçois interpellés lors de Nice-Bastia

Nice (AFP) – Une quinzaine de supporteurs niçois ont été interpellés samedi à l'occasion du match Nice-Bastia comptant pour la 10e journée de Ligue 1 de football, a indiqué à l'AFP Marcel Authier, directeur départemental de la sécurité publique des Alpes-Maritimes.

Les premières interpellations ont eu lieu avant même la rencontre, lorsqu'une dizaine de personnes ont été arrêtées suite à des outrages et à des dégradations dans une navette de bus.

Les incidents les plus sérieux se sont cependant produits à la fin de la rencontre: alors qu'une bagarre intervenait au coup de sifflet de final entre joueurs adverses, des supporters niçois ont envahi la pelouse de l'Allianz Arena de Nice.

« Il n'y a pas eu de confrontation avec la police. Les forces de l'ordre ont protégé les joueurs pour les aider à sortir du terrain. En revanche, à ce moment-là, certains supporters se sont battus entre eux. Il y a eu quelques blessés légers et quatre personnes interpellées », a expliqué M. Authier.

L'envahissement du terrain était « totalement inattendu » et « aucune raison ne laissait penser qu'il pourrait l'être, sans quoi des effectifs de stadiers ou de policiers auraient été prévus en conséquence », a-t-il ajouté.

Ces incidents sont intervenus alors que, dans la semaine, le ministère de l'Intérieur avait interdit tout déplacement de supporters entre la Corse et Nice et la préfecture des Alpes-Maritimes avait banni « le port, la détention ou l'utilisation de tout objet ou vêtement aux couleurs du club du SC Bastia ».


Brandao risque jusqu'à 2 ans de suspension pour avoir cassé le nez de Thiago Motta

Le Monde | 16.08.2014 à 21h47| Mis à jour le 18.08.2014 à 06h58

Le Paris-Saint-Germain a confirmé une « fracture du nez non déplacée » pour son milieu italien Thiago Motta, « suite à l'agression par le joueur de Bastia Brandao subie après le match ». « L'évolution sous traitement médical dans les prochains jours permettra de fixer la période d'indisponibilité », poursuit le club sans autre précision.

La durée de l'indisponibilité de Thiago Motta est importante, car elle déterminera la durée de la sanction de Brandao si, logiquement, la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) se saisit de ce cas. En effet, le Brésilien risque, pour cette brutalité envers un joueur après une rencontre, jusqu'à deux ans de suspension si une interruption temporaire de travail supérieure à 8 jours est constatée, selon les règlements de la Fédération française de football (FFF).

Le président du Paris SG Nasser Al-Khelaïfi a réclamé dès le samedi 16 août « une suspension à vie » pour l'attaquant bastias, filmé en train de donner un coup de tête au joueur du PSG Thiago Motta.

Des images de caméras de surveillance du PSG, diffusées sur plusieurs médias, et de Canal+, montrent Brandao en train de donner un coup de tête sur le chemin des vestiaires à Thiago Motta après PSG-Bastia samedi (2-0). Thiago Motta apparaît ensuite le nez en sang, séparé de Brandao par Claude Makelele, le coach bastiais et ancien entraîneur adjoint du PSG, et le président du PSG, Al-Khelaïfi.

UNE « MAUVAISE IMAGE POUR LE FOOTBALL »


Le dirigeant du PSG a dit devant les caméras que le nez du milieu de terrain du PSG était cassé à « 90% » après le coup de tête de Brandao, sans autre précision. Le président qatari du PSG a souhaité devant la presse après la rencontre une « décision exemplaire, une lourde sanction  », allant même jusqu'à réclamer une « suspension à vie » contre le Brésilien Brandao.

Al-Khelaïfi a encore souligné que le geste de Brandao était « très grave  » et donnait une «  mauvaise image pour le football ». Claude Makelele, entraîneur de Bastia, avait indiqué auparavant qu'il prendrait des sanctions si un joueur corse était à l'origine de cet accrochage dans les couloirs après le match samedi entre les deux équipes.

« Si mon joueur a commencé, c'est indigne d'un joueur pro et on prendra des sanctions par rapport à ça », a expliqué « Maké ». Laurent Blanc, entraîneur du PSG, n'en savait pas plus non plus juste après la rencontre : « Je sais qu'il y a eu un peu d'agitation, je n'en sais pas plus, mais avec toutes les caméras de journalistes qu'il y a sur le chemin du vestiaire, on arrivera bien à savoir ».

VAN DER WIEL ÉGALEMENT BLESSÉ PAR BRANDAO

En revanche, Laurent Blanc a clairement accusé devant la presse le même Brandao d'avoir, cette fois sur le terrain pendant le match, donné un coup de genou à son latéral néerlandais Gregory Van der Wiel. « Van der Wiel a été remplacé par Serge Aurier, car il est sorti bloqué, victime d'un coup de genou de "notre ami" Brandao, encore », a ainsi déploré l'entraîneur parisien devant la presse à l'issue du match.

Si la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) se saisit de ce cas, le Brésilien Brandao risque selon toute logique une lourde suspension.


AFP Infos Françaises
Dimanche 16 juin 2013 - 13:17:28 GMT

Arbitres agressés: garde à vue prolongée pour les trois suspects

CRETEIL, 16 juin 2013 (AFP)

Trois personnes restaient en garde à vue dimanche au lendemain de l'agression de deux arbitres à la fin d'un match de football amateur au Plessis-Trévise (Val-de-Marne), a indiqué la préfecture. "La garde à vue des trois personnes interpellées a été prolongée", a indiqué la préfecture qui doit organiser la semaine prochaine une réunion avec des représentants départementaux de la Ligue de football pour discuter des violences dans le football amateur.

Deux arbitres ont été agressés samedi par une trentaine de personnes descendues des tribunes après la victoire de Villejuif sur Champigny-sur-Marne (4-1) en finale départementale des moins de 17 ans. L'un d'eux a eu le nez cassé. Selon la préfecture, un joueur de Champigny, expulsé à cinq minutes du coup de sifflet final, avait harangué les supporteurs de son équipe pour qu'ils envahissent la pelouse. "C'est faux", a assuré dimanche un encadrant du club, qui a requis l'anonymat. "C'est au contraire un joueur de Villejuif qui provoquait le public après chaque but. Ce n'était pas agressif, mais il les chambrait", a-t-il ajouté. "Le problème venait du public, pas des joueurs", a-t-il poursuivi. "Mais on n'est pas le PSG, on ne peut pas faire des interdictions de match..."

La ministre des Sports Valérie Fourneyron, qui a condamné l'agression, évoquera la question lundi au ministère lors d'une rencontre avec Patrick Vajda, président de l'Association Française du Corps Arbitral Multisports (AFCAM). Cette réunion, qui était prévue de longue date, devrait permettre de réfléchir à la création d'un module obligatoire de lutte contre les incivilités dans la formation des métiers du sport, a précisé le ministère. Le président de l'Union nationale des arbitres de football (Unaf) avait estimé en décembre que 500 arbitres de football étaient agressés physiquement chaque saison. Sur 1.000 rencontres de football amateur durant la saison 2011-2012, il y a eu "18,2 matches entachés d'au moins un incident", selon l'enquête annuelle de l'Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (ONDRP).

chp-cha


Le Parisien
samedi 15 juin 2013
Laure Parny avec christine mateus
Créteil (Val-de-Marne)

« On aurait dit la guerre »


Alain Borel, président de l'Association sportive du Val de Fontenay Le match est commencé depuis soixante-trois minutes. Les équipes seniors d'Ivry et de Fontenay sont à égalité, à 3 partout, et espèrent encore toutes les deux la montée en Excellence, en ce dimanche 2 juin. « C'est à ce moment qu'ont débarqué une cinquantaine de jeunes, surtout des petits de 14-15 ans, tous avec des capuches et des objets en main, allant du couteau, à la batte de base-ball en passant par des sabres et même une pelle de chantier », se souvient l'un des joueurs, qui se dit « choqué par tant de violence ».

Venu en famille pour ce match qu'il envisageait « comme une fête », le joueur de 31 ans a déchanté. « Je n'ai jamais connu un tel déchaînement sur un stade. Dans notre club, on essaye d'inculquer aux plus jeunes les valeurs du foot et, là, c'était tout le contraire. » Le club de Fontenay a d'autant plus été choqué par cette intrusion sur la pelouse que des joueurs de 10-12 ans se trouvaient dans le public. « On les avait amenés à Ivry pour les récompenser de leur comportement durant l'année, précise Alain Borel, président de l'Association sportive du Val de Fontenay. Ils ont eu tellement peur qu'ils sont rentrés en RER, le tee-shirt tout déchiré, alors qu'on les cherchait partout ».En vingt-cinq ans, le président du club n'avait « jamais vu ça ». « Ils voulaient en découdre. Moi, j'ai couru me mettre à l'abri et, heureusement, certains de mes joueurs ont eu le réflexe de protéger les arbitres pour qu'ils ne soient pas pris à partie. On aurait dit la guerre ! »

Le club et 4 de ses joueurs légèrement blessés ont porté plainte, tout comme le club d'Ivry, qui accueillait la rencontre dans son stade municipal. « Nous n'avons pas eu de joueurs blessés, juste quelques contusions, mais j'ai eu peur lorsque j'ai vu débarquer ces jeunes armés sur le terrain, se remémore Michel Bouvat, président délégué de l'Union sportive Ivry Football, club organisateur et donc responsable de la sécurité. La police a mis quinze minutes pour intervenir. A ce moment-là, elles sont très, très longues ces minutes... »

La police assure que le premier équipage dépêché sur place était là en moins de sept minutes. « C'est un temps classique d'intervention. Mais, vu le nombre de personnes sur la pelouse, ils ont attendu l'arrivée d'autres équipages pour intervenir », justifie le cabinet de la préfecture du Val-de-Marne. Et d'insister : « Ce match n'avait pas été classé à risque par le District ». L'enquête est confiée à la sûreté territoriale, qui étudie notamment la vidéo de l'agression sur laquelle on aperçoit quelques joueurs se mêler aux échauffourées. Personne n'a encore été interpellé.

Le match aller, joué à Fontenay, s'était parfaitement bien déroulé. « Personne ne sait pourquoi il y a eu ce règlement de comptes, soupire Michel Bouvat. C'est la première fois que cela arrive à Ivry. Pour nous, c'était un match comme les autres ». Un match parmi les centaines programmées chaque week-end dans le Val-de-Marne, où évoluent 180 clubs. La commission de discipline, qui se réunira mardi, devra déterminer si le match doit être rejoué ou si l'une des 2 équipes est déclarée gagnante. De nouvelles bagarres ont déjà fait 1 blessé mercredi, lors d'un tournoi associatif à Ivry.


Bagarre entre supporteurs de Lyon et Marseille

(dépêche AFP) 19/05/2013 à 07:21
Deux hommes, dont le chauffeur d'un minibus de supporteurs marseillais, ont été placés en garde à vue samedi après une bagarre avec des supporteurs lyonnais qui a fait 17 blessés samedi dans le Vaucluse, en marge de la 37e journée de Ligue 1.

Cinq jours après les incidents du Trocadéro, le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a condamné de "graves incidents qui montrent que le football est encore malade" et a renforcé la sécurité de certains matches du week-end.
Le minibus a été intercepté dans la Drôme avec deux autres cars de Marseillais qui avaient quitté les lieux de la rixe avant l'arrivée des forces de l'ordre. L'affrontement est survenu de manière "fortuite" au niveau du péage de Bollène sur l'autoroute A7, où des supporteurs de l'Olympique de Marseille, qui se rendaient à Saint-Etienne, ont croisé ceux de l'Olympique lyonnais qui allaient à Nice.

La rencontre Nice-Lyon ayant été reportée à dimanche en raison de la pluie qui a rendu la pelouse impraticable, le car des supporteurs de l'OL faisait demi-tour au péage quand il a rencontré celui de l'OM, selon une source proche de l'enquête. Une bagarre "violente" a alors éclaté entre les supporteurs de ces deux clubs rivaux, "des canettes, des battes de baseball et divers autres objets" ayant été utilisés, selon la même source. Le dernier bilan fait état de 17 blessés, dont deux plus sérieusement touchés, souffrant respectivement d'un traumatisme facial et d'une fracture à la hanche. Selon une autre source proche de l'enquête, l'un d'eux a été percuté par le minibus marseillais quand il quittait les lieux. Une personne a aussi été touchée à la main à l'arme blanche.

Les blessés, parmi lesquels ne figure qu'un seul supporteur de l'OM, ont été hospitalisés dans la région et une partie des supporteurs des deux camps était "fortement alcoolisée", a-t-on indiqué de mêmes sources. Selon le ministère de l'Intérieur, 105 supporteurs lyonnais ont par ailleurs fait l'objet d'un contrôle d'identité à Bollène. "En charge de l'enquête, les gendarmes vont exploiter les photos et vidéos recueillies sur les lieux des incidents, notamment auprès des supporteurs lyonnais, ainsi que les images de vidéo-protection du péage autoroutier" de Bollène, ce qui devrait "permettre d'établir les responsabilités de chacun", a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère, Pierre-Henry Brandet.

Il a évoqué "des incidents extrêmement graves", qui "ont mis en danger des usagers de la route, des familles qui faisaient une pause sur cette aire de repos et se sont retrouvées au milieu des affrontements". "D'ores et déjà, des mesures d'interdictions administratives de stade seront prises dans les prochains jours à l'encontre de ceux qui se sont livrés à ces violences", a ajouté le porte-parole. L'Olympique lyonnais a dénoncé "de graves incidents", indiquant qu'il se "portera partie civile dans cette affaire" et soulignant que les supporteurs lyonnais concernés, membres du "Kop Virage Nord" du Stade Gerland, ne faisaient pas partie du déplacement officiel du club. Selon lui, ceux de l'OM appartiennent au groupe des South Winners.

Dans un communiqué diffusé samedi soir, l'Olympique de Marseille a déploré "ces actes de violence très éloignés de l'esprit du football" et annoncé qu'il allait se porter partie civile. La mairie (EXD) de Bollène a vivement dénoncé ce nouvel épisode de violence dans le football dans un communiqué intitulé "Bollène n'est pas le Trocadéro", en référence aux incidents survenus lundi à Paris lors de la fête du titre de champion de France du PSG.

"De faux supporters de foot, mais, en revanche, de vraies racailles de cités ont cru bon de considérer le péage de Bollène comme leur terrain de jeux, ou plutôt comme terrain de bagarre", a-t-elle déploré. Le président de la Ligue de football professionnel Frédéric Thiriez a jugé ces affrontements "intolérables" et a dit réfléchir avec M. Valls à de "nouvelles mesures de restrictions, voire d'interdictions, aux déplacements de supporteurs". Une cinquantaine de personnes avaient été interpellées après les incidents du Trocadéro, dont une dizaine condamnées à des peines de prison fermes.


AFP Infos Françaises
Vendredi 9 novembre 2012 - 23:02:07 GMT

L1/Nancy: le président Rousselot dénonce la violence des pseudo-supporteurs

PARIS, 9 nov 2012 (AFP) – Le président de l'AS Nancy Jacques Rousselot a dénoncé vendredi soir le comportement "intolérable, absurde et aberrant" des supporteurs de son équipe qui ont tenté d'envahir les vestiaires après la défaite de l'ASNL devant Rennes 3-1 lors du match avancé de la 12e journée de Ligue 1.

"C'est aberrant, absurde et intolérable. Une scène ubuesque, hors du temps", a tonné M. Rousselot au micro de Canal+ Sport.

"Ca dépasse l'entendement. Le sport et surtout le football ne méritent pas un tel traitement. Ces pseudo-supporteurs n'ont rien à faire dans le foot. Je ne tolèrerai jamais de tels actes et je vais chercher les auteurs. Je n'accepterai jamais ces atteintes à l'intégrité de mes joueurs", a encore dit le président de l'ASNL.

"On va prôner l'union sacrée et trouver une remède à cette maladie", a conclu le président de Nancy, dernier avec cinq points après 12 journées.

Un peu plus tard, l'entraîneur Jean Fernandez a expliqué que "quelques supporters sont venus devant la porte des vestiaires, il y a eu deux ou trois altercations".

"On peut comprendre que les gens soient déçus et c'est normal. Il y a beaucoup de frustration quand on voit l'équipe évoluer de la façon dont elle joue et la façon dont elle perd les matches. Mais de là à réagir comme ils l'ont fait! On ne peut pas les appeler des supporters", a ajouté l'entraîneur en conférence de presse.

Une cinquantaine de supporteurs de Nancy ont forcé une porte grillagée pour s'infiltrer dans le couloir menant aux vestiaires à la fin de la rencontre. Quelques coups ont été échangés avec des joueurs avant que le service de sécurité ne parvienne à rétablir l'ordre.

Les supporters ont ensuite scandé des slogans hostiles à l'extérieur du stade.

bur/sk/jde


Bataille rangée entre des supporters du PSG et de Zagreb à Bastille

RTL.fr Créé le 06/11/2012 à 07h49

C'était le scénario redouté. Des bagarres ont opposé lundi soir aux alentours de la place de la Bastille à Paris des supporteurs du Paris-SG et du Dinamo Zagreb, qui s'affrontent mardi en Ligue des Champions. Ces heurts ont donné lieu à 24 interpellations, un supporteur croate a été sérieusement blessé.

Une majorité de Croates interpellés

Selon des témoins, des supporteurs des deux camps ont été interpellés, dont une majorité de Croates, a précisé une source policière. Certains ont été conduits au commissariat du XIème arrondissement de la capitale.
Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls avait pourtant interdit, par un arrêté publié dimanche au Journal officiel, le déplacement des supporteurs du Dinamo Zagreb à Paris, mettant en garde contre de "graves incidents (...) susceptibles d'intervenir si les supporteurs des deux clubs venaient à se rencontrer".
Il évoquait aussi "la venue probable à Paris de 150 à 200 supporters violents, les "Blue Bad Boys", démunis de billets" pour assister au match.

"Risque élevé de violences"


L'arrêté soulignait "le risque élevé de violences et de dégradations dans les moyens de transport, sur les voies empruntées par les supporteurs croates pour se rendre à Paris, ainsi que dans l'agglomération parisienne toute entière, si ces supporteurs se trouvaient en présence de supporteurs du club de Paris Saint-Germain".
Pour la rencontre, la police a pris des mesures de sécurité renforcées aux alentours du Parc des Princes. Lors du match aller du 24 octobre, une centaine de supporteurs du PSG avaient entamé le voyage vers Zagreb pour "se mesurer aux supporteurs hooligans de Zagreb, qu'ils connaissent de réputation". "Devant le grave risque d'affrontement", les autorités croates avaient pris un arrêté d'interdiction, interdisant aux supporters du club parisien de pénétrer en voiture en Croatie, selon l'Intérieur.


Egypte: 74 morts dans des violences après un match de foot

jeu, 02 févr 07:30:54 2012
LE CAIRE (AFP) – Au moins 74 personnes sont mortes mercredi soir et des centaines ont été blessées dans des violences après un match de football entre deux équipes égyptiennes à Port-Saïd (nord), amenant l'armée à se déployer dans la ville.

Le gouvernement devait tenir une réunion de crise jeudi.

Le ministre de l'Intérieur Mohammed Ibrahim a assuré dans un communiqué "la majorité des personnes tuées ont été écrasées" dans les mouvements de foule. Ce bilan, encore provisoire, en fait l'un des matches les plus meurtriers de l'histoire du football.

Le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Sepp Blatter, s'est déclaré "très choqué" et a parlé d'un "jour sombre".

La télévision d'Etat égyptienne a montré des images de chaos dans le stade, des supporteurs courant dans toutes les directions. Des photos de joueurs en sang circulaient également sur internet.

Les magasins dans Port-Saïd ont baissé leurs rideaux, tandis que des particuliers aidaient à transporter les blessés dans leurs voitures. Des coups de feu ont été entendus sur la route menant de Port-Saïd au Caire.Des supporteurs se sont affrontés à coups de poings, et selon des sources médicales, plusieurs sont morts ou ont été blessés à l'arme blanche.

Les heurts ont commencé après que l'arbitre eut sifflé la fin du match au cours duquel Al-Masry a fait subir à Al-Ahly, un des meilleurs clubs d'Egypte, sa première défaite (3-1) de la saison, à la 17e journée du championnat national.

Des centaines de supporteurs d'Al-Masry, un club de Port-Saïd, ont envahi le terrain et ont commencé à lancer des pierres et des bouteilles contre ceux d'al-Ahly, une équipe du Caire, déclenchant les violences, selon des témoins et un photographe de l'AFP. "Il y a des morts sur le sol! Il y a des morts dans les vestiaires! Je ne jouerai plus au football tant que justice ne sera pas faite", s'est exclamé un joueur de Al-Ahly, Emad Meteab, sur la chaîne de télévision de l'équipe.

"Le bilan s'élève à 74 morts, dont un policier", a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué, tandis que la télévision d'Etat annonçait le déploiement de l'armée dans cette ville à l'entrée nord du canal de Suez pour "éviter de nouveaux affrontements" entre supporteurs.

Les affrontements ont également fait 248 blessés, a indiqué le ministère de l'Intérieur, après que la télévision eut parlé d'un millier de personnes blessées. Des hôpitaux ont fait état de centaines de blessés.

La police a aussi indiqué avoir arrêté 47 personnes.

Les services de sécurité ont assuré que les policiers anti-émeutes étaient présents en nombre suffisant, mais qu'ils n'ont pas voulu s'interposer en raison de consignes de modération diffusées après des manifestations meurtrières au Caire en novembre et décembre derniers.

Le maréchal Hussein Tantaoui, le chef du Conseil suprême des forces armées, au pouvoir depuis la chute en février 2011 de Hosni Moubarak sous la pression de la rue, a envoyé deux avions militaires à Port-Saïd pour évacuer les joueurs et les blessés.

La sécurité de l'Egypte "est bonne" a-t-il assuré en attendant leur arrivée sur un aéroport du Caire, a rapporté la télévision. Le gouvernement devait quant à lui tenir une réunion de crise jeudi.

Les Frères musulmans, grands vainqueurs des dernières élections législatives, ont accusé les partisans du président déchu Hosni Moubarak d'être responsables des violences. "Les événements de Port-Saïd ont été planifiés et sont un message des partisans de l'ancien régime", a affirmé le député Essam al-Erian, membre du parti politique de la confrérie.

Le député libéral Amr Hamzawi a appelé de son côté au limogeage immédiat du ministre de l'Intérieur, ainsi que du gouverneur et du chef de la sécurité de Port-Saïd. Le président du Parlement Saad al-Katatni, membre des Frères musulmans, a indiqué que l'Assemblée du peuple tiendrait une session extraordinaire jeudi.

Dans le même temps, un incendie s'est déclaré au stade du Caire lors du match oppposant al-Zamalek au club Ismaïly amenant les responsables à annuler la rencontre. L'incendie a été maîtrisé, a indiqué un responsable de la sécurité.

Depuis la chute de Hosni Moubarak il y a bientôt un an, l'Egypte a connu des troubles sporadiques et parfois meurtriers, associés à une hausse de l'insécurité liée notamment à un désengagement de la police, qui a été fortement critiquée pour avoir réprimé les manifestants pendant le soulèvement populaire de janvier-février 2011.

Des heurts s'étaient déjà produits le 6 septembre dans un stade du Caire entre la police et des partisans de Al-Ahly qui lançaient des slogans hostiles à l'ex-président Moubarak. Près de 80 personnes avaient été blessées.


Creuse : un jeune joueur roué de coups

mercredi 17 novembre 2010 - 05:20

Dimanche dernier, un jeune joueur de Saint-Sulpice-les-Champs a été roué de coups par plusieurs membres de l'équipe adverse de Bourganeuf. L'affaire est remontée via le réseau Facebook jusqu'au préfet de la Creuse. Qui tape du poing sur la table.

Dimanche dernier, match de foot sur le stade de Saint-Sulpice-les-Champs. L'équipe locale joue contre Bourganeuf C. Une rencontre de troisième division de district comme il s'en déroule des dizaines d'autres au même moment à travers la Creuse.

La première mi-temps est sifflée sur le score de 1-0 en faveur de Saint-Sulpice-les-Champs. Au retour des vestiaires, l'équipe de Bourganeuf, qui est venue sans entraîneur ni responsable de club, fait monter la pression. Les insultes fusent en direction de l'arbitre.

Les choses vont rapidement dégénérer : lors d'une action devant le but de Saint-Sulpice, le gardien local est pris à partie et roué de coups par plusieurs membres de l'équipe de Bourganeuf. La bagarre est d'une telle violence que l'arbitre siffle l'arrêt de la rencontre.

Facebook pour alerter le Préfet

Le lendemain, le jeune homme auquel un médecin a accordé une incapacité temporaire de travailler de cinq jours, dépose plainte.

L'affaire, comme bien d'autres du même genre, aurait pu suivre son cours dans la plus grande discrétion.

Sauf qu'une jeune femme, témoin des faits, n'a pas voulu en rester là : elle a relaté l'incident dans un mail transmis sur le compte Facebook du préfet de la Creuse.

Des actes de violence étouffés ?

Hugues Moutouh a rendu visite à la jeune victime, hier matin, en mairie de Saint-Sulpice-les-Champs où il a promis que l'affaire n'en resterait pas là. Il faut dire qu'Hugues Moutouh est un connaisseur privilégié de ce genre d'affaires : il a été l'un des rédacteurs du plan national de lutte contre la violence dans le sport quand il était au cabinet du secrétaire d'État à la jeunesse et aux sports Bernard Laporte.

« Je n'admets pas que cette affaire ne me soit pas remontée avant que j'en aie connaissance par Facebook, indiquait-il, hier, de retour de Saint-Sulpice-les-Champs. J'en déduis que les actes de violence sur les stades sont la plupart du temps étouffés. Ce qui veut dire que le district de foot ne fait pas son travail ».

Et d'annoncer un « grand ménage. Il y a une enquête judiciaire, dès que les personnes soupçonnées d'avoir participé au tabassage seront connues, je prendrai, comme la loi m'y autorise, des mesures d'interdiction de stade à leur encontre. Et s'il faut aller jusqu'à suspendre certaines équipes de compétition, on ira jusque-là ».

Hervé Moisan [www.lamontagne.fr]


AFP - 18/03/2010 à 12h23

Décès d'un supporter du PSG: la violence rattrape une nouvelle fois le club parisien


Le Paris SG a été une nouvelle fois rattrapé par la violence après la mort d'un de ses supporteurs de 37 ans, décédé des suites d'une rixe entre supporteurs parisiens, un peu plus de trois ans après le décès de Julien Quemener, tué par balles en marge d'un match en 2006.

Yann L., supporteur de la tribune Boulogne, avait été victime d'un tabassage le 28 février en marge du match PSG-OM. Après plusieurs semaines de coma, il est décédé dans la nuit de mercredi à jeudi à l'hôpital Beaujon à Clichy (Hauts-de-Seine).

Son respirateur artificiel avait été débranché lundi, les médecins l'ayant déclaré dès vendredi en état de mort clinique.

Membre de la Casual Firm, une frange extrémiste du virage Boulogne, mais "rangé des voitures" depuis plusieurs années selon ses proches, le supporteur avait été frappé par plusieurs membres du virage Auteuil.

Cet affrontement général avait eu lieu après plusieurs semaines de tensions entre les deux groupes rivaux. La tribune Boulogne est considérée comme nationaliste, alors qu'Auteuil accueille une population plus diversifiée.

Dans le cadre de l'enquête de police, quatre hommes ont été interpellés mercredi matin et placés en garde à vue. Jeudi, leur garde à vue a été prolongée. Un cinquième homme, entendu comme témoin, a été remis en liberté.

Un autre homme avait déjà été mis en examen samedi pour tentative d'homicide involontaire et placé en détention provisoire.

Le décès de Yann L. fait craindre de nouveaux règlements de comptes entre les deux tribunes rivales. Certains membres de groupes de supporteurs parisiens évoquaient déjà avant le décès la peur de représailles. De même source, certains supporteurs d'Auteuil ont reçu des menaces émanant du virage Boulogne et ont déposé des mains courantes dans différents commissariats de la région parisienne.

Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, a appelé jeudi le ministre de l'Intérieur à "prendre l'ensemble des décisions qui s'imposent pour éradiquer le hooliganisme à Paris".

La secrétaire d'Etat aux Sports, Rama Yade, a estimé que la survie du PSG était "en jeu" si le club ne prenait pas de mesures de "fermeté" contre la violence.

En attendant, le Paris SG disputera ses trois prochains matches à huis clos. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a décrété jeudi matin que le match à Auxerre, le 23 mars en quart de finale de la Coupe de France, aurait lieu devant des tribunes vides.

"S'il faut des tribunes vides, il y aura des tribunes vides", a indiqué M. Hortefeux dans un communiqué.

Avant l'annonce du décès de Yann L., la Ligue de football professionnel (LFP) avait décrété le huis clos pour le match à Nice samedi en Ligue 1 en raison du comportement des supporteurs niçois, et face à Boulogne-sur-mer au Parc des Princes le 28 mars à la suite des incidents ayant émaillé la réception de Marseille en mars 2009.

Le 6 mars, la rencontre Lens-Paris SG avait été accompagnée de mesures de sécurité particulières afin de limiter la circulation des supporteurs parisiens.

Le décès de Yann L. intervient un peu plus de trois ans après la mort de Julien Quemener, tué par balles en novembre 2006 par un policier en marge d'une rencontre de Coupe de l'UEFA Paris SG-Hapoël Tel-Aviv.

Le fonctionnaire avait fait usage de son arme alors qu'il tentait de protéger un supporteur du club israélien.


Football : le derby de l'est de Londres vire à l'émeute

LEMONDE.FR avec AFP | 26.08.09 | 19h11 | Mis à jour le 27.08.09 | 10h34

Les violences qui ont éclaté mardi 25 août à Londres à l'occasion d'un match de la Coupe de la Ligue anglaise suscitent une vive émotion outre-Manche. Plusieurs centaines de supporteurs se sont affrontés et se sont mesurés aux forces de l'ordre avant la rencontre opposant West Ham et Millwall. Un homme de 44 ans a été poignardé. Selon des témoins, des briques ont également été lancées et quelques feux ont été allumés. A l'intérieur du stade, malgré l'intervention de la police et des stewards, le match, remporté 3-1 par West Ham, a été interrompu à plusieurs reprises et le terrain envahi à la fin de la partie.

Le match était à haut risque puisqu'il opposait deux équipes qui nourissent une rivalité historique, marquée déjà par de nombreuses violences dans le passé. Les deux clubs de l'Est londonien ont des origines similaires : tous deux sont nés au sein de chantiers navals installés sur la Tamise (le surnom des joueurs de West Ham, les "Hammers" - les marteaux - fait référence à l'emploi de cet outil dans le travail métallurgique), mais la concurrence a rapidement dépassé le seul domaine économique.

Depuis leur fondation, même s'ils n'évoluent que rarement dans la même division, les deux clubs sont des ennemis jurés. Leur retrouvailles, mardi, étaient les premières depuis quatre ans. Les 200 policiers anti-émeute et les 20 autres à cheval n'ont pas suffi à contenir les milliers de supporteurs des deux équipes qui s'étaient réunis aux alentours de l'Upton Park stadium. La police londonienne a affirmé que ces agressions, à grande échelle, semblent avoir été préméditées."Il semble que les supporteurs des deux clubs avaient préparé ces violences", a déclaré un porte-parole. Et en effet, dans son édition de jeudi, le Guardian cite des messages trouvés sur des forums de supporters indiquant "Pensez à emmener les battes, n'emmenez pas vos enfants".

Des violences en baisse

Les deux clubs ont sévèrement condamné ces échauffourées et coopèrent avec la police et la fédération anglaise. Celle-ci veut aussi se montrer très ferme : "Nous voulons que les fauteurs de trouble soient bannis à vie des stades de football. Ils n'ont pas leur place dans notre sport", a expliqué une porte-parole de la FA. De son côté, Gerry Sutcliffe, le ministre des sports, a qualifié ces incidents de "honte pour le football". Les vidéos des incidents sont examinées à la loupe pour identifier les fauteurs de trouble. De son côté, le club de West Ham, qui accueillait la rencontre, devra rendre des comptes et n'est pas à l'abri de lourdes sanctions.

Ces incidents pourraient aussi nuire à la candidature de la Grande-Bretagne pour la Coupe du monde 2018 de football. Ses promoteurs avaient fait de la réduction du hooliganisme en Angleterre un argument fort de leur candidature. Les statistiques du Home Office confirment d'ailleurs ce recul.


Mort du supporteur français blessé en marge d'un match à Belgrade

LEMONDE.FR avec AFP | 29.09.09 | 11h02 | Mis à jour le 29.09.09 | 14h25

Brice Taton, le supporteur français grièvement blessé le 17 septembre à Belgrade, en marge d'un match entre Toulouse et le Partizan, est mort, mardi 29 septembre. L'annonce a été faite par le Centre médical de Belgrade, où le Français était hospitalisé dans un état grave depuis son agression. Le Français "souffrait de blessures irréversibles à son cerveau et un brusque affaiblissement de toutes ses fonctions vitales s'est produit juste avant la mort", ont indiqué les services de l'hôpital.

Victime de "graves traumatismes crâniens" et placé sous respiration artificielle depuis plusieurs jours, Brice Taton, 28 ans, n'avait pas pu être rapatrié en France. Son état s'était aggravé, notamment en raison de complications pulmonaires. Lundi, les responsables hospitaliers avaient fait état d'une "perte des fonctions du cerveau et une perte progressive des fonctions vitales".

A Toulouse, les dirigeants du TFC ont été abasourdis par la nouvelle. "L'heure est au recueillement, mais viendra le temps où ce déchaînement de violence en marge du sport devra être sévèrement puni", a déclaré le club "en deuil". "Nos pensées vont en tout premier lieu à ses parents présents à Belgrade, sa famille, ses amis, ses partenaires du Forza Viola et toute la famille des supporters du TFC", a-t-il ajouté.


"CET ÉVÉNEMENT NE SAURAIT RESTER IMPUNI"


L'agression dont a été victime Brice Taton s'est produite quelques heures avant la rencontre Partizan Belgrade-Toulouse, comptant pour l'Europa League de football. Il a été frappé avec des barres de fer par un groupe de fans serbes alors qu'il était en terrasse de café dans le centre de Belgrade. Deux autres Français ayant fait le déplacement ont été blessés pendant la rixe.

La secrétaire d'Etat aux sports, Rama Yade, a déclaré que "cet événement tragique (...) ne saurait rester impuni". Elle a demandé aux autorités serbes "la plus grande sévérité contre les responsables de cet assassinat". "Je me suis à nouveau entretenue avec elles à ce sujet. Je m'entretiendrai également avec l'UEFA afin d'évaluer les moyens nécessaires pour mieux protéger le football contre cette gangrène qui le ronge".

Onze personnes ont été interpellées dans cette affaire, dont l'auteur présumé de l'agression. Dix d'entre elles ont été placées en détention préventive avant une éventuelle inculpation d'ici un mois. Ils peuvent être inculpés de "tentative de meurtre aggravée" et risquent jusqu'à quarante ans de prison. "L'Etat serbe réagira de la manière la plus dure, sévère et rigoureuse à cet événement", a promis le premier ministre, Boris Tadic. Le club du Partizan Belgrade n'est pas étranger aux violences provoquées par ses supporteurs. En 2007, il avait été exclu de la Coupe de l'UEFA après des incidents lors d'un match avec un club bosniaque.

John Mensah nouvelle victime d'insultes racistes

Créé le 16.02.09 à 08h29 | Mis à jour le 16.02.09 à 12h14
FOOT - Un supporter havrais a été arrêté lors de Lyon-Le Havre...

Il y a des cartons rouges qui se comprennent plus que d'autres. Victimes d'insultes racistes répétés d'un supporter havrais lors de Lyon-Le Havre dimanche (3-1), le latéral ghanéen de l'OL a craqué en fin de match se faisant expulser. Mensah avait d'ailleurs demandé à sortir à la mi-temps. Son entraîneur, Claude Puel, qui n'a pas entendu les insultes, a déclaré au micro de Foot+ avoir fait une «faute» en ne sortant pas son défenseur plus tôt.Le spectateur auteur de ses propos racistes a été arrêté par les forces de l'ordre en fin de rencontre puis placé en garde à vue dans les locaux de l'hôtel de police de Lyon où il a été entendu. Une nouvelle audition est prévue lundi matin. Il fera ensuite l'objet de poursuites pénales de la part du parquet à l'issue de l'enquête.Annonce dans le stade«Dès l'échauffement, des supporteurs du Havre ont proféré des insultes racistes envers John Mensah mais aussi Kader Keita, Frédéric Piquionne ou encore Karim Benzema», explique pour sa part le président de l'Olympique lyonnais, Jean-Michel Aulas. «John a très mal pris la chose. Cela a continué durant la rencontre. Cela l'a amené à avoir une attitude de rébellion», précise le président de l'OL, faisant référence à l'expulsion de son joueur. «Nous avons sans doute fait une erreur au niveau du club de ne pas avoir prévenu les délégués et l'arbitre de ce qui se passait. Nous avons fait un certain nombre d'annonces dans le stade. La police a décidé d'interpeller les auteurs de ces cris de singes. Il s'agit essentiellement d'un supporteur du Havre qui était dans la tribune et qui a été arrêté», ajoute Jean-Michel Aulas.14 interpellations pour actes racistes en 2007/2008. Le spectateur a été interpellé dans la tribune Jean-Bouin. Le speaker du stade en a fait l'annonce en début de seconde période, vers la 55e minute, avant de rappeler les termes de la loi en matière d'insultes racistes dans un lieu public.

Lors de la saison 2007-2008, 14 interpellations pour actes racistes autour des matches de L1 avaient été effectuées, dont 5 hors des stades, a indiqué le commissaire divisionnaire Michel Lepoix, ancien coordinateur national football, lors d'un colloque intitulé «football professionnel, racisme et engagement citoyen», le 9 février à l'Assemblée nationale.

A.P.


Le fascisme n'est pas un tabou pour Abbiati

LE MONDE | 30.09.08 | Mis à jour le 30.09.08
ROME CORRESPONDANT

Ronaldinho, Kaka, Pato, côté Milan AC ; Viera, Ibrahimovic, Materazzi, côté Inter de Milan. Deux entraîneurs stars, Ancelotti pour les « rossoneri », Mourinho pour les « nerazzurri ». Avant même de commencer dimanche 28 septembre, le 268e derby milanais, remporté 1-0 par le Milan AC grâce à un but de Ronaldinho, était « l'événement ».

Est-ce pour voler la vedette aux vedettes que Christian Abbiati, gardien de but du Milan AC, a apporté sa pierre (noire) à cet édifice clinquant ? La veille de la rencontre, dans un entretien au supplément de la Gazzetta del lo Sport, il a tranquillement déclaré sa flamme pour Benito Mussolini. « Je suis un homme de droite (...), a-t-il expliqué. Je partage certaines valeurs du fascisme : la patrie, l'ordre social, le respect de la religion catholique ». « Je ne partage pas ses erreurs : l'alliance avec Hiltler et l'entrée en guerre surtout, a-t-il nuancé. Mais il faut arrêter de considérer le fascisme comme un tabou ». Au passage, l'auteur de l'entretien nous apprend en outre que le « portier  » milaniste possède un buste du Duce dans sa maison et que la sonnerie de son portable entonne l'air de Facetta Nera (« Frimousse noire », ode fasciste et colonialiste).

Le fascisme, un « tabou » ? Depuis plusieurs semaines en Italie, il ne se passe pas un jour sans que le débat sur les vingt ans de règne de Mussolini ne s'enrichisse de nouvelles déclarations d'hommes politiques tentant de faire le tri entre le bon grain et l'ivraie des lois raciales.

Christian Abbiati s'inscrit dans cette lignée « réhabilitationniste », malgré les mises au point de Giorgio Napolitano, le président de la République italienne, rappelant que la République s'est forgée dans les valeurs de la Résistance.

Ce n'est pas la première fois qu'un footballeur italien affiche sa sympathie pour l'extrême-droite. L'ex-capitaine de la Lazio de Rome, Paolo Di Canio, avait pour inepte habitude de signer ses victoires d'un bras tendu. « Ainsi j'appartiens à mon peuple », avait-il expliqué, niant contre toute évidence que ce geste avait une signification politique. Plus récemment, Alberto Aquilani, le milieu international de l'AS Rome, avait avoué posséder une photo de Bénito Mussolini chez lui. Une simple photo ? Abbiati peut se gausser...

Philippe Ridet
Article paru dans l'édition du 30.09.08.


Les ultras frappent deux fois

Le JDD n° 3203, 1er juin 2008

La finale de la coupe de France a décidément donné l'occasion à certains supporters radicaux du PSG de « s'illustrer ». Selon nos informations, ce n'est pas une mais deux agressions qui ont eu lieu en marge de la rencontre contre Lyon, samedi dernier au Stade France. Au retour du match à 0h50, cinq individus s'en sont en effet pris à un jeune homme noir, entre les stations du RER B La Plaine-Stade de France et Gare du Nord. Ils ont été interpellés par la Brigade des réseaux ferrés, grâce au signalement donné par la victime, qui s'est vue reconnaître huit jours d'interruption temporaire de travail (ITT). A l'issue d'une garde à vue, deux des agresseurs, âgés de 20 à 19 ans, ont fait l'objet d'une comparution immédiate, mardi 27 mai, devant la 23e chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Paris pour « violences aggravées ». Le plus jeune des deux individus, détenteur d'un billet pour la finale, était pourtant sous le coup d'une interdiction administrative de stade. Il est encore sous mandat de dépôt. Son compère a été remis en liberté pour vice de procédure. Ils comparaîtront à nouveau le 27 juin.

Une « véritable ratonnade »

Avant le match, une autre agression avait eu lieu, sur les quais du RER C à la station Saint-Michel. Selon plusieurs usagers, une trentaine de supporters du PSG, visages découverts, s'en étaient violemment pris à un jeune maghrébin, roué de coups et sauvé par la fermeture des portes de la rame. Les faits ont été révélés par France Bleue Ile de France, via le témoignage d'une jeune femme, qui dit avoir vu des individus se livrant à une « véritable ratonnade », après moult saluts nazis. Un autre témoin a étali, le 26 mai, une main courante dans un commissariat du 5e arrondissement de Paris. Cette base légale a permis l'ouverture d'une enquête préliminaire confiée au Service régional de la police des transports (SRPT). Après visionnage des bandes de vidéo-surveillance de la SNCF, le SRPT ? qui n'a pu clairement distinguer l'agression mais de brusques attroupements ? a identifié deux hommes faisant partie de la trentaine de supporters sur le quai. Ils ont été entendus le 28 mai. La victime, elle, ne s'est toujours pas fait connaître. D'après les mêmes bandes vidéo et selon plusieurs voyageurs, le jeune homme, en sang, serait descendu tout de suite après son agression à la station de RER François-Mitterrand.

Samy Mouhoubi


La Belgique de nouveau aux prises avec le hooliganisme

Le Monde, mardi 27 mai 2008
Bruxelles
Correspondant

L'affrontement entre hooligans du Sporting-Club d'Anderlecht et des jeunes d'origine étrangère s'est produit à Bruxelles pendant plusieurs heures dans la soirée du vendredi 23 mai. Toutefois, les policiers avaient été déployés en nombre et les bagarres ont donc essentiellement opposé les deux groupes mobilisés via Internet aux forces de l'ordre, aux abords du stade Constant Vanden Stock, dans la banlieue de la capitale belge. Quelques blessés ont été relevés, dont trois grièvement atteints, et 193 arrestations opérées. La police, qui a filmé les incidents, espère identifier d'autres fauteurs de troubles. De nombreux commerces, des voitures et une station de métro ont été saccagés.C'est la première fois que des incidents d'une telle violence éclatent dans la capitale belge, qui compte quelque 25% d'habitants d'origine étrangère. Les stades belges ne sont, pas plus que d'autres, protégés du racisme, mais les clubs et la police étaient, jusqu'ici, parvenus à contenir les incidents. A cours des derniers mois, on a aussi noté, lors de rencontres se déroulant dans les Flandres, des slogans hostiles aux francophones.

Le feu aux poudres

La soirée de violence qui s'est déroulée à Anderlecht inquiète les autorités par son ampleur, mais aussi parce que, pour la première fois, le football a servi de prétexte à un affrontement où le racisme avait une large part. Les manifestants d'origine étrangère, parfois très jeunes selon les autorités municipales, avaient été mobilisés par un appel à « en finir avec les supporters blancs d'Anderlecht ». Certains parlaient aussi de « faire un mort ce soir ». Les Ultras d'Anderlecht espéraient être rejoints par d'autres hooligans venus d'Anvers, de Malines et même d'Amsterdam.Les incidents couvaient depuis une semaine, lorsqu'une bagarre entre supporters d'Anderlecht et des jeunes d'origine nord-africaine avait éclaté après une victoire des bruxellois devant Gand, en finale de la Coupe de Belgique. Tout au long de la semaine, des appels à la violence avaient été diffusés dans la commune. C'est une affaire de viol qui aurait apparemment mis le feu aux poudres. L'émoi est d'autant plus grand que la municipalité d'Anderlecht multiplie les efforts de prévention pour désamorcer les tensions. L'adjointe au maire chargée de l'intégration est une élue d'origine maghrébine.

Jean-Pierre Stoobants


Bagarres entre supporteurs de Sedan et Grenoble : 7 blessés, dont deux graves

NOUVELOBS.COM | 17.05.2008 | 14:18

Les affrontements entre supporteurs ont fait deux blessés graves et cinq légers, peu avant le match Sedan-Grenoble, comptant pour la 38e et dernière journée de Ligue 2. Les supporteurs de Sedan attendaient ceux de Grenoble à leur descente du train.

Deux jeunes Sedanais interpellés lors de heurts entre supporteurs de Sedan et de Grenoble vendredi soir à Sedan avant le match de Ligue 2 entre les deux clubs, étaient toujours en garde à vue samedi 17 mai et pourraient être déférés, a-t-on appris auprès de la préfecture des Ardennes. Les deux supporteurs, nés en 1983 et 1985 et originaires de Sedan et de Francheval (Ardennes), pourraient être présentés dans la journée au parquet de Charleville-Mézières pour "violences avec armes par destination", a-t-on précisé à la préfecture. Ils ont été interpellés lors d'affrontements qui se sont produits vers 19h00 près de la gare de Sedan entre une cinquantaine de supporteurs grenoblois et autant de supporteurs sedanais qui les attendaient, armés de barres de fer, de pierres, de panneaux de circulation et de cannettes, à leur descente du train.

Sept blessés dont deux graves
Ces incidents ont fait sept blessés, dont deux graves qui souffrent l'un, un Sedanais, d'un traumatisme crânien, et les deux, dont un Grenoblois, de traumatismes faciaux. Le plus sérieusement atteint, un jeune de 21 ans originaire de Grenoble battu à coups de barre de fer, était toujours hospitalisé samedi au centre hospitalier Manchester de Charleville-Mézières pour une fracture ouverte du nez, une fracture des sinus maxillaires et un oedème à l'oeil. "Il n'a pas été opéré, mais il va rester en observation pendant quelques jours, le temps que ça dégonfle", selon une source hospitalière. Les cinq autres blessés, plus légèrement atteints, sont rapidement sortis de l'hôpital de Sedan où ils avaient été admis. Selon Olivier Hardouin, responsable de la sécurité du stade de Sedan, "l'origine de la bagarre serait un différend lié au match aller, au cours duquel les Young Boys de Sedan se sont fait prendre leurs banderoles par les ultras de Grenoble".


Sport 17/02/2008 - 10:31

Football-Metz: Ouaddou victime d'insultes racistes


La première victoire du FC Metz cette saison à domicile samedi, à l'occasion de la 25e journée de L1, face à Valenciennes (2-1) a été entachée par les insultes racistes dont le capitaine de VA, le Marocain Abdeslam Ouaddou, a été victime. Copieusement abreuvé de propos qui n'ont rien à faire dans un stade de football, ni ailleurs d'ailleurs, durant la première période, Ouaddou a choisi à la pause de se rendre dans la tribune pour s'expliquer avec l'individu qui l'avait pris pour cible, ce qui lui vaudra un carton jaune de la part de l'arbitre. Ce dernier n'avait pas cru bon devoir interrompre la rencontre, ce que les réglements de la Fifa le lui permettent. Au final, Ouaddou a porté plainte, le FC Metz se portant partie civile. Quant à l'auteur des insultes, il a été appréhendé et placé en garde à vue.


L'agresseur d'un arbitre blessé lors d'un match amateur près d'Ajaccio jugé mardi

AFP - Mardi 5 février 2008, 09h28 AJACCIO (AFP)

Un joueur de football amateur du club d'Afa, près d'Ajaccio, qui a agressé dimanche un jeune arbitre, lui causant d'importantes blessures dont un traumatisme crânien après une rencontre avec le club bastiais l'Etoile filante, sera jugé en comparution immédiate mardi, a-t-on appris de sources concordantes.

"L'arbitre venait de siffler la fin de la rencontre quand le jeune joueur, expulsé quelques minutes auparavant, s'est précipité sur lui et l'a frappé avant que les autres joueurs aient pu l'arrêter", a déclaré à l'AFP le président du club d'Afa, François Faggianelli.La victime, Damien Montagono, "dont c'était le premier match dans cette catégorie de joueurs, est âgé de 17 ou 18 ans, et son agresseur a probablement six mois de plus que lui", a-t-il souligné.Le joueur, interpellé lundi en début d'après-midi à son domicile, est en garde à vue et sera présenté mardi en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d'Ajaccio, "pour violences dans une enceinte sportive ayant entraîné une incapacité temporaire de travail (ITT) supérieure à huit jours", a déclaré à l'AFP le procureur de la République d'Ajaccio, José Thorel."L'arbitre, violemment frappé à coups de pied, est toujours hospitalisé et souffre, en plus de ses fractures, d'un traumatisme crânien qui lui vaut trois semaines d'ITT", a précisé le magistrat.L'agresseur risque trois ans de prison, une amende de 45.000 euros et une interdiction de fréquenter les enceintes sportives pendant cinq ans, a-t-il ajouté.Le secrétaire d'Etat aux Sports Bernard Laporte a fait part de sa "très vive émotion" après cette agression, dans un communiqué publié lundi soir.

"Ce nouvel incident (...) conforte sa décision de lutter contre toutes les formes de violences dans le sport", ajoute le communiqué, qui rappelle que Bernard Laporte a convoqué une réunion de travail sur ce sujet pour le 12 février.


BERNE - FOOTBALL

Scandale sexuel autour du FC Thoune

Douze joueurs du club - sur 21 personnes arrêtées - sont soupçonnés d'abus sexuels sur une mineure de 15 ans. Les suspects auraient abusé d'une ado à plusieurs reprises depuis le début de l'année. Les supporters du FC Thoune expriment leur malaise
Vincent Donzé et Thérèse Untersander - 13/11/2007
Le Matin

«Scandale sexuel dans le pays hôte de l'Euro!» titrait hier le quotidien allemand Bild dans son édition online. Dès l'annonce de la mise en examen de douze actuels ou ex-joueurs du FC Thoune, soupçonnés d'avoir abusé d'une adolescente de 15 ans, la presse internationale s'est emparée de cette véritable bombe. Au total, 21 suspects ont été ou seront entendus pour avoir pratiqué des actes de type sexuel sur la jeune supportrice. A l'heure actuelle, les enquêteurs considèrent que ces actes ont été commis « la plupart du temps » avec le consentement de la jeune fille. L'adolescente - aujourd'hui âgée de 16 ans - interrogée a dit qu'elle était consentante et elle n'a pas porté plainte. Le viol n'a donc pas été retenu. Mais comme elle était mineure au moment des abus qui auraient eu lieu à « plusieurs reprises » et « sous différentes formes » et que la différence d'âge entre les protagonistes dépassait trois ans, le délit est poursuivi d'office. Les joueurs du capitaine Andreas Gerber ont été interdits de parole par leur président, Kurt Weder. Celui-ci se déclare « consterné ». Kurt Weder, qui insiste sur la présomption d'innocence, s'est contenté de dire que « la direction du club déciderait de mesures éventuelles à la fin de l'enquête ». Le prochain match du FC Thoune se déroulera vendredi à Sochaux (F), bien qu'on ignore encore les conséquences de ce scandale sur l'avenir de l'équipe. Ses supporters expriment, quant à eux, d'ores et déjà leur malaise. Voire leur dégoût : « Tout ça me fait vomir. Pour la première fois, il m'est vraiment pénible de rouler en voiture avec un autocollant du FC Thoune », écrit un internaute. « Celui qui suit les 'fêtes? de Thoune ces dernières années sait que les soupçons ne viennent pas par hasard », écrit un autre fan du club oberlandais. Pour le FC Thoune, ce scandale tombe au plus mauvais moment, avant une votation pour un nouveau stade. Et son mauvais classement - 9e et avant-dernier du championnat - rend les supporters plus amers encore. L'enquête, qui pourrait être élargie à d'autres suspects, a démarré il y a deux mois, suite à un indice fourni par l'entourage des joueurs.


La mort d'un supporteur, tué par un policier, entraîne des émeutes en Italie

LE MONDE | 12.11.07 |15h38|Mis à jour le 12.11.07|15h38
ROME CORRESPONDANT

Le football italien est de nouveau confronté à la violence après la mort d'un supporteur de l'équipe romaine de la Lazio, tué par un policier, dimanche 11 novembre, sur une aire d'autoroute près d'Arezzo (Toscane), au cours d'une rixe avec des tifosi de la Juventus Turin.Qualifiée d'"erreur tragique" par le ministre de l'intérieur, Giuliano Amato, l'intervention du policier de la route pour séparer les deux groupes d'ultras a déclenché une flambée de violence contre les forces de l'ordre aux abords de plusieurs stades. Les incidents les plus violents ont eu lieu en soirée dans le quartier du Stade olympique de Rome, où la rencontre entre l'AS Rome et Cagliari avait pourtant été auparavant annulée.

Pendant plus de trois heures, des centaines de jeunes ont harcelé les forces de l'ordre, faisant une cinquantaine de blessés parmi elles. Unis par la même colère, des ultras de la Lazio et de la Roma ont dévasté les locaux du Comité olympique national italien (CONI), incendié des véhicules et cassé des vitrines. Les événements ont ensuite dégénéré en guérilla urbaine, des groupes de jeunes se lançant à l'assaut d'une caserne de carabiniers et d'un commissariat de police.Redoutant des troubles après la mort de Gabriele Sandri, un commerçant romain de 28 ans, DJ pendant ses loisirs, les autorités avaient décidé d'annuler le match Inter Milan-Lazio Rome et de repousser de dix minutes en signe de recueillement le début des autres parties de la douzième journée de championnat. Mais les insultes et les manifestations hostiles à la police se sont multipliées, y compris dans les divisions inférieures, et même en marge de certains matches de basket-ball.A Bergame, la rencontre Atalanta-Milan AC a dû être interrompue au bout de sept minutes, à cause de la violence d'un groupe d'ultras, qui menaçait d'envahir le terrain.Après les graves incidents qui avaient causé la mort d'un policier, le 2 février en Sicile, à l'issue du derby entre Catane et Palerme, le gouvernement et la Fédération italienne de football (FIGC) ont pris de nombreuses mesures pour améliorer la sécurité dans les stades et mieux contrôler l'accès du public. Pourtant, des scènes de violence continuent d'émailler chaque journée de championnat, en dépit des sanctions prises contre les clubs. Samedi 10 novembre, les supporteurs de Naples n'ont pas été autorisés à accompagner leur équipe à Palerme, à cause d'un précédent violent.Le maillon faible du dispositif reste la gestion des déplacements de tifosi. La mort du supporteur de la Lazio et les émeutes qui s'ensuivirent pourraient inciter la Fédération et le ministère de l'intérieur à envisager une interdiction générale et prolongée de tous les déplacements de supporteurs.

Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du 13.11.07.


Incidents racistes dans les stades italiens

LE MONDE | 05.11.07 | 14h33 | Mis à jour le 05.11.07 |14h33
BUCAREST CORRESPONDANT

Le climat d'hostilité envers les Roms ne s'est pas atténué en Italie après les obsèques, samedi 3 novembre à Rome, de Giovanna Reggiani, tuée au cours d'une agression par un ressortissant roumain. Le soir même, au stade olympique, des supporteurs du club de football de la Lazio ont entonné des chants racistes visant l'attaquant roumain de la Fiorentina, Adrian Mutu. Dimanche soir, le match entre la Juventus Turin et l'Inter Milan a été retardé car une banderole raciste visait le joueur suédois d'origine croate Zlatan Ibrahimovic dans le stade turinois. - (Corresp.)

Mirel Bran
Article paru dans l'édition du 06.11.07


Allemagne: Dresde réagit aux violences en renonçant à un tournoi

02.11.2007 11:46

Le club de football du Dynamo Dresde (3e div. allemande) a annoncé qu'il ne participerait pas à un tournoi amical, auquel était également inscrit le Lokomotiv Leipzig, pour éviter une répétition des affrontements du week-end dernier entre les supporteurs des deux clubs."Nous ne voulons par courir le risque que ce tournoi devienne la cible de gens prêts à recourir à la violence", a expliqué le directeur sportif du Dynamo Dresde, Ralf Minge, dans un communiqué publié jeudi soir."Nous voulons envoyer un message fort pour l'avenir: nous ne tolérons plus aucune violence", a renchéri le président du club de l'ex-RDA, Bernd Maas.Le Dynamo Dresde devait participer au tournoi en salle de Riesa le 5 janvier, compétition destinée à préparer la reprise du championnat après la trêve hivernale.Le week-end dernier, le match entre l'équipe réserve du Dynamo Dresde et le Lokomotiv Leipzig, comptant pour le championnat de 5e division, avait donné lieu à de violents affrontements entre supporteurs.

Pour ce match considéré comme à hauts risques, les 1.200 policiers déployés avaient procédé à plus de 200 interpellations. La veille, une autre rencontre opposant l'équipe première de Dresde au FC Union Berlin, dans le cadre du championnat de 3e division, avait également été émaillée de violences. (AFP)


FOOTBALL

Bastia sanctionné pour le comportement raciste de certains de ses supporteurs

Articles paru dans l'édition du Monde du 17.10.07

La Commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) va retirer un point au classement de la Ligue 2 à Bastia dans le cadre de « l'affaire Kébé », joueur burkinabé de Libourne Saint-Seurin, victime d'insultes racistes de supporteurs bastiais, a annoncé la LFP, lundi 15 octobre. Une première.

Le Mali exprime son « indignation » après les violences de Lomé

Le gouvernement malien s'est déclaré, lundi 15 octobre, indigné par les incidents survenus à Lomé après le match Togo-Mali et qui ont fait plusieurs dizaines de blessés dans le camp malien dont des joueurs. Le Togo avait été battu (2-0) à domicile par le Mali le 12 octobre lors de la dernière journée de qualifications à la Coupe d'Afrique des nations 2008.


Violences entre supporteurs lors de Croatie-Bosnie

Article paru dans l'édition du Monde du 17.10.07

Le match amical entre la Bosnie et la Croatie (3-5), mercredi 22 août, à Sarajevo, a été émaillé par des violences entre suppoteurs qui ont entraîné des blessures chez cinq d'entre eux, ainsi que quinze interpellations.


Slogans racistes à Rome

QUOTIDIEN : jeudi 16 août 2007

L'UEFA a annoncé l'ouverture d'une enquête après les violences et les slogans racistes qui ont entaché mardi la rencontre entre la Lazio et le Dinamo Bucarest en match aller du tour préliminaire de la Ligue des champions. Cinq Roumains ont été blessés lors d'affrontement avec des supporters de la Lazio en marge du match à Rome (1-1), L'un d'eux était toujours à l'hôpital hier après avoir reçu des coups de couteau. Pendant le match, des supporters romains ont en outre scandé des slogans racistes.


Vietnam : garves incidents lors d'un match de championnat

mercredi 22 mai 2007
(rubrique "sports", p. 19)

Un match du championnat de football du Vietnam a dû être interrompu dimanche en raison de jets de pierres et de bouteilles sur le terrain. Certains des 5 000 supporteurs de l'équipe de Than Hoa, qui perdait 2-0 sur le terrain de Saigon Port, ont lancé des projectiles sur l'arbitre et ses assistants, qui ont dû arrêter le match à la 66ème minute. Des départs de feu ont également été observés dans l'enceinte du stade de la Zone militaire N.7 de Ho Chi Minh-Ville.
" les sanctions seront très dures s'il est avéré que les supporteurs sont ceux de Thanh Hoa ", a déclaré le responsable du secteur disciplinaire de la Fédération vietnamienne au journal Thanh Nien. Le club de Than Hoa a eu une amende en mars après que des supporteurs ont envahi le terrain lors d'un match contre Danang.


Agression contre un arbitre : deux joueurs devant le tribunal

mercredi 2 mai 2007
(rubrique « société », p. 16)

Deux joueurs de football, un majeur et un mineur, ont été déférés hier au parquet de Créteil, pour avoir blessé dimanche à Maisons-Alfort (Val-de-Marne) trois arbitres lors d'une bagarre à l'issue d'un match opposant l'équipe locale à celle d'Ivry-sur-Seine.


Football : le match entre l'AS Rome et Manchester United perturbé par des violences

LE MONDE | 05.04.07 | 15h04 | Mis à jour le 05.04.07 | 15h04

Une nouvelle fois, la violence s'est invitée autour et dans une enceinte sportive, mercredi 4 avril, au stade olympique de Rome, en marge de la rencontre de quarts de finale de la Ligue des champions entre l'AS Rome et Manchester United. Des échauffourées ont d'abord éclaté à l'extérieur du stade, dans l'heure précédant la rencontre, entre supporteurs des deux clubs ; puis, durant le match, peu avant la mi-temps, la police italienne est intervenue dans le virage occupé par près de 4 500 supporteurs anglais, à coups de matraques.

Le bilan des bagarres intervenues à l'extérieur du stade est lourd : 18 blessés, dont un Anglais grièvement, après avoir reçu un coup de couteau au cou, selon l'agence de presse italienne Ansa. Ses jours ne seraient cependant pas en danger, d'après l'ambassade britannique à Rome. La charge des policiers dans l'enceinte est, elle, intervenue au moment où les supporteurs mancuniens ripostaient à des jets de projectiles des fans romains, peu avant la mi-temps.

Situation d'urgence

Depuis le début de la semaine, la situation était tendue. Manchester United avait donné pour consigne à ses supporteurs, par le biais d'un communiqué publié sur son site Internet, d'éviter certaines zones de la capitale italienne et de ne pas prendre le métro, jugeant que les risques d'agression par des "ultras" romains étaient importants. Les autorités romaines avaient vivement réagi, le préfet déclarant notamment qu'"une lettre de ce genre (...) excit(ait) les esprits et risqu(ait) de provoquer les supporteurs".

William Gaillard, le porte-parole de l'UEFA, l'instance qui organise la Ligue des champions, a annoncé l'ouverture d'une enquête. "Avec tous les incidents que nous avons eus cette année, il y a une situation à régler d'urgence", a-t-il déclaré après la rencontre.

Manchester United a déjà connu des incidents en 8es de finale, en marge du match aller face à Lille, disputé au stade Felix-Bollaert de Lens. La police était intervenue en utilisant des gaz lacrymogènes, après un mouvement de foule dans la tribune des Anglais, où le nombre de supporteurs excédait la capacité prévue. Le club de Lille, qui a été condamné par l'UEFA à une amende de 100 000 francs suisses (près de 60 000 euros), étant jugé principal responsable de l'incident, a décidé de faire appel, mardi 3 avril.L'AS Rome, de son côté, possède une frange de supporteurs réputés violents. Des affrontements, à Rome, en 2006, avaient déjà eu lieu lors d'une rencontre de Coupe de l'UEFA face à un autre club anglais, Middlesbrough, trois supporteurs étant poignardés.

Pierre Jaxel-Truer


Article paru dans l'édition du 06.04.07.

Week-end de violences dans les stades du championnat de France

LE MONDE | 05.03.07

Les incidents violents ont émaillé, samedi 3 et dimanche 4 mars, trois rencontres du championnat de France de football, qui renoue, cette saison, avec de vieux démons.
Dimanche, le stade de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) a pris des airs de Parc des Princes, à l'occasion du match entre l'équipe réserve du Paris-Saint-Germain et celle du Red Star, en championnat de France amateurs. Selon des témoins cités par l'Agence France-Presse (AFP), une bande d'individus, identifiés comme membres des Boulogne Boys, le groupe le plus extrémiste des supporteurs du PSG, a pris d'assaut une tribune avec des ceinturons et des tessons de bouteille. Trois personnes ont été légèrement blessées. Aucune interpellation n'a été effectuée, la police ayant été dépêchée après le départ des "supporteurs". Pour Jean-Philippe d'Hallivilée, responsable de la communication du PSG, ces affrontements sont nourris des vieilles querelles entre les Boulogne Boys et les Tigris, groupe qui s'est dissous en juillet 2006 et qui désormais supporterait le Red Star. Le match a été définitivement arrêté.
La veille, ce sont des hooligans du FC Utrecht, club des Pays-Bas, qui ont fait le voyage à Sedan, juste pour en découdre avec leurs homologues du PSG, dont l'équipe jouait dans les Ardennes. Les heurts ont commencé dans la ville, puis quelques Néerlandais sont parvenus à s'introduire dans le stade. "Il y a eu trois blessés légers : un stadier du PSG, un supporteur du PSG et un Néerlandais", a déclaré dimanche la secrétaire générale de la préfecture des Ardennes, citée par l'agence Reuters. "Quatre personnes ont été brièvement détenues, a-t-elle précisé. Elles sont restées environ deux heures en cellule de dégrisement et on rejoint leur bus, qui a été escorté à la frontière par la police dans la soirée. "Samedi encore, le derby entre l'AS Saint-Etienne et l'Olympique lyonnais a été interrompu une vingtaine deminutes, la pelouse étant envahie par des gaz lacrymogènes tirés par les forces de police, pour tenter de calmer les supporteurs des deux camps qui s'étaient échangés des fumigènes. Trois personnes ont été placées en garde à vue. Déjà, à l'arrivée des joueurs lyonnais, les forces de l'ordre avait dû intervenir pour protéger leur car.
Ce derby avait été préparé par des déclarations peu amènes entre les dirigeants des deux clubs. En fond de tensions cette année, le transfert non réalisé, pendant le mercato d'hiver, de Frédéric Piquionne, attaquant des Verts, désireux de jouer à l'OL.
En seconde mi-temps, alors que l'OL menait 3-0 (score final 3-1), des supporteurs des Verts ont brandi des pancartes sur lesquelles les joueurs lyonnais étaient représentés en animaux. Il y était écrit : "La chasse est ouverte, tuez-les." Dans un entretien au
Monde, samedi 3 mars, Bernard Caïazzo, coprésident de l'AS Saint-Etienne, avait expliqué avoir demandé à ses supporteurs de "faire de l'humour".
Dans Le Figaro, M. Caïazzo avait annoncé qu'il serrerait la main du président de l'OL, "car je suis bien élevé, mais je vérifierai que j'ai toujours cinq doigts après". "C'était de l'humour", nous a-t-il aussi confié dimanche soir.
Pour Bernard Caïazzo, les incidents du derby n'ont pas pour origine les déclarations des présidents mais "l'affaire Piquionne" : "Je les regrette, bien sûr, mais il faut relativiser, il n'y a pas eu de blessés." Il souligne aussi "un élément positif" : sur le terrain, les Verts "ont été fair-play, trop peut-être aux yeux de certains, mais cette attitude a permis de conserver l'intégrité physique de tous les joueurs lyonnais avant leur match contre l'AS Rome".
Dimanche soir, sur l'antenne de la radio RTL, Jean-Michel Aulas, le président de l'OL, a accusé son homologue stéphanois d'avoir "dit (à Gérard Houllier, l'entraîneur de l'OL) que Juninho est tellement indispensable dans les très grands matches européens que ce serait trop bête de le perdre pour un mauvais geste". Cette phrase aurait incité l'OL à laisser sa star brésilienne sur le banc de touche avant son match de Ligue des champions, mardi.

Frédéric Thiriez, le président de la LFP, a assuré qu'il y aurait des "sanctions disciplinaires et judiciaires" et que "la répression serait sans faille". Saisie, la commission de discipline de la Ligue convoquera "les deux présidents". "Je voudrais rappeler le rôle des dirigeants avant un derby, a insisté le président de la LFP. Ils doivent être des modérateurs, calmer les passions plutôt que les exciter."

Bruno Caussé


Le derby andalou rattrapé par la haine

Par François MUSSEAU
QUOTIDIEN : vendredi 2 mars 2007
Madrid de notre correspondant

« J'espère que le châtiment sera exemplaire. Je veux absolument qu'on évite un scénario à l'italienne.» Hier, le secrétaire d'Etat aux sports espagnol, Jaime Lissavetzky, s'est voulu intraitable : le «lamentable spectacle» offert mercredi soir à l'occasion du quart de finale de la Coupe du roi entre le Betis et le FC Séville, les deux clubs de la capitale andalouse, doit donner lieu à une punition retentissante.

Bouteille.

A la 57e minute, alors que l'attaquant malien Frédéric Kanouté vient d'ouvrir la marque pour le FC Séville, son entraîneur Juan de Ramos reçoit une bouteille d'eau sur le crâne. Il vacille, s'écroule, perd conscience quelques minutes, avant d'être hospitalisé. Sa vie n'est pas en danger. Le projectile a été lancé par un supporter du Betis : l'équipe dirigée par Luis Fernandez risque entre 4 et 12 matchs de suspension. La sanction doit être connue aujourd'hui.

Au cours de ce derby sous haute surveillance, l'agression contre Juan de Ramos ne fut pas le seul incident. Avant la rencontre, disputée dans le stade du Betis, des échauffourées entre supporters avaient provoqué une dizaine d'interpellations. Dans les gradins, les esprits n'ont pas tardé à s'échauffer, notamment entre ultras des deux clubs. Des responsables du «clan visiteur» ont été pris à partie à plusieurs reprises par des cadres locaux. Dans la tribune d'honneur, le président du FC Séville, José Maria del Nido, a été agressé, insulté et a reçu un briquet à la figure.

«Qu'il crève».

Les plus fanatiques des supporteurs beticos n'en sont pas restés là : pendant que Juan de Ramos gisait à terre, des centaines hurlaient à pleins poumons : «Qu'il crève, ce salaud !» Une fois l'infortuné dans l'ambulance, les mêmes ultras ont lancé une pluie de pierres contre le véhicule. Les deux présidents de club ont lancé un appel au calme, le conflit risquant de s'envenimer. Del Nido, pour le FC, a parlé de «faits ponctuels, non imputables au Betis». Lui et son homologue du club rival, Manuel de Lopera, semblent toutefois récolter ce qu'ils ont eux-mêmes semé.

Depuis début février, ces deux «caciques» indéboulonnables du foot espagnol, au profil suspect ­ chacun est soupçonné de magouilles immobilières ­ multiplient les insultes et les propos incendiaires contre l'équipe adverse. Cette inimitié les a menés à ne plus partager la tribune présidentielle, et à devenir persona non grata dans le club ennemi. Au point que le président de la région d'Andalousie a dû jouer les médiateurs et les convaincre, la veille du derby, d'enterrer la hache de guerre. Une réconciliation aussi factice que tardive.


Football. Disparu dans les années 90, le phénomène réapparaît dans l'ancienne RDA.br/>

L'Allemagne retrouve ses hooligans

Par Nathalie VERSIEUX
QUOTIDIEN : mercredi 28 février 2007
Berlin de notre correspondante

Le week-end a été calme dans les stades saxons. Et pour cause. La semaine précédente, 60 matchs avaient été annulés sous la pression de la Fédération allemande de football, la DFB, après la violence des dérapages du 11 février : 800 hooligans du club amateur est-allemand Lokomotiv Leipzig avaient, ce jour-là, mis en fuite 300 policiers et blessé 40 personnes, à la sortie d'un match de cinquième division face à l'équipe de réserve de la petite ville d'Aue. Le hooliganisme, qui avait entaché la réputation des clubs ouest-allemands de première division dans les années 90, renaît donc dans l'est du pays.
«C'est un miracle qu'il n'y ait pas eu de morts», assure le porte-parole de la police à Leipzig en évoquant les débordements de violence. Dès la fin du match, une pluie de pavés et de bouteilles s'abat sur les forces de l'ordre, alors que les 300 policiers présents pour cette rencontre à haut risque (les deux clubs étaient déjà ennemis du temps de la RDA) tentent d'escorter les supporteurs d'Aue vers l'extérieur du stade. Les crânes rasés de Leipzig, visiblement bien organisés, se lancent à la poursuite des policiers isolés, tabassant systématiquement ceux qui tombent à terre. Deux membres des forces de l'ordre ne doivent leur survie qu'à l'arrivée de véhicules banalisés.

«Travail social».

Choquées, les autorités allemandes optent pour une réponse radicale. Les prochains matchs dans la région se dérouleront sous haute surveillance : lors de chaque rencontre à risque, un procureur sera sur place pour délivrer des mandats d'arrêt, si nécessaire. Le Lokomotiv Leipzig est suspendu jusqu'à nouvel ordre, en mars prochain. Surtout, la fédération régionale décide l'annulation, les 17 et 18 février, de 60 rencontres de clubs amateurs en Saxe. Jamais une suspension d'une telle ampleur n'avait été décidée dans l'histoire du football allemand. «Nous ne pouvons pas permettre que de tels incidents donnent l'impression que tout le football allemand est contaminé», insiste le président de la DFB, Theo Zwanziger.
«Annuler les matchs ne résout rien, rétorque Günter Pilz, sociologue à l'université de Hanovre et spécialiste du hooliganisme. Cela ne fait pas sortir la violence de la tête des fans. On ne peut obtenir de succès qu'en soutenant financièrement le travail social effectué par les fans-clubs.»
L'évolution des quinze dernières années à l'échelle du championnat allemand semble lui donner raison. Le pays, épargné par la violence pendant la Coupe du monde, pensait même en avoir plus ou moins fini avec le hooliganisme. Les clubs de première division, pourris eux aussi par la violence jusqu'au début des années 90, ont, depuis, mis en place un solide travail de prévention qui a porté ses fruits. Le club Hamburger SV, par exemple, comptait entre 300 et 400 supporteurs violents dans les années 80. Ils ne sont plus aujourd'hui qu'une trentaine. Les autres, la quarantaine bedonnante, fréquentent aujourd'hui les stades avec leurs rejetons. Débarrassés de leurs hooligans, les stades de première division ont d'ailleurs connu un regain de fréquentation.
S'inspirant de l'exemple de la Grande-Bretagne et des Pays-Bas, l'Allemagne a mis en place, en 1992, une cellule policière centrale chargée de collecter les informations sur les supporteurs violents, la ZIS. Près de 10 000 noms figurent au fichier ; un sur dix habite la Saxe ; et 150 fans du Lokomotiv Leipzig figurent même au fichier C, qui regroupe les supporteurs les plus dangereux ; 300 autres sont jugés «adeptes de la violence».
Le hooliganisme, phénomène ouest-allemand avant la chute du Mur, s'est déplacé et a changé de visage après la réunification. Le hooligan nouvelle génération ne ressemble guère au stéréotype importé de Grande-Bretagne dans les années 80 : sportif et à jeun dans la bagarre, il soigne son allure et s'affiche drapé dans des vêtements de marque. Adepte des sports de combat, il ne s'intéresse que mollement au foot. Comme il ne soutient aucun club en particulier, il se fait surtout remarquer lors des matchs de l'équipe d'Allemagne à l'étranger, de préférence en Pologne ou en République tchèque. Les bandes de hooligans allemands se donnent alors rendez-vous avec l'«ennemi» en forêt ou dans les zones industrielles désertées plutôt que dans les centres-ville.

«Dinosaures».

A Berlin-Est, Dresde ou Leipzig, sinistrés par le chômage, les choses sont différentes. «Les hooligans est-allemands sont en quelque sorte des dinosaures», estime Michael Gabriel, membre de la cellule de coordination des travailleurs sociaux chargés de lutter contre le phénomène. «Les violents, ce sont avant tout des jeunes sans avenir qui expriment leur frustration dans les stades», insiste Günter Pilz. Semaine après semaine, ils se déchaînent à l'issue de matchs amateurs du FC Union à Berlin-Est, du Dynamo de Dresde ou du Lokomotiv Leipzig.
Les clubs, soucieux de rompre le cercle vicieux de la violence, réclament plus de moyens pour lutter contre les hooligans. En vain. Les municipalités de l'Est, souvent au bord de la faillite, n'ont guère les moyens de leur porter secours. Et les règles de la DFB sont claires : la fédération n'accorde de fonds qu'aux municipalités qui investissent, elles aussi, pour lutter contre la violence.

[haut de page]